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Mondialisation


La mondialisation est le phénomène, relativement généralisé, de déploiement d'une vision (culturelle, économique, etc.) à l'échelle mondiale. Elle se crée par l'émergence de liens et d'interconnexions entre les différentes nations, les organismes et surtout, de proche en proche les individus de la planète.

Les économistes désignent souvent par globalisation l'ultime étape de la mondialisation au niveau commercial, celle pendant laquelle les entreprises mettent en place un réseau mondial (voir ci-dessous).

La mondialisation, qu'elle soit économique, politique ou culturelle, déchaîne souvent les passions : certains y voient un bienfait, d'autres une horreur et souhaitent son arrêt, enfin certains réclament une « autre mondialisation », celle des droits.

Sommaire

Émergence de la notion

Mondialisation et globalisation

D'un point de vue strictement étymologique, monde et globe ayant un sens très proche, on peut considérer les termes de mondialisation et de globalisation comme des synonymes dans le langage courant. Cela dit, ce langage - non totalement stabilisé - tend à utiliser « globalisation » pour les aspects liés à la mondialisation des marchés. On s'attachera à bien distinguer ces deux notions dans les communications, scientifiques ou dans des débats pointus sur le sujet.

Essai de définition : mondialisation

Nul ne pourrait prétendre connaître la définition du mot mondialisation, tant la vision qu'on a de ce phénomène diffère selon les individus. Néanmoins, on peut tenter de dessiner les contours de ce que recouvre mondialisation.

Le mot mondialisation est apparu dans les années 50, mais son usage s'est largement diffusé dans les années 90 du XXe siècle avec l'extraordinaire développement des transports, de l'informatique et des télécommunications, notamment avec l'Internet. Au niveau des entreprises, ces techniques ont bouleversé les formes de travail et de communication. On en est ainsi venu à parler de village global

Très simplement et de manière le plus neutre possible, la mondialisation serait l'accroissement de l'interdépendance des pays du monde, ou mieux, des habitants du monde, en gommant progressivement les frontières entre pays.

On peut ainsi penser à différentes interdépendances sur le plan économique, environnemental, culturel, social, modes de vie, etc. La mondialisation fait émerger des enjeux de portée, non plus nationale ou locale, mais mondiale, par exemple, pour ne citer que quelques-uns: réchauffement de la planète, trou dans la couche d'ozone, crises économiques, terrorisme, trafic de drogue, sécurité mondiale, mais aussi certains extrèmement positifs comme l'allongement général de la vie humaine et la sortie de la misère pour divers pays émergents...

Ce concept de mondialisation, qui dépasse le champs des états-nations, se différencie de schémas plus anciens, mais restant très présents, de

Essai de définition : globalisation

Le mot globalisation, quant à lui, est un anglicisme qui reprend le concept de mondialisation. Pourtant en français, il a pris un sens plus étroit de mondialisation du marché ou mondialisation économique. Il s'agit de la vente des biens, des services, des capitaux et du travail humain sur un marché mondial.

Les étapes de la mondialisation au plan économique

Issue d'un processus historique, la mondialisation se déroule en trois étapes, qui tendent en fait à se chevaucher :

Internationalisation des flux commerciaux et financiers

La mondialisation est partie d'un simple développement du commerce international sous l'effet de

Progressivement, ce commerce international a évolué dans un sens de spécialisation géographique qui a développé les flux commerciaux entre pays. C'est ainsi que :

Dans le même temps, un fort développement des marchés financiers, avec en parallèle une libération des changes, à créé un puissant système de financement des opérations de commerce et d'investissement au niveau international.

Implantations à l'étranger

L'implantation des entreprises à l'étranger se développe dans un double but

Globalisation de l'économie

Résultat de l'internationalisation des flux par l'implantation à l'étranger, la globalisation de l'économie est incarnée par les multinationales dites mondiales (ou globales), et marque une nouvelle étape dans l'histoire du capitalisme. Dans le même temps, des capitaux par milliards circulent d'un pays à l'autre en créant des opportunités spéculatives pouvant être source de destabilisation financière.

Conséquences de la mondialisation

Aspects économiques

La perte de pouvoir des institutions nationales (voir « aspects politiques », plus bas) a profité à des organisations multilatérales telle l'OMC (Organisation mondiale du commerce) basée à Genève. Elles sont chargées d'étendre la libéralisation dans toutes les transactions et elles tentent de réglementer le commerce international par voie de traités multilatéraux d'abaissement ou d'élévation réciproques des barrières douanières.

