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Nicolas de Staël

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la série Peinture
Peintres

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Nicolas de Staël, né le 5 janvier 1914 à Saint-Pétersbourg, mort le 16 mars 1955 à Antibes, fut un peintre dont la méthode le rapproche d'un sculpteur, où même le noir était lumière, et la texture unique de ses toiles ont exploré des lignes de force inédites.

Sa famille aristocratique est contrainte à l’exil après la révolution.

À partir de 1942, il rompt avec la peinture classique, figurative, pour une abstraction radicale. Pendant dix ans, il triture une pâte sur-nourrie d’huile, l’alourdissant ou l’allégeant, à l’aide de couteaux, de truelles ou même de taloches à mortier (Grand Parc des Princes, 1952). Ces épaisseurs et ces opalescences se trouvent parfois rassemblées, comme éléments de la composition, dans une seule toile (Ciel à Honfleur, 1952).

Puis il revient à la fluidité du pinceau, à la dilution de l’huile étalée au coton ou à la gaze, et la matière de ses toiles, d’accidentée et rugueuse, se fait de plus en plus légère, impalpable. Elle se dissout comme dans son ultime toile, Le Concert.

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