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Mythes fondateurs de la Suisse



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de la
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Dans la seconde moitié du XIXe siècle, après la formation de l'État fédéral suisse et afin de le fortifier, l'accent a été mis sur différents événements légendaires associés aux épisodes de l'histoire suisse.

Ces éléments légendaires sont encore souvent présentés comme des événements historiques aux écoliers suisses.

Sommaire

Les Romains sous le joug

Ce mythe commémore la victoire de Divico sur les Romains au Ier siècle av. J.-C.. Après la victoire, les Helvètes de Divico auraient forcé les Romains, entravés, de passer sous un joug, afin de symboliser leur défaite.

Si la victoire ne fait aucun doute — elle est encore bien vivace chez les Romains lors de la Guerre des Gaules et Jules César prétend la venger lorsqu'il vainc les Helvètes —, l'épisode du joug n'est pas prouvé.

On peut remarquer que ce mythe a été popularisé au XIXe siècle et que l'événement prétexte de la Guerre des Gaules — la migration des Helvètes — n'a pas subi le même traitement : une victoire militaire est plus noble aux yeux d'un état naissant qu'une tentative d'émigration massive de son peuple et de ses chefs devant une menace d'invasion (des Germains).

Le serment du Grutli

Si un pacte fédéral proclamant l'alliance perpétuelle des trois communautés de Uri, Schwyz et d'Unterwald a bien été signé à ce moment-là, le Serment du Grutli est aujourd'hui considéré comme une légende.

D'après celle-ci, les Habsbourg, devenus empereurs du Saint-Empire, envoyaient des baillis arrogants chez les Waldstaetten. Ainsi Gessler était devenu bailli d'Uri et Schwytz; il s'établit au château de Kussnacht et fit construire une forteresse surnommée Zwing-Uri (ce qui signifie Dompte-Uri) où il n'hésitait pas à emprisonner les récalcitrants. Un second bailli, Landenberg s'installa à Sarnen, alors qu'un sous-bailli, Woelfenschiess gouvernait depuis Stans.

Les vexations contre les habitants de la part des gouverneurs autrichiens ne manquaient pas, provocant des actes de révolte de la part des paysans. Ainsi, on cite la femme de Conrad Baumgartner, d'Altzellen dans le futur canton d'Unterwald se vit ordonner par Woelfenshiess de passage dans le village de lui préparer un bain. Terrorisée, elle s'exécuta, mais avertit son mari, qui ramassant du bois en forêt, revint à son domicile et tua le sous-bailli dans son bain.

Au Melchtal, le bailli Landenberg désira châtier Henri an der Helde qui, très respecté par les paysans, les encourageait à la désobéissance. Il le condamna, à titre de représailles contre ses activités, à avoir ses bœufs saisis, ruinant assurément le paysan, afin de payer la lourde amende infligée à son fils Arnold pour un délit véniel. Un sbire du bailli tenta de s'emparer des animaux alors qu'Henri et Arnold labouraient. Il se serait écrié: « S'ils veulent manger du pain, que les paysans tirent eux-même la charrue! ». Arnold frappa de son bâton la main du valet qui s'était emparé des rènes et lui brisa deux doigts. Le jeune garçon, par peur du bailli, s'enfuit dans la région d'Uri et s'y cacha. Landenberg confisqua les biens d'Henri et lui creva les yeux.

La région de Schwytz n'était pas épargnée par la tyrannie des baillis. Ainsi Gessler, passant à Steinen vit la maison de pierre nouvellement construite d'un riche paysan, Werner Stauffacher. L'interrogeant sur le propriétaire, ce dernier aurait répondu: « Elle appartient à monseigneur le roi; c'est votre fief et le mien. - Je représente le roi, aurait répondu le bailli, et je ne veux pas que les paysans bâtissent sans ma permission des maisons et vivent en seigneurs.» Inquiète, la femme de Stauffacher convainquit son mari de se rendre à Uri afin de fédérer les bonnes volontés contre les baillis.

Werner Stauffacher se rendit donc à Uri. Là, avec Walter Fürst et Arnold de Melchtal, ils décidèrent de se réunir secrètement sur la prairie du Grutli (en allemand Rütli) avec dix hommes. À la nuit tombée, les 33 conjurés y prêtèrent le serment de libérer les trois vallées et de vivre ou mourir en homme libres.

Ces épisodes sont légendaires et sont confondus et mélangés dans l'imaginaire populaire avec la signature du pacte fédéral d'août 1291 entre les communautés d'Uri, Schwytz et d'Unterwald.

Guillaume Tell

Voir article Guillaume Tell

Winkelried

Lors de la bataille de Sempach, les Suisses n'arrivaient pas à percer le front des lances autrichiennes. Winkelried se serait écrié : « Prenez soin de ma femme et de mes enfants » avant de saisir une brassée de lances et d'ouvrir une brèche dans le front, au détriment de sa vie. La brèche ainsi créée aurait permis aux Suisses de remporter la victoire.

Nicolas de Flue

Nicolas de Flue est un ermite qui est intervenu auprès de la Diète lorsque les cantons qui la composaient s'entredéchiraient, et menaçaient de briser l'alliance, sur l'admission de Fribourg et Soleure en 1480. À la suite de son intervention, la Confédération des XIII cantons sera fondée.

Saint patron mondial de la paix depuis 1947, il aurait vécu 19 ans sans manger ni boire autre chose que la communion.

La soupe au lait de Kappel



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