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Max et les ferrailleurs est un film français, réalisé par Claude Sautet, sorti sur les écrans en 1971.
Premier opus de la « série des noms », ces films auquel Claude Sautet donne pour titre le nom d’un ou plusieurs des personnage principaux, Max et les ferrailleurs se présente comme une histoire policière, celle d’un inspecteur qui devient par obsession de la justice l’instigateur d'un hold-up. C’est aussi l’analyse d’une relation amoureuse fondée sur la frustration qui conduit le personnage de Max jusqu'à une fin tragique. Une fin qui révèle la fragilité qu’il cache derrière le mensonge de l'austérité.
Le duo des Choses de la vie est heureusement recomposé avec Michel Piccoli dans le rôle d’un Max, puritain et compassé, et Romy Schneider, qui fut rarement aussi belle que dans ce film, dans celui de Lily, la jeune prostituée.
Comme on le sait, Claude Sautet remonta la plupart de ses films. Il toucha cependant très peu à celui-ci qui était l’un de ses préférés. Le film connut pourtant un succès modéré (393 400 entrées à Paris).
| Sommaire |
Issu d’une riche famille de vignerons du Maçonnais et dégagés des soucis matériels, Max est un solitaire qui se consacre entièrement à son obsession : l’arrestation des malfaiteurs. Ancien juge d’instruction, il a démissionné par dépit de devoir relâcher un coupable faute de preuve. Il est maintenant inspecteur de police et il voit de nouveau une bande de cambrioleurs lui échapper. Ce nouvel échec est encore présent dans son esprit lorsqu’il rencontre Abel, un ancien camarade de régiment, auquel il omet de révéler sa profession. Ce dernier est devenu « ferrailleur » et pille les chantiers de construction avec une bande de petits truands des environs de Nanterre. Max a l’idée de les inciter à commettre un gros coup afin de réaliser un flagrant délit indiscutable. Se présentant comme client, il fait la connaissance de Lily, une jeune prostituée d’origine Allemande qui est la compagne d’Abel. Il se fait passer pour le directeur d’une petite agence bancaire qui reçoit à intervalle régulier des recettes importantes de commerçants. Il s’assure également de l’aide de son patron et du commissaire Rosinsky, responsable du secteur, qui possède un indicateur dans la bande. Max omet toutefois de leur révéler son rôle d’instigateur. Peu à peu, un sentiment est né entre Max et Lily. Mais Max garde une attitude réservée et se contente d’influencer les ferrailleurs par son intermédiaire. Enfin, devinant la bande prête à l’action, il leur communique une date idéale pour commettre le hold-up. Le jour prévu, une souricière est tendue et la bande est arrêtée. Plus tard, dans le commissariat, Rosinsky révèle à Max qu’il a parfaitement compris sa responsabilité dans l’affaire et que, à défaut de pouvoir quelque chose contre lui, il va s’arranger pour charger Lily. Désemparé, Max essaie de la sauver et finit par menacer Rosinsky. Celui-ci s’obstine et, à bout d’argument, Max sort son revolver et l’abat, rejoignant ainsi les ferrailleurs dans le crime.


