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Le myélome multiple (connu aussi sous le nom de maladie de Kahler) est un cancer hématologique (signifiant qu'il se
développe dans le sang) de la moelle osseuse. C'est un cancer des cellules plasmatiques :
les plascmocytes (qui sont des lymphocytes B activés), une faction majeure du système immunitaire qui produit des anticorps (immunoglobulines) pour combattre les infections et
maladies.
| Sommaire |
Il y a approximativement 8 000 personnes en France qui vivent avec le myélome multiple et la Ligue contre le cancer estime que près de 4 000 nouveaux cas de myélome sont diagnostiqués chaque année en France.
Le myélome multiple est le cancer du sang le plus fréquent après le lymphome non hodgkinien. Il représente approximativement 1 % de tous les cancers et 2 % de toutes les morts par cancer. Quoique l'âge du début du myélome multiple va de 50 à 80 ans, de récentes statistiques indiquent à la fois un accroissement d'incidences et un âge d'apparition plus précoce. En France, le diagnostic est porté en moyenne à 60 ans.
Le myélome multiple affecte légérement plus d'hommes que de femmes. Les Africains et les natifs des îles du Pacifique ont le plus haut taux d'incidence de cette maladie et les Asiatiques le plus bas. Des résultats d'une étude récente trouvent que l'incidence du myélome est de 9,5 cas pour 100 000 Africains et 4,1 cas pour 100 000 personnes de type Caucasien. Parmi les Africains, le myélome est une des 10 causes les plus importantes de mort par cancer.
Le diagnostic du myélome multiple est souvent détecté par hasard, au cours d'examens sanguins de routine tels que l'électrophorèse des protides lors d'un don de plasma ou l'existence d'une anémie ou d'un haut niveau de protéines dans le sérum qui incitent à effectuer des examens plus approfondis. Dans le cas d'une maladie déjà avancée dans sa progression, on retrouve des douleurs osseuses intenses, une perte de poids, une anémie, parfois des troubles neurologiques.
La principale conséquence du myélome est une très grande quantité d'immunoglobulines dans le sang. Ces immunoglobulines sont des protéines, qui entraînent :
Le myélome multiple est une maladie grave, dont la médiane de survie ne dépasse pas 5 ans. Il existe cependant des formes de faible masse tumorale, pouvant rester asymptomatique pendant des années. Elle peut se compliquer :
Le traitement classique du myélome multiple repose sur une chimiothérapie pour les cas de maladie active. On pourra s'abstenir de traitement si le myélome est à un stade très peu avancé. Il faut aussi lutter contre les douleurs osseuses, l'hypercalcémie, et traiter les complications s'il y a lieu.
Depuis quelques années on privilégie les techniques dites d'autogreffe de cellules souche, consistant à prélever des cellules souches qu'on « nettoie » des cellules porteuses de la maladie et qu'on congèle, puis à mettre le malade en aplasie (destruction totale des plasmocytes). On réinjecte alors les cellules souches, qui vont régénérer des plasmocytes « sains ».
Des travaux sont en cours autour de nouveaux produits (thalidomide par exemple) et autour de nouvelles stratégies (« vaccination », allogreffe).
Voir aussi: paraprotéine


