| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Nicolas Jean-de-Dieu Soult, 29 mars 1760 à Saint-Arnans-la-Bastide Tarn - 26 novembre 1851, militaire et homme politique français, duc de
Dalmatie.
Assez bien éduqué, car promis à une
carriére de juriste, il fut néamoins obligé de s'engager comme soldat dans l'infanterie en 1785, en devenant orphelin de père lors de sa jeunesse.
Après six ans de service il était sergent et devint instructeur pour le premier bataillon de volontaires du Bas-Rhin.
En l'an II (1794) il était chef de brigade. Après la bataille de Fleurus où il se distingua pour son sang-froid il fut promu général de brigade par les représentants de la nation.
Pour les cinq années suivantes, il fut constamment employé en Allemagne sous Jourdan, Moreau, Kléber et Lefebvre, et en l'an VII (1799) il reçu le grade de général de division et l'ordre d'aller en Suisse. C'est à cette époque qu'il batit les fondations pour sa réputation militaire lors de la campagne de Massena et en particulier la bataille de Zurich. Il accompagna Massena au siège de Gênes. Il y fut blessé et fait prisonnier.
La victoire de Marengo lui rendit la liberté. Il reçu alors le commandement de la partie sud du royaume de Naples, et en l'an X (1802) il fut nommé comme l'un des quatre généraux en charge de la garde consulaire bien qu'ayant servi sous Moreau il n'aimait pas Napoléon mais il eut la sagesse de montrer son allégeance au pouvoir; en conséquence il fut en l'an XI (août 1803) promu commandant en chef du camp de Boulogne, et en mai 1804 l'un des premiers maréchals de France. Il commanda un corps dans l'avance sur Ulm, et à Austerlitz il mena l'attaque décisive sur le centre allié.
Il joua une grande part dans toutes les batailles fameuses de la Grande Armée, excepté à Friedland (jour où il força son passage à Königsberg), et après la conclusion de la paix de Tilsit, il retourna en France et fut instauré (1808) duc de Dalmatie. L'année suivante il fut nommé au commandement du IIe corps avec lequel Napoléon voulait conquérir l'Espagne, et après la victoire de Gamona, l'empereur lui ordonna de poursuivre le général Moore qu'il intercepta à La Corogne.
Les quatre années suivantes, Soult resta en Espagne et son histoire se confond avec celle de la guerre dans la péninsule. En 1809 après la défaite de Moore, il envahit le Portugal et pris Oporto, mais s'occupant lui-mème à consolider le pouvoir politique de ses conquêtes pour les intêrets français et espérait-il les siens, comme candidat potentiel au trone, il négligea d'avancer sur Lisbone et fut délogé d'Oporto par Arthur Wellesley, contraint à une retraite pénible et désastreuse par les montagnes. Après la Bataille de Talavera (1809) il fut fait chef de l'état major pour les troupes françaises en Espagne avec des pouvoirs étendus et le 19 novembre 1809, il obtint une grande victoire à Ocafia.
En 1810 il envahit l'Andalousie, qu'il occupa rapidement à l'exception de Cadiz. En 1811, il marcha au nord en Extremadure, et prit Badajoz, et par la suite quand l'armée anglo-portugaise l'assiégea il alla à son secours donnant lieu la bataille célèbre d'Albuera, le 16 mai. En 1812, cependant, il fut obligé après une défaite décisive à Salamanque, d'évacuer l'Andalousie et de quitter l'Espagne à la demande de Joseph Bonaparte, avec lequel, comme les autres maréchaux, il était toujours en désaccord.
En mars 1813, il assuma le commandement du IVe corps qui se battit au centre de la bataille de Bautzen mais bientot il fut envoyé dans le sud de la France avec des pouvoirs illimités pour reparer le domage après la grande défaite de Vittoria. Cette campagne est l'un des meilleurs exemple de son génie comme général, bien qu'il soit souvent battu par les troupes anglaises de vétérans sous Wellington car il ne disposait que de conscrits sans expérience.
Après la première abdication de Napoléon, il se déclara royaliste, reçu l'ordre de St Louis et fut nommé ministre de la guerre du 3 décembre 1814 au 11 mars 1815. Quand Napoléon revint il fit allégance, fut fait pair de France et était chef d'état-major à la bataille de Waterloo.
À la Seconde Restauration, il fut exilé. Pas pour longtemps car dès 1819, il était rappellé et en 1820 à nouveau fait maréchal. De nouveau royaliste fervent, il fut fait pair en 1827. Après la Révolution de juillet 1830 il se rallia à Louis Philippe, qui fit revivre pour lui le titre de maréchal-général et le prit comme ministre de la guerre 1830 à 1834 et à trois reprises, comme chef du gouvernement:
En 1848 il devint républicain mais mourut peu après dans son château de Soultberg, près de son lieu de naissance.


