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La motocyclette (ou moto) est un moyen de transport motorisé à deux roues en ligne, où le pilote est assis à califourchon, les
mains tenant le guidon et les pieds sur des repose-pieds. Les pilotes de motos sont
aussi appelés « motards ».
La moto a officiellement été inventée par Louis-Guillaume Perreaux avec le premier brevet déposé en 1868 et modifié jusqu'en 1885. Cette première moto fonctionnait à la vapeur.
On peut ajouter un side-car, soutenu par une roue supplémentaire, sur le côté d'une moto.
| Sommaire |
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4.1 Châssis |
Comme souvent lorsqu'une technique est émergente, sa finalisation se produit en plusieurs endroits presque simultanément. Ce fut le cas pour l'avion, il en a été de même pour la moto :
Le 26 décembre 1868 est établi un procès verbal en la préfecture de la Seine en vuer de la délivrance d'un brevet concernant un vélocipède à grande vitesse. Brevet qui sera délivré sous le numéro 83691 le 16 mars 1869 à Monsieur Louis-Guillaume Perreaux - Ingénieur à Paris, 8 rue Jean Bart. Cependant, rien ne certifie que ce « vélocipède » ait roulé avant 1871. Il était équipé, alors, d'un moteur à vapeur entrainant la roue arrière et de pédales entrainant la roue avant.
En 1869, de l'autre côté de l'Atlantique, certains témoignages attestent de l'existance d'un autre véhicule à deux roues, mu par un moteur à vapeur : la Roper - qui semble n'avoir été qu'une attraction foraine. Ces affirmations autorisent les américains à s'attribuer la paternité de l'invention de la moto. Cependant il ne reste plus aucune trace, ni même un brevet prouvant son existence.
L'invention de Daimler, datant de 1885, a été conçue dans le but d'en tester le moteur fonctionnant à pétrole. Elle etait equipée de roues latérales stabilisatrices, elle avait donc quatre roues. On peut, cependant, avancer que la Daimler fut la première moto dotée d'un moteur à combustion interne.
Lorsqu’il y a un plancher (à la place des repose-pieds) on l’appelle scooter.
Aux vitesses inférieures à 20 km/h, la stabilité est obtenue par un ajustement constant du guidon par le pilote, de la même facon qu'avec une bicyclette. La direction de la moto est alors contrôlée par le guidon et le positionnement du motard, l’attitude de la moto étant égale à celle du guidon : tourner le guidon à gauche (dans le sens trigonométrique) conduira la moto vers la gauche, et inversement.
Lorsque la moto va plus vite, la stabilité est assurée par l'effet de forces gyroscopiques des roues. Le phénomène de « contre-direction » intervient : pousser sur la partie gauche du guidon et tirer sur sa partie droite fera pencher la moto vers la gauche. En conséquence la moto tournera vers la gauche. A grande vitesse, ou la stabilité obtenue par l'effet gyroscope des roues est grande, la position du motard a peu d'importance dans la direction de celle-ci, la contre-direction constitue alors l'élément le plus important du pilotage.
La précession gyroscopique de la roue avant est l’un des phénomènes qui cause à la fois la contre-direction et le guidage en se penchant. La roue réagit a la force qui lui est appliquée en tournant à 90 degrés de celle-ci.
D’autres facteurs importants influent la direction de la moto, comme la géométrie du cadre, notamment l’inclinaison de la fourche par rapport à l’axe de la roue directrice (la roue avant). En sont la preuve le fait que l'on puisse garder la stabilité sans l'aide des mains, et dans une certaine mesure se diriger, ainsi que le fait que l'on puisse garder la stabilité et se diriger sur une seule roue (roue avant levée).
Le châssis d’une moto est en général un assemblage de tubes d'aluminium ou d'acier soudés et/ou boulonnés. Pour la course, la fibre de carbone est également utilisée. Le rôle du châssis est de soutenir le moteur et le reservoir en s'appuyant sur les roues par l'intermédiaire de suspensions. Le moteur est volontairement positionné près du sol, afin d'obtenir plus de stabilité en maintenant le centre de gravité bas.