Aspects culturels, sociétaux et linguistiques

La mondialisation crée au niveau des individus une situation très évolutive au niveau des mœurs et de la culture, avec des aspects contradictoires dont l'issue ne peut être déterminée dans la phase actuelle. Elle permet en effet à la fois :

Au niveau linguistique, une langue mondiale semble se répandre, appelée parfois le « globish » ou anglais des non-anglosaxons (ces derniers ont d'ailleurs du mal à l'accepter), et auquel le wiki a dédié une section particulière dénommée Anglais simple .

Aspects politiques

La mondialisation multiplie les relations entre les citoyens du monde et aussi les opportunités de chacun. Mais elle pose le problème de trouver une alternative à un système politique et institutionnel reposant essentiellement encore sur les états-nations. Ces entités ont montré certains effets pernicieux au cours de l'histoire du fait de leur aggressivité. Leur influence décroît du fait de la mondialisation, et ils ne sont plus à la taille de bien des enjeux mondiaux actuels.

C'est là le défi d'une mondialisation démocratique institutionnelle qui reste à établir. Elle suppose la prise en compte du statut de « citoyen du monde », en faisant participer les habitants de la planète aux décisions concernant celle-ci, sans passer par l'écran « inter-national ».

Des ONG (organisations non gouvernementales) tentent de combler ce vide, mais elles manquent de légitimité pour prétendre représenter les citoyens de la planète, et sont souvent marquées par des idéologies partisanes.

Une mondialisation controversée

Le courant dit « ultra-libéral »

Ceux que certains qualifient d'ultra-libéraux, une appellation assez obscure et péjorative, seraient d'avis que le principe même d'une réglementation des échanges est anti-libéral et qu'il s'agit de mercantilisme. De façon plus équilibrée, pour un libéral, la mondialisation des échanges est une recette où tout le monde peut gagner sous certaines conditions. Elle permet d'ouvrir aux producteurs de tous les pays de larges débouchés et donc une meilleure rémunération. Elle met les capitaux du monde entier en concurrence les uns avec les autres, au bénéfice des travailleurs du monde entier, tout autant que la main-d'œuvre du monde entier, au bénéfice des capitalistes. La mondialisation leur apparaît ainsi comme un puissant facteur de développement économique pour le plus grand nombre.

De ce fait, ils ne voient dans la médiatisation de la « mondialisation » qu'une tentative de justification émotionnelle et irrationnelle du protectionnisme.

Les antimondialistes et le courant altermondialiste

Les anti- et alter-mondialistes sont opposés au libre échange tels que le prônent les ultra-libéraux. Il ferait que tout deviendrait marchandise, qu'il s'agisse des produits agricoles, industriels ou culturels, comme des services publics (postes et télécommunications, santé, éducation, énergie, chemins de fer...). De fait, ils considèrent que la globalisation des marchés coïncide avec la recherche de profits toujours plus élevés par les actionnaires, au détriment de ceux qui travaillent, salariés comme agriculteurs. Les licenciements pour convenance boursière deviennent une méthode de gestion particulièrement appréciée par les dirigeants, alors qu'ils se versent des sommes exhorbitantes quels que soient leurs mérites ou leurs résultats.

Certains imputent à la globalisation, sans trop se pencher sur les causes dues à des pratiques locales, des crises comme celles de la Thaïlande ou de l'Argentine, ou même des régions entières des pays développés. Des milliers de gens se retrouvent brutalement sans ressources dans des pays où il n'y a ni sécurité sociale ni assurance chômage. La plupart des pays africains se sont littéralement asphyxiés dans un endettement sans fin les conduisant à des politiques d'austérité dus

L'un ou l'autre de ces phénomènes aboutit à la réduction des budgets sociaux, scolaires... donc à l'enlisement du pays, et pousse en permanence des centaines de milliers de personnes dans le déracinement et la fuite par l'émigration vers le mirage des pays riches.

Au niveau de l'environnement, tant cette mauvaise gestion des pays concernés que cette course aux profits semble se traduire par l'absence de réelles mesures pour freiner l'épuisement des richesses naturelles, pour lutter contre la pollution, sans parler de la volonté de quelques grandes firmes agroalimentaires (Monsanto, Aventis...) pour imposer des produits pouvant améliorer les rendements mais pouvant aussi être considérés nocifs comme les pesticides, les organismes génétiquement modifiés (OGM), etc.

Voir aussi

Liens externes (articles idéologiques)



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