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Le Secret Intelligence Service (SIS), également connu sous la dénomination de MI6 (à l’origine
Military Intelligence [section] 6), est l'un des services de renseignement britannique. Il a pour mission de conduire
des activités d’espionnage à l’extérieur du Royaume Uni, contrairement au
MI5 chargé de la sécurité à l’intérieur des
frontières. Le MI6 (ainsi que le MI5) fut créé en 1909 lors de la fondation du Secret
Service Bureau dont il est l’un des département. Son premier directeur fut Sir Mansfield
Smith Cumming, qui, abandonnant fréquemment le « Smith » utilisait son initiale « C » comme nom de code.
Cet usage fut perpétué par tous les directeurs du SIS qui lui succédèrent (voir le « M » dans les histoires de James Bond).
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Le premier test significatif pour l'organisation eut lieu avec la Première Guerre mondiale durant laquelle il rencontra un succès mitigé. Le SIS fut incapable de pénétrer en Allemagne mais connu quelques succès notables en espionnage militaire et commercial ; essentiellement grâce à un réseau d’agents dans les pays neutres, les territoires occupés et la Russie.
Après la guerre, les moyens du SIS furent largement réduits et l'organisation devint MI6 en 1921. Il commença à opérer principalement à travers un système de coopération, parfois contrainte et forcée, avec le service diplomatique. La plupart des ambassades se virent dotées d'un Passport Control Officer qui était en fait le responsable du SIS pour ce pays. Ceci permit aux agents du MI6 de bénéficier d'une couverture et d’une certaine immunité diplomatique mais le système dura probablement trop longtemps et dans les années 1930 ne trompait plus personne. Dans l'immédiat après-guerre et durant la plus grande partie des années 1920, le MI6 se souciait surtout du communisme et de la Russie Soviétique en particulier. Le SIS, outre des opérations d’espionnage plus traditionnelles, soutint et encouragea à la fois les tentative de renversement du régime communiste de Sidney Reilly qui était vaguement associé au SIS jusqu’à sa capture) ainsi que celle de Boris Savinkov.
Cumming décéda (dans son bureau) en 1923 et fut remplacé en tant que « C » par l'Amiral Hugh « Quex » Sinclair dont les historiens s'accordent à dire qu'il a été un directeur bien moins efficace. Il n’était pas incompétent mais n’avait pas la force de caractère de Cumming et se révéla incapable d'imposer le respect et l'obéissance à ses troupes de manière aussi efficace que son prédécesseur.
De même que le reste de la communauté de l'espionnage et, plus généralement du gouvernement, le MI6 tourna son attention durant les années 30 vers l'Allemagne nazie. De nouveau son succès fut relativement modeste. Bien qu'il parvint à établir des sources relativement fiables au sein du gouvernement et de l’amirauté allemande, ses informations étaient probablement moins complètes que celles fournies par le réseau rival de Robert Vansittart, le sous-secrétaire permanent du Foreign Office "Quex" Sinclair décéda en 1939 et fut remplacé par Lt. Col. Stewart Menzies. Menzies, de l'avis général, fut un nouveau directeur assez ordinaire. Le MI6 ne retrouva pas de directeur de la trempe d’un Cumming avant Dick White durant la période d'après-guerre.
Durant la Seconde Guerre mondiale, le MI6 fut surpassé en termes d'espionnages par plusieurs autres initiatives, dont l’effort de cryptographie entrepris par GC & CS (le bureau responsable de l’interception et le déchiffrage des communications étrangères) à Bletchley Park, le système de « double-jeu » mis au point par le MI5 afin de fournir des informations erronées aux Allemands ainsi que les travaux de l’unité de reconnaissance photographique. Il fut également affecté par les activités des Special Operations Executive qui tendaient à accroître le danger pour ses propres agents. L’opération la plus célèbre durant la guerre fut un échec spectaculaire connu sous le nom d'incident de Venlo (d’après la ville des Pays-Bas où une grande partie de l’action eut lieu), durant lequel le MI6 fut complètement trompé par les agents des services secrets allemands, l’Abwehr, prétendant être des officiers haut placés de l’armée impliqués dans un complot contre Hitler. À la suite d’une série de rencontre entre les agents du SIS et les « conspirateurs » durant lesquels les plans des SS d’enlever les agents britanniques furent contrariés par la présence de la police néerlandaise, un rendez-vous fut organisé sans policiers et deux agents du MI6 furent capturés par les SS. Cet échec ternit considérablement la réputation du service.
A faire
Depuis 1994, les activités du MI6 sont l’objet de l’attention du Comité Parlementaire de Renseignement et de Sécurité (Parliament's Intelligence and Security Committee).
L'espion James Bond est censé travailler pour le SIS (bien qu’il ne faille pas prendre les romans de Ian Fleming trop au sérieux), et l’immeuble du SIS figure en effet dans certains des films avec Pierce Brosnan.
Le 6 mai 2004, on annonça que John Scarlett, précédemment directeur du Joint Intelligence Committee, remplaçait Richard Dearlove à la tête du SIS. Scarlett est un candidat inhabituellement connu pour cette fonction. Alors qu'il est un personnage habitué des écrans de télévision au Royaume-Uni suite à son témoignage dans l'enquête Hutton (relative au décès de l'expert en armement accusant le gouvernement britannique d'avoir falsifié le rapport sur les armes de destruction massive en Irak), aucune photographie de son prédécesseur Dearlove n’est connue en dehors de la photographie de sa remise de diplôme universitaire.