Sur certaines motos, et de plus en plus, le châssis intègre le moteur et le reservoir d'essence.
Le réservoir d’essence est le plus souvent placé au-dessus du moteur. Il est fait de métal embouti ou soudé ou encore en polyéthylène moulé.
Les deux roues de la moto sont reliées au châssis par un système de suspension. La suspension avant est le plus souvent constituée de deux tubes coulissants intégrant des ressorts et/ou des amortisseurs hydrauliques. On rencontre de nombreux types differents de suspension arrière. Les motos les plus sophistiquées ont la suspension arrière intégrée à un seul amortisseur.
Un réglage correct de la suspension et une pression correcte de ses éléments sont essentiels pour rouler en sécurité. Ces réglages sont bien plus importants pour une moto que pour un véhicule à quatre roues, car la moindre perte d’adhérence peut mener à la perte de contrôle de la moto et à la chute.
Le frein de la roue avant est contrôlé par un levier à la main droite, le frein de la roue arrière par une pedale au pied droit.
Pour obtenir un freinage optimal sans blocage des roues, le pilote doit appliquer environ un tiers de l'effort de freinage sur la roue arrière et deux tiers sur la roue avant. Lorsque ces valeurs ne sont pas appliquées, en cas de freinage d'urgence, une des roues peut se bloquer et entrainer une perte d'équilibre voire la chute du motard. Aussi certains modèles récents sont équipés d'un système qui applique automatiquement ces valeurs.
De plus en plus souvent un système pour empêcher le blocage des roues (ABS) est installé.
Le moteur est situé entre les jambes du motard. La plupart des moteurs sont à quatre temps, les deux temps étant utilisés pour les plus petites cylindrées. Les deux temps sont considérés comme plus polluants.
Les motos équipés d'un système d'injection (moteur) sont aujourd'hui de plus en plus nombreuses, mais il reste encore une gamme importante de motos équipées de carburateurs.
Il existe des moteurs mono-cylindre, des trois et des six cylindres (hors prototypes) mais les plus nombreux sont les deux et quatre cylindres. Les moteurs bi-cylindres sont souvent disposés en V (le plus grand déplacement, de 1026,5 cc, est celui de la Kawasaki Vulcan 2000 Classic) tandis que les quatre cylindres sont généralement disposés en ligne. Les systèmes de refroidissement par air et par eau sont les plus fréquents.
La transmission est contrôlée par un levier d’embrayage manœuvré par la main gauche. L’accélérateur est contrôlé par la main droite, Tourner le poignet vers le bas augmente le régime moteur. Le levier de vitesses est contrôlé par le pied gauche.
La transmission de la boîte de vitesses à la roue arrière peut être accomplie par une chaîne, une courroie ou un cardan. Une chaîne nécessite à la fois lubrification et son ajustement réguliers. La chaîne a pour avantage de ne gaspiller que peu d'énergie. La courroie requiert également un ajustement régulier mais fonctionne en silence. Souvent cette courroie est crantée et ne peut pas être utilisée pour les plus grandes puissances. Le cardan n'implique que très peu d'entretien mais gaspille une quantité non négligeable d'énergie.
Les boites de vitesse standard sont séquentielles : le passage de la première se fait en pressant la pédale vers le bas, puis le passage aux rapports supérieurs se fait en soulevant la pédale. Le rétrogradage se fait toujours en pressant la pédale vers le bas. Le point mort se trouve « entre » la première et la seconde : lorsque la première est enclenchée, il faut soulever legèrement la pédale pour passer au point mort, soulever plus enclenche la seconde. Lorsque la seconde est enclenchée, il faut enfoncer legèrement la pedale pour passer au point mort. L'enfoncer plus enclenche la première. Seules les plus grosses motos et celles équipées d'un side-car possèdent une marche arrière.
