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L'activité de microcrédit (également appelée microfinance) consiste en l'attribution de prêts de faible voire très faible montant à des entrepreneurs locaux qui ne peuvent bénéficier des prêts bancaires classiques. Le microcrédit s'est développé essentiellement dans les pays en développement, où il permet de concrétiser des microprojets favorisant ainsi l'emploi et la création de richesse. 2005 sera l'année mondiale du microcrédit.
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Ce concept a été créé puis développé par le professeur d'économie Mohammed Yunus. Après ses études aux États-Unis (université Vanderbilt), Yunus commence à donner des cours d'économie à Chittagong au Bangladesh, sa ville d'origine. Lors d'une séance de travaux pratiques d'un cours d'investissement, il propose à ses étudiants d'interroger les fabricants de tabourets en bambou des plus proches villages. Les 42 artisans ont besoin de 27 dollars au total pour développer leur activité. Or toutes les banques refusent de financer ce trop faible montant à des clients a priori insolvables. Yunus déclare avoir eu honte de cette situation et prête la somme de sa propre poche. En permettant aux producteurs d'acheter d'avance le bambou sans subir les variations importantes de prix, ils réussissent à créer des emplois et à rembourser intégralement Yunus.
Fort de ce succès, Yunus crée, en 1976, la Grameen Bank, organisme qui propose des prêts aux plus pauvres du Bangladesh. La Grameen Bank a accordé environ 3 miliards d'euros de crédits à plus de 2,4 millions d'emprunteurs.
Le succès de la Grameen Bank a inspiré toute une série d'initiatives dans les pays en développement, mais aussi dans les nations les plus développés. En France, Jacques Attali a créé PlaNet Finances.
La Banque Mondiale a recensé 7 000 institutions de microfinance, au service de 16 millions de pauvres. En novembre 2002 a eu lieu un sommet à New York sur ce sujet qui a rassemblé 2000 délégués de plus de 100 pays.
partie à développer L'activité de microcrédit permet d'induire des mutations locales souvent plus efficaces que certaines infrastructures qui bénéficient rarement aux plus pauvres. Cet effet de levier permet d'agir efficacement auprès de ceux qui veulent agir, c'est-à-dire les entrepreneurs locaux.
partie à développer Les adversaires du microcrédit lui oppose souvent les taux élevés de certains prêts. Ils regrettent aussi que ce mécanisme détourne les actions des autres programmes comme la santé, l'éducation ou l'eau.
Ce qui est sûr, c'est que le microcrédit améliore la situation des plus pauvres, mais n'élimine pas les besoins en matière sociale et d'infrastructures collectives.
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