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Monadologie


La Monadologie est une œuvre de Leibniz, écrite en français en 1714 et publiée en 1840, dans laquelle l'auteur donne une vue d'ensemble de son système : composée de 90 paragraphes, elle est un exposé de ses thèses fondamentales. Elle peut être divisée en trois parties :

Sommaire

Les monades

Nature des monades

Les paragraphes 1 à 7 portent sur la nature des monades, sur ce qui leur est commun :

La Monade, dont nous parlons ici, n'est autre chose qu'une substance simple qui entre dans les composés; simple c'est-à-dire sans parties. (§1).

Leibniz déduit à partir de là ce que doit être une monade :

Les monades n'ont point de fenêtres par lesquelles quelque chose y puisse entrer ou sortir. (§7).

En clair, une monade est un atome métaphysique et logique :

ces monades sont les véritables atomes de la nature et en un mot les éléments des choses.

Bien qu'il l'appelle atome, et même substance, la monade n'est pas pour Leibniz une chose : la monade est un point de vue sur le monde. Cet aspect de la monade sera développé plus bas, avec l'harmonie préétablie.

La composition des monades est un agrégat, c'est-à-dire une simple juxtaposition où rien ne s'ajoute outre les éléments premiers. Pour Leibniz, une composition ne crée rien de plus.

Comme on peut le constater, la méthode de Leibniz consiste à déduire les propriétés de la réalité sans aucun recours à l'expérience (méthode propre au dogmatisme). Et si l'expérience entre en contradiction avec la logique, alors c'est la première qui est fausse. Ainsi, puisque la monade n'est pas dans l'espace, il n'y a pas d'espace, c'est une apparence.

Différences et hiérarchie

Les paragraphes suivant portent sur les différences par lesquelles les monades se hiérarchisent.

Les monades, n'ayant pas de parties, ne diffèrent pas quantitativement, mais qualitativement. Ce point est établi par l'impossiblité de leur identité :

Une conséquence de ce dernier point est que chaque monade a une essence unique : tout individu est ainsi une espèce en lui-même, ce qui revient à rejeter le concept de nature humaine.

Le changement ne peut venir que de l'élément simple, par un principe qui lui est interne. Ainsi, il y a du changement, et il y a des différences, et cela est le fait de la monade ; mais cette théorie se trouve alors confrontée au problème de l'unité de la monade qui contient une infinité de changements :

§13 : (...) il faut que dans la substance simple il y ait une pluralité d'affections et de rapports, quoiqu'il n'y ait point de parties.

La perception donne un exemple qui permet de penser l'unité qualitative d'une multiplicité : la conscience affectée de plusieurs états reste en effet une dans chaque perception.

Dieu

Cette partie comporte deux moments : dans un premier temps, les preuvres de l'existence de Dieu ; puis l'examen de la nature de Dieu.

Preuves de l'existence de Dieu

Leibniz expose deux types de preuves :

37. Et comme tout ce détail n'enveloppe que d'autres contingents antérieurs ou plus détaillés, dont chacun a encore besoin d'une analyse semblable pour en rendre raison, on n'en est pas plus avancé, et il faut que la raison suffisante ou dernière soit hors de la suite ou séries de ce détail des contingences, quelque infini qu'il pourrait être.

Nature de Dieu

Dieu est une monade portée à l'absolu.

Le monde crée

La causalité

Le problème de la causalité qui se pose à Leibniz est de savoir comment il peut exister une causalité, alors que les monades n'interragissent pas. Sur ce point, Leibniz nie, tout comme Malebranche, la causalité des substances. Une monade A peut être pour nous dans un rapport de causalité avec une monade B ; mais ce que nous exprimons, c'est seulement que A explique B, et non que A cause réellement B ; la causalité est donc idéale.

Le principe du meilleur

L'harmonie préétablie

Bibliographie

Voir aussi

Lectures



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