Les roues sont équipées de pneus à surface généralement ronde pour maintenir la motricité lorsque la moto est penchée. Il y a une grande variété de pneus correspondant à l’utilisation de la moto. Ils durent beaucoup moins que ceux d’une automobile. Les rayons des roues sont le plus souvent en acier mais existent aussi en aluminium moulé.
Un pare-brise est parfois placé à l'avant de la moto pour protéger le motard du vent. La traînée est un facteur majeur limitant la vitesse de la moto, elle augmente au cube de la vitesse. Malgré l’aspect tendu des nouvelles motos de performance, il n’y a quasiment aucune technologie d’aérodynamisme incluse dans la conception. En l’absence de carénage, un phénomène connu comme l’ effet biroute intervient à des vitesses supérieures à 100 km/h, le motard devient la principale source de traînée et est tiré du guidon vers l’arrière. C'est pourquoi, lors des courses de vitesse, les pilotes s'allongent le plus possible sur le réservoir en essayant de s'effacer derrière le carénage. Cette position, dite « en limande » permet d'améliorer l'aérodynamisme de l'ensemble véhicule-pilote. À l'inverse, lors des phases de freinage, les pilotes « jailissent » de leur bulle, et forment avec leur torse un frein aérodynamique, permettant de stabiliser la moto.
Comme le tuning automobile, il implique l’amélioration des performances ou la personnalisation de l'apparence. Le changement des amortisseurs est parmi les plus utiles.
Les motos de route possèdent un tachymètre et un odomètre. De nombreuses motos possèdent aussi un compte-tours et une jauge de niveau d’essence. Le réservoir est muni d’une réserve qui est un accès interne plus bas.
Pour rouler sur la route les pneus ont des rainures en longueur pour évacuer l’eau. La cylindrée est à partir de 250 cc permettant de rouler à plus de 160 km/h, et même au-dessus de 200 km/h.
Ces motos de route sont elles-memes divisées en plusieurs sous-catégories.
Ces motocyclettes imitent le style des machines américaines des années 1930 au début des années 1960, comme celles produites par Harley-Davidson, Indian, Excelsior and Henderson, même si elles ont bénéficié de la meilleure maîtrise en métallurgie et la conception. Chaque composant est séparé et le plus souvent chromé. La position du motard est la suivante : les pieds sont en avant, les mains en hauteur, le corps est en position droite. Conduire ces motos est utilisé comme un signal social pour une vie de liberté et même éventuellement (marginalement) hors-la-loi comme les bandes dites criminalisés des Hell's Angels.
Les choppers sont une configuration extrême où le guidon est placé encore plus haut au-dessus des épaules et la fourche avant est très longue. Leur manipulation, en particulier à basse vitesse, est particulièrement difficile et quasiment impossible hors d’une grille d’urbanisme comme celle de l’Amérique du Nord.
Celles de sport ou de performance sont beaucoup plus petites et légères que celles de croisière et sont essentiellement des versions clients de celles utilisées en compétition. La position du motard est la suivante : les pieds sont en arrière, les mains en position basse sur un guidon étroit, le corps allongé.
Elles sont capables d’accélération et de vitesse élevées avec une grande stabilité dans les virages. Les plus puissantes sont difficiles à maîtriser. La course à la puissance a engendré l’apparition à la fin des années 1990 des motos Suzuki's 1300 cc Hayabusa et Kawasaki's ZX12R. La moto Suzuki's 1300 cc Hayabusa fut la première moto de production à dépasser 300 km/h. La législation de nombreux pays impose la mise en place d’un limiteur de puissance, en France, par exemple, la puissance est limitée à 100 ch.
Ces motos ont un carénage, un réservoir et des sacs à bagages volumineux. Les représentantes de cette catégorie (en général équipées de moteurs six cylindres d’un litre et demi de cylindrée ou plus), sont la Honda Goldwing, la BMW R100RS et l’Harley-Davidson Electra-Glide.
