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Ni putes ni soumises est un mouvement féministe français, fondé en 2002, qui a su se faire entendre en
quelques mois auprès de l'opinion publique, des médias et des politiques. Il a été créé par un groupe de filles et de femmes
françaises, fatiguées d'être harcelées par les mâles des banlieues pauvres et des cités de villes comme Paris, Lyon et Toulouse, où
les viols et la violence envers les femmes font parti du quotidien. Le slogan employé par
le mouvement a deux intentions : choquer et mobiliser.
Ce mouvement lutte contre les violences faites aux femmes:
Le mouvement représente des femmes et des hommes de toutes les confessions et origines, tout ceux et celles qui peuvent se trouver emprisonnés par la pauvreté et l'exclusion.
Les points clés de l'appel national de Ni putes ni soumises sur leur site web officiel * [1] :
Dans son action, le collectif Ni putes ni soumises a notamment mis en relief deux cas. Le premier est celui de Samira Bellil, qui a publié un livre appelé Dans l'enfer des tournantes, racontant sa vie en tant que fille soumise à la loi des cités, violée collectivement à plus d'une occasion, la première fois à l'âge de 13 ans. Effrayée à l'idée de dénoncer ses tortionnaires, elle a dû accepter d'être considérée comme un objet sexuel, aliénée et évitée par sa famille et certains de ses amis. Le deuxième cas était celui d'une jeune femme de 17 ans, Sohanne Denziane, qui a été brûlée vivante par son ex-petit ami. Ces deux événements étaient frais dans les esprits des membres de Ni putes ni soumises lors de leur marche à travers la France à partir de février 2003, qui les a portés dans plus de vingt villes et a abouti à une démonstration forte à Paris le 8 mars 2003 avec 30 000 personnes. La marche s'est officiellement appelée la Marche des femmes des quartiers contre les ghettos et pour l'égalité. Des représentants de Ni putes ni soumises ont été reçus par le Premier ministre français Jean-Pierre Raffarin. Leur message a été également incorporé aux célébrations officielles du 14 juillet 2003 à Paris, quand quatorze affiches géantes, chacune d'une femme moderne habillée comme Marianne, le symbole de la République française, ont été accrochées sur les colonnes du palais Bourbon, le siège de l'Assemblée nationale française.
Les cinq propositions suivantes ont été acceptées par le gouvernement français :


