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Maximilien-Marie-Isidore de Robespierre, né le 6 mai 1758 à Arras (Pas-de-Calais), guillotiné le 10 thermidor an II (28 juillet 1794) à Paris, était un homme politique français.
Fils de François de Robespierre et de Jacqueline-Marguerite Carraut, fille d'un brasseur d'Arras. Aîné d'une famille de cinq enfants, dont un frère Augustin de Robespierre.
Sa famille paternelle appartenait à la noblesse de robe, et il a d'abord exercé la fonction d'avocat, comme son père et son grand-père. Imprégné des idées des philosophes du XVIIIe siècle, notamment de Rousseau, il participe à la vie politique dans sa province, puis à Paris comme député du Tiers-État à l'Assemblée constituante. Membre du Club des jacobins, il est partisan d'une démocratie intégrale, tout en restant favorable à une monarchie constitutionnelle. Il ne devient républicain qu'en 1792, année où il participe à la Commune insurrectionnelle de Paris. Il est à l'origine de la Convention nationale, élue au suffrage universel, où il siège avec les Montagnards. Il entre au Comité de salut public le 9 Thermidor an I (27 juillet 1793) et instaure une démocratie fondée à la fois sur la vertu et la terreur, selon ses propres termes. Il participe à l'élaboration de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen ainsi qu'à la première constitution française en 1791. Il est à l'origine du culte de l'Être suprême Floréal an II (mai 1794), ainsi que des arrestations et des exécutions qui se multiplient. Lui-même arrêté par la réaction, il est exécuté le lendemain, après avoir tenté en vain de se tirer une balle dans la tête.


