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Les Mongols vivent actuellement en Mongolie, en Russie et en Chine, particulièrement en Mongolie Intérieure.
Les deux ethnies mongoles de Russie sont les Bouriates, à l'est du lac Baïkal, et les Kamouks, au nord de la mer Caspienne. Ils
sont actuellement environ 10 millions, dont 5 millions en Chine, et ils parlent différentes langues de la famille altaïque (tchakar, khalkha, oïrate, kalmouk, bouriate, etc.)
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Au premier millénaire de notre ère, les Mongols vivaient probablement en Sibérie orientale, sur le cours supérieur du fleuve Amour. Cette position très excentrée, à l'écart des grandes civilisations de l'Asie, explique que leur culture ait été peu évoluée, au contraire de celle des Turcs. Ils se déplacèrent vers ce qui allait devenir la Mongolie au début du deuxième millénaire.
Bien qu'ils aient été relativement peu nombreux (environ 200 000 à l'apogée de leur empire), les Mongols jouèrent un rôle important dans l'histoire mondiale. Se rassemblant au début sous le commandement de Gengis Khan, les Mongols créèrent le plus vaste empire de tous les temps, englobant 35,7 millions de kilomètres carrés et plus de 100 millions de personnes sous leur gouvernement. À leur apogée, ils contrôlaient la majorité de la Chine, la Corée, une partie de la Sibérie, l'Indochine, la Birmanie, l'Iran, l'Irak, l'Asie Mineure, la Russie, la Pologne, la Hongrie, et une partie des Balkans.
Les Mongols étaient un peuple nomade. Les États d'Asie, de Russie et du Moyen-Orient étaient des déclinants ou très petits. Prenant l'initiative, les mongols exploitèrent ce vide de pouvoir et joignirent toutes ces zones en un réseau de commerce solidaire. Ils étaient complètement dépendant du commerce avec les citadins. Étant nomades, ils n'accumulaient pas de surplus en vue des périodes difficiles. Le début de la conquête, en 1200, fut provoqué par la réduction des échanges commerciaux de la Chine du Nord. Ils attaquèrent pour survivre.
Conquérir, du point de vue initial de Khan, ne consistait par à subordonner les cultures concurrentes à la façon de vivre nomade, mais plutôt à les détruire. Parce qu'il était nomade, on suppose que Gengis Khan n'a pas compris ou n'a pas fait attention aux bénéfices de la vie en ville. C'est un contraste marquant avec la réalité évidente de leur dépendance au commerce avec ces personnes. On a dit que le plan initial de Gengis Khan était de détruire les territoires conquis, de détruire toutes traces de la civilisation ennemie et de convertir les terres en pâturages pour ses troupeaux. Cependant, Sorghaghtani Beki (voir la Philosophie de l'Empire en dessous) signala un avantage caché de conserver le statu quo. Si les habitants des villes étaient autorisés à continuer leur style de vie, ils pourraient produire un surplus de nourriture et de produits, une portion qui pourrait être payée au Khan comme taxe. Étant donné l'extraordinaire succès des conquêtes du Khan, ces richesses pouvaient être elles aussi extraordinaires. Après avoir soupesé cette idée, le Khan accepta, et préleva des taxes. D'innombrables vies et cultures furent sauvés par cette méthode.
Gengis Khan n'eut jamais l'intention de créer un empire mondial. Chacune de ses conquêtes était due à une dispute spécifique sur le développement du réseau commercial (le traitement des Mongols, ou des termes désavantageux pour le commerce). Un exemple est la capture de Yanjing en 1215. Il refusa d'exploiter la capture de la capitale de toute la Chine du nord. Après son succès, il retourna simplement dans les steppes (avec un butin). Le même modèle fut appliqué lors de la conquête de l'Asie de l'ouest, prise en seulement six ans. C'était une formule simple, surmonter les résistances, établir des contrats commerciaux avantageux et repartir.
L'empire mongol s'étendit avec beaucoup de succès à l'ouest. Les Mongols, combattaient de façon très méthodique, à l'opposé de l'image de horde sauvage que l'on a d'eux, et leur organisation et leur discipline leur valut de nombreuses victoires :
Le plus fameux Mongol du XIIIe siècle (bien plus que Gengis Khan lui-même) était la mère de Kubilai Khan et la belle-fille de Gengis Khan, Sorghagtani Beki. Elle est mentionnée par de nombreux écrivains du XIIIe siècle, comme des Persans, des missionnaires européens et des érudits arabes comme la plus renommée des Mongols. Un physicien du Moyen-Orient commenta : « Si je voyais parmi la race des femmes une autre aussi remarquable que celle-là, je dirais que la race des femmes est supérieure à la race des hommes » un compliment de la part d'un homme d'une culture connue pour sa vue mysogine des femmes au XIIIe.
Le plus grand exploit de Beki fut de se rendre compte des problèmes sérieux que les Mongols rencontreraient en dirigeant un empire intercontinental. Bien qu'illettrée elle-même, en élevant ses quatre fils (tous destinés à être Khan) pour diriger, elle leur fit apprendre à chacun une des langues utilisées par un de leurs peuples. De plus, elle éduqua des serviteurs de la cour et des nobles sur les religions de leurs sujets et les envoya pour devenir membre du clergé dans chaque région. La tolérance religieuse était prévue par la loi et toutes les religions étaient équitablement soutenues dans tout l'Empire. Cela éliminait une source de conflit sur laquelle une résistance aux Mongols aurait pu être basée.
Sa plus grande contribution au gouvernement mongol fut de se rendre compte qu'une exploitation purement économique des peuples gouvernés serait contre-productive. Donc, plutôt que de transformer la Chine en paturage mongol, elle maintint la société chinoise. L'augmentation de la production réalisée grâce au règne éclairé des Mongols provoqua une augmentation des taxes et des tributs. Chacun de ses fils suivit la même philosophie, assurant la continuité et la stabilité. La tolérance religieuse, support économique et le degré d'alphabétisation furent les innovations qui conduisirent un petit peuple de nomades à diriger tout ce qu'ils pouvaient comtempler.
Les Mongols tentèrent deux invasions manquées du Japon. La première fut complètement
détruite par un typhon (Kamikaze, ou vent des dieux, à l'origine du nom
commun). Les vaisseaux mongols survécurent au typhon la seconde fois mais toutes les provisions furent détruites et les soldats,
affamés, furent anéantis par l'infanterie japonaise et les samourais.