L’emphase était sur la fonctionnalité, la performance et l’ergonomie plutôt que des panneaux de carrosserie brillants et des positions extrêmes. Les Yamaha FZ1, Honda 919 et Suzuki SV650 sont des modèles les représentant, mais la version 2004 sporster d’Harley-Davidson en fait désormais partie.
Les Scooters sont en général caractérisés par des roues plus petites, d'un diamètre souvent inférieur à 36 cm. Les scooters sont équipés d'une transmission automatique, un large espace entre les roues permet d’y placer les pieds. Leur maniabilité les rends très populaires en Europe et dans les campus ailleurs.
Les Honda Silver Wing, Honda Reflex, et Suzuki Burgman sont les nouveaux « maxi-scooter ». BMW proposait le C1 avec un arceau de sécurité, ce qui permet au pilote de s'affranchir du casque (une ceinture de sécurité le rendant solidaire de la machine, et l'arceau le protégeant en cas de chute). Il n’a cependant pas obtenu un succès commercial.
Le vélomoteur est un hybride entre la bicyclette et la moto. Il est équipé d'un moteur, habituellement un petit deux temps mais aussi et plus rarement d'un moteur électrique; il est équipé d'une transmission de bicyclette où la puissance est fournie aussi bien par le moteur que par celui qui pédale.
Les motos qui peuvent aller sur des chemins non asphaltés sont construites pour cet usage. Elles sont dites de trial. La suspension a de plus grands débattements, le châssis est plus haut et le plus souvent est équipé par un moteur mono-cylindre ou par un moteur bi-cylindres, notamment chez BMW.
Les modèles dits de cross sont aptes à pouvoir grimper et descendre des rochers d’un demi-mètre de dénivellation. Elles sont équipées du strict minimum.
Un Derny est une moto spécialisée pour être un bouclier devant une bicylette pour des records de vitesse sur une piste ovale.
La Carver qui a trois roues mais dont la cellule se penche en virage comme une moto.
Les motards ont un taux de blessure et de mort très largement supérieur aux utilisateurs d’automobiles car le moindre accident a des conséquences dramatiques. Pour limiter un peu cette hécatombe dûe en partie à l’infrastructure routière très mal aménagée pour les motos et à la griserie de la vitesse, la législation oblige le port d'un casque pour protéger un peu la tête du motard.
En France, les motos ont pour obligation de rouler phares allumés de jour comme de nuit, afin de les distinguer du traffic automobile. Une mesure visant à généraliser l'allumage des feux pour tous les véhicules est actuellement au centre d'une polémique entre associations de motards et gouvernement.
Même si dans la plupart des pays seul le casque revêt un caractère obligatoire, la plupart des motards, conscents des risques encourus en cas de chute, font l'acquisition de vêtements spécialisés, comme par exemple des blousons en cuir ou cordura, munis de protections aux coudes et épaules, et plus rarement d'une dorsale protégeant la colonne certébrale. Des chaussures renforcées au niveau de la cheville, partie souvent touchée en cas de chute, sont également souvent employées, ainsi qu'une bonne paire de gants.
La fourniture de vêtements adaptés à la pratique de la moto est devenue la spécialité d'un grand nombre de fabricants de vêtements en cuir, ce matériau étant de l'avis de nombreux motards plus sécurisant que les tissus techniques. L'image du « blouson noir » en moto a encore de beaux jours devant elle, même si le port dudit blouson est anavt tout dicté par des considérations de sécurité.
Contrairement à la plupart des moyens de transport, la motocyclette a créé et entretient une famille sociologique : les motards. Au-delà de la simple fonction de conducteur de motocyclette, le motard est perçu et se perçoit le plus souvent comme un être libre, indépendant et un peu frondeur. Les motards forment ainsi une communauté propre qui exhalte notamment l'idée d'une certaine solidarité sur la route.
Voir aussi :


