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Le massif de l'Esterel est un massif montagneux critallin de faible altitude, situé en Provence, dans le sud-est de la France.
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Plusieurs hypothèses :
- Latin ester (rocher)
- Latin sterilis (à cause de la pauvreté des sols)
- sueltiri du nom d'une tribu celto-ligure ayant occupé l'endroit
Orogénèse : Massif hercynien (ancien). À la fin du Paléozoïque - ou Ere Primaire-, il y a 250 millions d'années (système Permien), intense activité volcanique durant 30 millions d'années avec émission de basaltes puis de rhyolites (volcan de Maure-Vieille), principalement aux alentours d'Antibes et de Biot.
Très forte érosion durant l'ère secondaire (mésozoïque) (150 millions d'années)
A l'ère tertiaire (cénozoïque) et quaternaire, le soulèvement alpin fait basculer le massif dans la mer Méditerranée.
Grandes failles orientées Est-Ouest (laves amarantes)
Des roches de l'Esterel se retrouvent en Corse (la dérive date de l'Ere tertiaire)
Pour en savoir plus sur les ères successives, voir l'échelle des temps géologiques.
Paléolithique : présence de burins de Noailles sur le site de Gratadis près d'Agay. Les burins de Noailles sont des outils en silex. C'est un burin d'angle, parfois multiple, sur troncature et encoche d'arrêt (cf Musée Archologique de Saint-Raphaël) Les burins de Noailles tirent leur nom de la grotte éponyme en Corrèze, près de Brive.
Mégalithes : menhir d'Aire Peyronne
Occupation de l'Esterel par des peuples celto-ligures (par exemple les Ligauniens au-dessus de la ville de Fréjus). Oppidum du Rastel d'Agay, du Mont St Martin près de Mandelieu.
Les rhyolites ont été exploitées dès l'Antiquité pour la fabrication de meules, par exemple la meulerie de Bagnols-en-Forêt (pour les moulins à huile et à céréales). Des meules pratiquement dégagées ont été découvertes, signe que les habitants de l'époque avaient dû fuir devant un danger : une interruption de l'exploitation a eu lieu au XIVe siècle (période des grandes épidémies : peste...) L'exploitation qui s'est poursuivie jusqu'au XVIIIe siècle. Des meules de ryolithes de l'Esterel ont été retrouvées dans l'épave d'un bâteau de type sarrasin daté du Xe siècle.
Colonisation du rivage par les Grecs (fondation de Marseille par la Phocéens en 600, villes d'Antipolis (Antibes) et de Nikaïa (Nice)...
Occupation ensuite par les Romains (la voie aurélienne reliait la région à Rome via Fréjus, forum Juli). On a retrouvé une borne milliaire (du nom de la distance - le mille, 1,478 km - séparant la borne de Rome sur le tracé de l'actuelle Nationale 7, près de l'auberge des Adrets de l'Estérel)
- une des grottes de l'Esterel aurait abrité Marie-Madeleine (la Sainte-Baume)
- grotte de l'ermite Saint-Honorat (IVe siècle de notre ère). Voir la Vida de Saint Honorat du poète Raymond Féraud (XIIIe siècle). Devant l'afflux de pélerins, il s'exila quelques années plus tard sur l'île la plus inhospitalière des Lérins, à laquelle il donna son nom.
Le massif a longtemps été le repaire de brigands : Gaspard de Besse (1757-1781), qui détroussait les voyageurs et agents du fisc au XVIIIe siècle, s'y abritait. Son histoire inspira Jean Aicard pour son roman « Maurin des Maures ».
Refuge également des forçats évadés du bagne de Toulon.
Au XIXe siècle, pénétration plus systématique et exploitation économique (bouchons à partir des chênes-lièges...). Construction des Maisons Forestières (Trois Termes, Gratadis, Roussiveau...). Le nom de l'Ingénieur des Eaux et Forêts Auguste Muterse (1851-1922) reste attaché à cette période (construction des routes...)
Débarquement des Alliés au Dramont (Opération Dragoon, 15 août 1944)
Massif cristallin d'origine volcanique du sud-est de la France se jetant dans la Méditerranée entre Saint-Raphaël (Var) et Mandelieu (Alpes maritimes).
Composé de porphyres, roches volcaniques, qui lui donnent sa coloration rougeâtre.
Séparé des Maures par la vallée de l'Argens. Le relief est déchiqueté et profondément raviné (Grenouillet, Malinfernet...).
Points remarquables : Rastel d'Agay
Pic du Cap Roux
Pic de l'Ours
Lac de l'Ecureuil
Rocher St-Barthélémy
Mont Vinaigre (point culminant)
Climat méditerranéen, étés chauds et secs, hivers doux et assez secs, automnes humides dus à l'emmaganisation de chaleur par la Méditerranée, pluies pouvant être torrentielles entraînant une forte érosion.
32 000 ha (13 000 classés et protégés, 6 000 ha de forêt domaniale entretenue par l'ONF)
Le mont Vinaigre (618 m)
Autres sommets :
558 m Les Suvières
492 m Pic de l'Ours
453 m Cap Roux
322 m Pic d'Aurelle
287 m Rastel d'Agay
Cerf, sanglier, lézard, tortue d'Herman, cigale, papillon...
Elle varie selon l'exposition : l'adret (versant sud), très ensoleillé et sec a une végétation typiquement méditerranéenne qui a dû s'adapter pour limiter l'évapotranspiration (feuilles vernissées et coriaces...). Le versant nord du massif (ubac) est plus frais et humide (microclimat assez proche du type alpin avec la présence de fougères, houx, bruyères...). La végétation a dû s'adapter à des sols très pauvres : sols volcaniques, durs et acides, donc peu dégradables et lessivés par les pluies.
Pin maritime, pin parasol, chêne-liège, eucalyptus, olivier...
Lavande, genévrier, romarin, thym, arbousier, bruyère (callune), ciste, genet, myrte, mimosa, cinéraire, lentisque, férule...
Randonnées, VTT, escalade (Roussiveau...) Attention : durant l'été, et notamment durant les périodes de mistral, les routes sont fermées afin de protéger le massif, régulièrement victime des incendies (1986, 2003...)
Autoroute A8, en direction de Nice, sortir à Fréjus - Saint Raphaël. Prendre la direction de Fréjus-Tour de Mare-Valescure pour l'intérieur du Massif (RN7, avec la fameuse Auberge des Adrets de l'Estérel)
La route de la Corniche d'or de l'Esterel (créée à l'initiative du Touring Club de France) longe la mer entre Saint-Raphaël et Mandelieu (inaugurée officiellement le 11 avril 1903). Un des passages remarquables est la Pointe de l'Esquillon. La route, extrêmement sinueuse, perdit son rang de « Nationale 7 » dès l'entre deux guerres (1935) pour devenir RN98.


