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Mini


signification alternative: Mini est aussi un terme populaire pour minijupe.

Mini est un Constructeur automobile, issu du groupe BMW.

La Mini originale (1959-2000) est une petite automobile révolutionaire et pleine de caractère conçue pour British Motor Corporation (BMC) par Alec Issigonis (devenu Sir) (1906-1988) et fabriquée à Birmingham.

La voiture utilise un moteur traditionel quatre cylindres refroidit à l'eau mais monté transversalement et abritant dans son carter la boîte à quatre vitesses, minuscules roues de 25 cm perchées aux quatre coins de la carrosserie d'une longueur de 305 cm, 620 kg sur la balance, de la place pour quatre adultes, vitesse de pointe de 116 km/h, consommation lilliputienne.

Depuis les années 1970 presque toutes les voitures des gammes petites et intermédiaires ont suivi cette disposition.

Entre 1961 et 1969 il y eut aussi une version de la Mini produite avec un coffre plus grand nommée soit la Wolseley Hornet (reprenant le nom d’une voiture de sport des années 1930) et la Riley Elf. La Mini elle même pouvait être achetée dans plusieurs style de carrosserie - l’ordinaire deux portes, un break avec l’arrière s’ouvrant comme des portes de grange et une version avec un extérieur en bois similaire à celui de la Morris Minor.

Les années 1960 fut la période glorieuse avec des achats bien mis en scène par des vedettes, des victoires de la Mini Cooper en rallyes mais elle ne fut pas profitable à cause de méthodes de fabrication périmées nécessitant beaucoup de ressources humaines (pas de robot).

La production totale fut de 5,3 millions.

En 1994 sous Bernd Pischetsrieder, BMW prit le contrôle du successeur de BMC le Groupe Rover. Mais en 2000 Rover continuait à faire des pertes colossales. BMW décida de céder presque toute l’entreprise à Phoenix, une nouvelle société anglaise et Land Rover à Ford; BMW garda la marque et maintenant vend une toute nouvelle version.

Rallye de Monte-Carlo

Six mois après l'entrée en scène de la Mini, BMC décide d'inscrire six voitures d'usine au célébrissime Rallye de Monte-Carlo. La mieux classée termine en 23e place. En 1961, le bilan est pire: aucune des trois voitures inscrites ne se présente à l'arrivée.

Entre-temps, un certain John Cooper, créateur de la Formule 1 à moteur central, propose de « gonfler » la Mini. Il fait porter la cylindrée à 997 cc, hausse la compression, installe deux carburateurs et modifie l'échappement, faisant grimper la puissance de 34 à 55 chevaux. Il remplace les minables freins à tambours par des disques à l'avant, procurant à la petite boîte de 620 kg de sérieux atouts.

En 1962, nouvelle tentative, avec de nouveaux pilotes prometteurs: Rauno Aaltonen et Timo Mäkinen. Aaltonen faillit y laisser sa peau lors d'un capotage à l'issue duquel sa Mini Cooper disparaît en fumée. Un an plus tard, BMC inscrit quatre Mini Cooper et cette fois-ci, la Mini pilotée par Aaltonen remporte les honneurs de la catégorie et se classe troisième au classement général, suivi de l'Irlandais Patrick (Paddy) Hopkirk, deuxième en catégorie et sixième au général. La Mini venait de faire la démonstration de son potentiel.

Sacrée « S »

Encouragé par ces résultats, BMC s'adresse de nouveau à Cooper: la cylindrée passe à 1071 cc, la puissance à 70 chevaux et la vitesse de pointe à 160 km/h. C'est la Mini Cooper S.

Le 17 janvier 1964, c'est le départ du Rallye de Monte-Carlo et comme tous les ans, les voitures inscrites prennent le départ de différentes villes (Minsk, Glasgow, Paris, Francfort, Athènes, Varsovie, Lisbonne et Monaco) pour se rejoindre, 4.000 km plus loin à Reims. C'est là que commence le véritable rallye.

À l'issue de la première étape de 597 km qui relie Reims à Saint-Claude et qui compte plusieurs « spéciales » (épreuves contre la montre sur routes publiques fermées à la circulation), la redoutable Ford Falcon à V8 de 4,7 litres de Bo Ljungfeldt domine par sa puissance, suivie de la petite Mini Cooper S rouge à toit blanc pilotée par Paddy Hopkirk, de l'imposante Mercedes 300, de la robuste Volvo 544 et, en cinquième place, d'une autre Mini Cooper S, celle de Timo Mäkinen.

Les « spéciales » se poursuivent et à la tombée de la nuit, la Falcon porte son avance à 65 secondes. Puis, c'est le redoutable Col de Turini, perché à plus de 1600 mètres d'altitude. La neige s'en mêle, donnant à l'agile Mini un avantage indéniable. L'écart se rétrécit puis disparaît au profit de la Mini. Le « grand » Erik Carlsson est deuxième au volant de sa Saab, suivi de la Mini de Mäkinen, juste devant la Falcon.

Arrive la dernière étape du Monte-Carlo: la course finale sur le circuit du Grand Prix, dans les rues de Monaco. La puissante Falcon de Ljungfeldt donne le maximum mais l'agile Mini compte suffisamment d'avance aux points pour remporter le Rallye de Monte-Carlo. Pour compléter le triomphe de la Mini, Mäkinen est quatrième et Rauno Aaltonen, septième. Les « trois mousquetaires » font entrer la Mini dans l'histoire du sport automobile.

La consécration

En 1965, c'est au tour de Timo Mäkinen et de son co-pilote Paul Easter, à bord de la Cooper S arborant le nouveau moteur de 1275 cc et 90 chevaux, d'inscrire leur nom au palmarès du « Monti », une édition particulièrement difficile à l'issue de laquelle, sur les 237 équipes ayant pris le départ, à peine 35 voitures se présentent à l'arrivée.

En 1966, c'est le triplé Mini! Mäkinen, Aaltonen et Hopkirk triomphent, mais sont disqualifiés après l'arrivée à cause d'une obscure question de phares non conformes au règlement, tout comme la Lotus Cortina classée quatrième, adjugeant la victoire « officielle », mais très contestée, à Citroën.

Un an plus tard, les Mini se paient une revanche magistrale. Rauno Aaltonen, le « Finlandais volant » l'emporte, les cinq autres Mini inscrites terminant aussi la course.

Trois victoires, et presque une quatrième, en quatre ans. La domination est totale, tant sur la terre battue que sur les sinueuses routes d'hiver et les circuits où le souvenir des petites puces britanniques se payant la tête des gros V8 américains reste encore vivant chez les adeptes.

Empattement/longueur/largeur (cm) : 203 / 305 / 141 Poids : 630 kg Moteur : 4 cyl., 1071 cc, 70 ch à 6200 tr/min Transmission : boîte manuelle à 4 vitesses Suspensions : indépendantes sur bloc de caoutchouc Freins : disques avant, tambours arrière 0 à 100 km/h : 11 secondes Vitesse max. : 160 km/h

Nouvelle MINI

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BMW_MINI.jpg
2004 MINI Cooper S

Lancée en 2001 la nouvelle Mini construite dans la même usine totalement rénovée de Cowley à Oxford qui fabriquait les Morris. Le moteur est produit par Daimler Chrysler au Brésil. Le style est aussi proche que possible du profil de l’originale et est vendu en quatre versions: la MINI One, MINI One D (avec un moteur diésel Toyota), MINI Cooper, MINI Cooper S. Un modèle décapotable, le Cabrio, sera disponible bientot.

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