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Nino Manfredi de son vrai nom Saturnino Manfredi, était un acteur comique italien, ainsi qu'un réalisateur. Il était le dernier survivant d'une génération d'acteurs comiques très populaires en Italie
et encensés comme l'incarnation du génie national italien pour l'art de la comédie: Ugo Tognazzi, Vittorio Gassman et Alberto Sordi, une fine équipe de
comédiens romains, des séducteurs italiens volubiles et talentueux.
Nini Manfredi était né le 22 mars 1921 à Castro di Volsci, près de Rome en Italie et il est décédé le 4 juin 2004 à Rome alors qu'il était dans le coma depuis juillet 2003 suite à une hémorragie cérébrale. La mort d'Alberto Sordi à presque 83 ans en février 2003 avait déjà suscité beaucoup d'émotion dans la péninsule.
Il avait épousé Erminia Ferrari, avec laquelle il avait eu trois enfants. Avant de se lancer dans la comédie, il avait décroché un diplôme de droit, car son père, un homme modeste, ne jurait que par les études.
Ces études terminées, il s'inscrivit aux cours de l'Académie nationale d'arts dramatiques, puis intégra la troupe théâtrale de Vittorio Gassman et joua au prestigieux Piccolo Theatro à Milan et Rome. Il fréquenta également les scènes du music-hall, où il endossa des rôles d'acteurs, chanta et devint aussi parolier.
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Ces premiers rapports avec le cinéma furent très modestes, il doublait des acteurs étrangers et même italiens, et fut notamment la voix italienne de Gérard Philippe. Ses deux premiers rôles réels date de 1949 dans Monasterio di santa Chiara et dans Torna a Napoli. Les productions étaient financièrement pauvres et certains racontent qu'il avait accepté de se contenter du couvert pour tout cachet.
Jugé trop provincial, quelques beaux rôles lui échapèrent et ses débuts étaient ternes. En 1955, grâce au film Les Amoureux, il fut présenté au festival de Cannes, il commença d'être connu, et décrocha son premier grand rôle dans L'Impiegato, une statire dont il était également le scénariste.
Dans les années 1960, profitant du renouveau du cinéma italien, il devint une des stars en vue, de cet âge d'or de la comédie italienne, et campa des personnages truculents, grotesques ou même monstrueux. Observateur de la vie humaine, on dit a qu'il s'inspirait de réels modèles pour faire naître ses personnages. Il apparut ainsi dans quelques 90 films.
Parmi ses meilleurs rôles, on retiendra :
Pour Ettore Scola, qui travailla plusieurs fois avec lui, il représentait : « le petit bonhomme italien, sympathique, pas très intelligent, mais astucieux (...), celui qui est né pour être victime mais qui ne le devient pas à cause de sa richesse intérieure. »
Comme réalisateur, Nino Manfredi, a révèlé un véritable don, notamment dans la satire anticléricale Miracle à l'italienne qui obtint en 1971 le Prix de la première œuvre au Festival de Cannes. Pourtant il disait « Si je ne fais pas davantage de mise en scène cinématographique, c'est parce que le métier d'acteur m'excite beaucoup plus. »
Nino Manfredi vouait une véritable passion à son métier d'acteur, la petite histoire raconte, qu'il posait tant de questions sur les tournages, qu'un jour un réalisateur excédé avait changé le panneau « Silence on tourne » par « Silence Manfredi ».
Son grand regert est de n'avoir jamais tourné avec Fellini, mais il disait qu'il était bien trop casse-pieds, pas assez docile pour travailler avec « il maestro ».
En 2003, à l'occasion de son dernier film La Luz prodigiosa de l'espagnol Miguel Hermoso, présenté à la Mostra de Venise, il devait recevoir un prix spécial pour l'ensemble de sa carrière.
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