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Cet article traite du statut de médecin en France.
Un médecin est un professionnel de santé, titulaire d'un diplôme de docteur en médecine. Il peut exercer à l'hôpital et/ou avoir une activité libérale.
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Le déroulement des études varie en fonction des pays, mais il consiste en général en une partie préliminaire de quatre à six ans d'études théoriques et pratiques, et d'au moins deux ans de pratique réelle avant de se voir autorisé à exercer. À la fin ou au cours de ces études, les médecins se voient décerner le titre de docteur, à l'issue de la soutenance d'un travail de thèse.
Elles se déroulent en trois cycles au sein d'une faculté de médecine, associée à un CHU (Centre Hospitalier Universitaire),au nombre 44 en France.
Dénommée PCEM1 (premier cycle des études médicales) ou P1, la première année, essentiellement théorique, se termine par un concours, permettant l'accès à la suites des études (médecine ou études dentaires). Une réforme tend à faire de cette première année une préparation aux différents métiers médicaux (sage-femme...) et para-médicaux (kinésithérapie).
La seconde année comporte un enseignement essentiellement théorique sur le sujet normal : physiologie, anatomie, histologie…
Les années sont dénommés DCEM1, DCEM2… (deuxième cycle des études médicales). En quatre ans, l'étudiant reçoit une formation théorique et pratique sur les différentes pathologies segmentées en certificats : pneumologie, cardiologie, pédiatrie… L'enseignement magistral se fait en alternance avec des stages hospitaliers : il s'agit de l' externat. L'étudiant externe, sous la responsabilité d'un interne ou d'un sénior, apprend à reconnaître les différents signes d'une maladie. Il n'a pas à ce stade de responsabilité thérapeutique (n'a pas le droit de prescrire). Le second cycle est validé par un Certificat de synthèse clinique et thérapeutique. Jusqu'en 2004, l'étudiant qui veut accéder à une spécialité, prépare en parallèle le Concours de l'internat de spécialité qu'il passera à la fin de ce cycle. La rémunération durant les stages est « symbolique ».
À partir de 2004, le second cycle s'achève pour tous les étudiants par un examen national classant et validant où la médecine générale est considérée comme une spécialité à part entière.
Il s'agit d'un concours national, subdivisé en inter-régions. Il est remplacé par un examen classant et validant à partir de 2004. Suivant son classement, l'étudiant choisit sa ville d'affectation (Centre hospitalier universitaire) puis les services où il effectuera des stages de 6 mois.
L'internat de de médecine générale dure trois ans et est validé par une thèse de doctorat. Il est constitué de stages de 6 mois rémunérés, pouvant être hospitaliers, mais aussi auprès d'un médecin généraliste, ou une structure de soin extra-hospitalier. L'étudiant prend totalement en charge ses patients mais reste sous la responsabilité d'un Sénior (chef de clinique ou praticien) : examen clinique, prescription d'examens complémentaires et traitement. L'enseignement y est essentiellement pratique.
Bien qu'il ait le statut d'étudiant et qu'il ait une tutelle, l'interne est déjà un professionnel autonome puisqu'il peut prescrire et effectuer des remplacements dans des cabinets libéraux (sous réserve qu'il ait d'une part validé un certain nombre de semestres, et d'autre part obtenu une "license de remplacement" auprès du conseil départemental de l'Ordre des Médecins). Il s'agit plus d'une expérience professionnelle initiale que de réelles études.
L'internat de spécialité dure quatre ans ou plus. Suivant la spécialité choisie, l'étudiant doit faire un nombre minimum de stages rémunérés dans des services hospitaliers validants où son rôle est identique à celui du paragraphe ci-dessus. Son internat est validé par un examen final (diplôme d'études spécialisées ou DES) et par une thèse de doctorat.
Plusieurs types de médecins peuvent travailler à l'hôpital (en dehors des internes) et ont des statuts différents :
Il s'agit communément des médecins installés dans un cabinet de consultation.
En France, les médecins libéraux sont, par défaut, dit « conventionnés », c'est-à-dire que leurs prestations sont remboursées par la sécurité sociale suivant un tarif fixé. Les médecins « non conventionnés » sont l'exception, et ne sont, par définition, pas pris en charge par l'assurance maladie. Ils peuvent être de secteur I avec des honoraires fixés lors d'une négociation avec les caisses d'assurance maladie (Il s'agit de la fameuse convention). Ils peuvent être également de secteur II, c'est-à-dire à honoraires libres, dont seule une partie est remboursée. Le fait d'appartenir au secteur I ou au secteur II n'a que peu à voir avec le mérite et ne garantit pas une meilleure qualité de soin pour le second cas.
Il faut remarquer que le principe d'honoraires fixés semble s'inscrire contre une disposition de certaines versions du serment d'Hippocrate, dans lequelles le médecin s'engage à la libre négociation de ses honoraires avec son patient.
Un médecin spécialiste a passé avec succès le concours de l' internat. Il a validé une spécialité médicale au cours d'un cursus d'au moins quatre ans, et a reçu le DES (= diplôme d'études spécialisées). Il peut exercer en milieu hospitalier ou en libéral. Dans ce dernier cas, il touche, par consultation, une rémunération supérieure.
Un médecin peut acquérir également certaines compétences en validant en un an (parfois plusieurs) un diplôme universitaire ou un diplôme interuniversitaire. Il existe de nombreux enseignements de ce type (médecine du sport, acupuncture…), mais la possession de ce diplôme n'est pour l'instant nullement nécessaire pour effectuer les actes correspondant (par exemple, un échocardiographiste n'a pas besoin du diplôme d'échocardiographie pour en faire).
En France, en 2002, il existe un peu plus de 206 000 médecins actifs (statistique de l'ordre des médecins), à comparer avec 112 000 en 1979. Leur répartition est cependant géographiquement très inégale : globalement, déficit dans les villes non universitaire du centre et du nord de la France. Il existe une féminisation certaine de la profession, la proportion de ces dernières atteignant 56 % pour les moins de 34 ans (statistique ordre des médecins de 2003)


