Motard
Motard est le terme qualifiant un pilote de motocyclette.
Outre cette catégorisation liée au véhicule qu'il utilise, le motard se distingue aussi par sa tenue vestimentaire (voir
vêtements pour motard) ainsi que par un certain
nombre de rites.
Historiquement, le motard traîne derrière lui une image de mauvais garçon, due notamment à un esprit de rébellion, revendiqué
par le biais de grosses cylindrées bruyantes et rapides et un rejet de l'automobile.
La démocratisation des deux-roues (baisse des prix, adaptation de la législation avec l'équivalence entre les permis de
conduire B et AL, usage pratique en ville) tend à faire disparaître cette barrière entre l'automobiliste et le motard.
L'identité du motard
Les permis moto
Pour piloter une moto il faut être en possession du permis de
conduire A ou A1. Les motos étant catégorisées par puissance, c'est cette
dernière qui détermine les permis.
- Le permis A permet en théorie de piloter n'importe quelle cylindrée (dans la limite des 100 CV imposés par la législation
française). Cependant, dans le cas d'un jeune conducteur (moins de deux ans de permis et âgé de moins de 21 ans), la puissance
autorisée est limitée à 25 KW et la moto doit être bridée en conséquence.
- Le permis A1 permet de piloter une moto de cylindrée inférieure à 125 cm3 et de puissance inférieure à 11 KW.
L'obtention du permis A (ou A1)
requiert la réussite de plusieurs épreuves :
- Epreuve de code de la route : identique à l'épreuve du
permis B (permis automobile). Dans le cas d'un candidat passant
le permis moto possédant déjà son permis B, l'épreuve du code ne sera pas repassée à condition que la date d'obtention du permis
B (i.e réussite à l'épreuve de circulation) date de moins de 5 ans.
- Epreuve dite du « plateau » : Elle se déroule sur piste fermée, avec des motos d'usine d'un poids inférieur à
180 kilogrammes. Les motos les plus fréquemment utilisée par les moto-écoles sont des petits roadsters : Honda CB 500, Suzuki GS-500, Kawasaki ER-5, Yamaha Diversion 600. Elle comporte 4 sous
épreuves :
- Vérifications de la moto et épreuve sans moteur (« poussette » en 3 parcours possibles)
- Circuit à allure lente (4 parcours différents)
- Circuit à allure normale (4 parcours différents, faisant appel à des capacités de freinage d'urgence, rétrogradation,
évitement, virage rapide)
- Fiches d'interrogation orale : l'inspecteur du permis de conduire vérifie les connaissances du candidat sur 20 fiches
portant sur la conduite moto, l'équipement, la sécurité, la signalisation, etc.
- Epreuve en circulation routière : Elle peut être passée dès l'obention du plateau. Similaire à l'épreuve automobile, il
est demandé au candidat (guidé par radio) d'effectuer un parcours pouvant emprunter les voies rapides, les voies urbaines et
extra-urbaines. Cette épreuve dure environ une demi-heure, sa réussite donnant accès au fameux « papier jaune »
(permis de conduire temporaire).
Il faut de plus être âgé d'au moins 17 ans 1/2 au jour de l'épreuve théorique et d'au moins 18 ans au jour de l'épreuve
pratique pour le permis A, et être âgé d'au moins 16 ans pour le permis A1.
Pour la version A, il faut également avoir suivi des leçons dans une moto-école, avec au minimum 8 heures passées sur circuit
fermé et 12 heures passées sur route ouverte.
Note : Il est possible d'obtenir le permis A1 par simple équivalence, notamment avec le permis B s'il est valide
depuis plus de deux ans.
La moto
Les différents types de moto diffèrent par de nombreux points : performances, confort, routes privilégiées, prix,
assurance, expérience requise.
- Les basiques : ce sont souvent des petits roadsters, très adaptées au débutant. Elles sont polyvalentes, peu chères à
l'achat et à l'entretien, idéales en ville. Inconvénients : puissance limitée par leur cylindrée habituelle de 500 cc,
manque de protection (par absence de carénage), duo souvent inconfortable.
Exemples : Honda CB-500, Kawasaki ER-5, Suzuki GS-500.
- Les roadsters : catégorie reine des ventes, les roadsters sont plébiscités pour leur polyvalence, leur esthétique, leur
prix et leur convivialité. Leur cylindrée habituelle est de 600 à 900 cc, avec une nette domination des 750 cc. Ce sont des motos
sans carénages (ou semi-carenées pour les modèles « S »), offrant peu de protection et un confort rudimentaire. Elles
s'utilisent en ville et sur route, l'autoroute étant rapidement épuisante (manque de protection contre le vent). Les roadsters
associent plaisir, sportivité, et économie.
Exemples : Kawasaki ZR-7, Honda Hornet 600 et 900, Kawasaki Z750 et Z1000, Yamaha FZ-6, Ducati Monster 620, Suzuki Bandit
600 et 1200.
- Les GT (ou grand tourisme) : Motos chères, massives, lourdes et très confortables, les GT sont particulièrement adaptées
aux longs trajets routiers. Leur cylindrée moyenne est de 1200 cc avec un comportement moteur sain, sage, progressif. L'accent
est particulièrement mis sur le confort des passagers, la durée de vie mécanique, l'agrément de conduite, la fonctionnalité.
- Les trails : Motos hautes, adaptées à la fois à la route et aux chemins, le trail est aussi fréquent en ville ou sa
réactivité et sa maniabilité en font un outil de choix. Les trajets longs sont déconseillés, ces motos étant souvent d'un confort
assez rudimentaire. De cylindré moyenne (600 à 750 cc), leur utilisation est souvent peu coûteuse, adaptée aux petits trajets
urbains ou mixtes.
- Les sportives et hyper-sportives : motos dérivées de celles de la compétition, elles sont rarement adaptées aux
infrastuctures routières mais plus orientées vers une utilisation sur circuit. Fer de lance de la plupart des constructeurs,
elles sont toujours à la pointe de l'innovation technologique avec comme quête la recherche de la vitesse et du rapport
poids/puissance le plus proche de 1 (1 CV pour 1 Kg).
Chères à l'achat, à l'entretien et à l'assurance, elles sont l'apanage des passionnés et se prêtent peu à un usage
quotidien.
Exemple : Yamaha YZF-R1, Suzuki GSXR, Kawasaki Stinger, Aprilia RSV Mille
Tenue du motard
À la différence des automobilistes, les motards sont directement exposés physiquement, notamment aux chutes et aux
intempéries.
C'est pourquoi ils possèdent généralement un équipement
spécifique qui les distingue des autres usagers de la route.
Le casque de protection est obligatoire souvent intégral et masque partiellement le
visage. L'usage de visières de
protection sombre accentue encore l'effet d'anonymat.
Le blouson de cuir, qui fait aussi souvent partie de la tenue, peut rappeler les blousons noirs des années 1960.Toutefois, les tenues de cuir ont tentance à disparaître au profil
de composant plus légers.
Le motard et la société
Les rapports entre motards
Les motards entretiennent une forte culture de groupe, associée à un certain nombre de signes de reconnaissances.
Traditionnellement, un motard qui en croise un autre lui fait un signe de la main en gardant l'index et le majeur en forme de V
ou en lui faisant un appel de phare.
Le pilotage d'une moto nécessitant la plupart du temps (!) l'usage des deux mains, un signe du pied peut également être
effectué.
L'entraide est en théorie une valeur forte des motards. Un pilote de moto s'arrêtera pour proposer son aide s'il voit un autre
motard sur le bord de la route. Cette tradition est peut-être moins vérifiée dans les agglomérations et maintenant que les
motards sont plus nombreux sur les routes.
Cohabitation avec les autres usagers de la route
Infrastuctures routières
Le motard et le cinéma
Tout les ans, moto magasine organise la Motostra qui est une invitation à la réalisation de courts métrage concernant la
Moto.
Motards célèbres
Charlélie Couture Coluche

