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Nintendo (任天堂), une entreprise japonaise, plus que centenaire, est aujourd'hui l'un des leaders du marché des consoles de jeux vidéo. Elle fut fondée en 1889 par Fusajiro Yamauchi dans la banlieue de Kyoto au Japon.
À l'époque, elle se nommait Nintendo Koppaï (en français « Laissons les dieux en décider ») et il ne s'agissait que d'une petite entreprise artisanale que Fusajiro Yamauchi avait créée pour vendre les cartes à jouer qu'il avait inventées et fabriquées lui-même. Elle est rapidement devenue leader du marché des cartes à jouer au Japon. On l'a vue aussi se dévelloper dans le marché des portions de riz individuelles, activitée anecdotique.
Il faudra attendre 1949 et l'arrivée de Hiroshi Yamauchi (président de Nintendo jusqu'en 2002) pour voir les activités de la société se diversifier concrètement. Et c'est grâce à un contrat signé avec Disney en 1959 que la société prend une envergure internationale et entre en bourse en 1962, sous le nom de Nintendo Co. Ltd.
C'est au début des années 1970 que Nintendo se tourne vers le marché
naissant des jeux vidéo.
En plus de créer des jeux pour les bornes d'arcades, Nintendo collabore
avec Magnavox à la création de l'Oddysey1, la première console de salon multi-jeux
de l'histoire (1972).
La première console créée par Nintendo voit le jour en 1975. Elle se nomme la Color TV Game 6 (les microprocesseurs, trop chers à fabriquer pour Nintendo,
viennent de la société Mitsubishi). Cette console connaîtra le succès et
incitera Nintendo à poursuivre dans ce domaine.
Un an plus tard sort la Color TV Game 15 qui a du mal à se faire
une place face aux géants américains (Atari, Coleco et Mattel).
En 1980, Nintendo sort les Game
& Watch créés par le génie Gunpei Yokoi. Ces petits jeux
électroniques, qui tiennent dans la poche, connurent un succès phénoménal à travers le monde. C'est de ces jeux électroniques
(avec un écran à cristaux liquides) que sont issus les plus emblématiques personnages de Nintendo (Mario Bros et Donkey Kong). C'est la même année que le
premier jeu de Shigeru Miyamoto, « Donkey Kong » sort sur
bornes d'arcade.
Forte de ces succès, Nintendo crée Nintendo of America, sa branche américaine.
En 1983, Nintendo sort la console Famicom
(« Family Computer ») au Japon, et en 1985 au États-Unis sous le nom de
NES.
En 1984 la micro-informatique explosa et le marché des consoles s'enfondra pour la première fois de sa courte histoire. En effet, à l'époque, les Micro-Ordinateur coûtaient aussi cher que les consoles tout en offrant plus de possibilités. Seule la Famicom, grâce à son prix très compétitif, réussit à tirer son épingle du jeu. Et alors que Coleco fit faillite, que Mattel et MB s'écartèrent du marché et qu'Atari et Philips se recyclèrent dans l'informatique; Nintendo se retrouva seul sur un marché énorme. Malgré la sortie en 1987 de la console Master System de Sega, Nintendo règne en maître incontesté des consoles. En effet à cette époque au Japon et aux États-Unis, un foyer sur trois était équipé de Famicom. C'est cette même année que sort le premier épisode de la série des Zelda. Le chef d'œuvre créé par Shigeru Miyamoto se vend à plus d'un million d'exemplaires. Le marché se développe si fort qu'on assiste en 1988 à une véritable pénurie de microprocesseurs chez Nintendo. La firme doit aussi faire face à un piratage important de ses cartouches.
Encore grâce au génie de Gunpei Yokoi, Nintendo enfonce le clou en sortant en 1988 la GameBoy. La sortie de la petite console portable de Nintendo, est accompagnée du légendaire Tetris, créé par le russe Alexey Pajitnov; c'est un succès foudroyant. Cette console sut allier petit prix, grande autonomie et un catalogue de jeux aussi riche que varié. Choses que ne surent pas faire la lynx d'Atari et la portable de NEC pourtant bien plus performantes mais bien trop chères. Seule la GameGear de Sega a pu concurrencer sérieusement la Gameboy, sans toutefois atteindre sa popularité. À cette époque, toutes les concurrentes de la Gameboy étaient en couleurs alors que la Gameboy ne disposait que d'un écran monochrome.
C'est NEC avec sa Pc Engine (Turbo GraphX-16 aux USA) et surtout Sega avec sa Genesis (Megadrive en Europe), qui briseront la suprématie de Nintendo. Nintendo réplique en 1990 en sortant la Super Famicom (SNES aux États-Unis). Et malgré un démarrage un peu difficile de la petite dernière de Nintendo, la firme fait toujours d'énormes bénéfices grâce aux ventes de consoles Famicom et de GameBoy. Super Mario 3 est un rouleau compresseur qui se vend à 15 millions d'exemplaires, meilleure vente de tout les temps selon le Guiness Book.
Ce n'est qu'à partir de 1992 (date de sa sortie en Europe) et grâce à sa légère supériorité technique face à ses
concurrentes (en particulier le Mode 7, qui permet de créer des jeux en pseudo 3D, comme FZero ou Super Mario Kart), que la console finit par s'imposer.
Par la suite le catalogue de la console va continuer de s'étoffer avec des jeux mythiques comme Zelda 3 « A link to the Past », Super Metroid (dont le héros est une femme), Street Fighter II, Super Mario Kart ainsi que les séries de jeux de rôles Final Fantasy et Dragon Quest. La console explore même la 3D avec le chip graphique Super FX utilisé
dans le mythique Starwing. À cette époque, Nintendo maîtrise encore 75% du marché des consoles de jeux vidéo.
Ensuite vient une période creuse qui voit l'abandon du projet CD Rom Super Nintendo Play Station en partenariat avec Sony et le flop de la Virtual Boy en 1995.
La Nintendo 64 ou N64 sortit en 1996. Elle ne connaît
pas non plus le succès escompté, et le marché se voit dominé par Sony et sa PlayStation.
C'est un petit jeu anodin, nommé Pocket Monster (Pokémon), sorti sur GameBoy
en 1997, qui va relancer la firme. En effet, et contre toute attente, ce jeu connaît un
succès planétaire et se place en tête des meilleures ventes de jeux, relançant du même coup les ventes de GameBoy, et faisant de
la portable de Nintendo la console la plus vendue de l'histoire. Forte de ce succès, Nintendo adapta ce jeu sur N64, qui permit avec l'arrivée de jeux comme Super Mario 64, Zelda 64 et GoldenEye de faire décoller les ventes de cette
console.
En mars 2001 Nintendo sort la remplaçante de la GameBoy (âgée de 13 ans), la Gameboy Advance. Cette console portable, plus puissante que la Super Famicom, crée actuellement (2002)
un véritable engouement, tant chez les joueurs que chez les développeurs.
Fin 2001, Nintendo a sorti au Japon la GameCube, créée pour concurrencer la Dreamcast de Sega, la PlayStation 2 de Sony et la Xbox de Microsoft, la nouvelle console 128-bits de Nintendo a bien des atouts. C'est la première console de Nintendo à délaisser les cartouches pour un format de stockage sur Mini-DVD. En plus de sa grande puissance (légèrement inférieure à la Xbox), la GameCube débarque avec un catalogue mêlant les classiques de la marque, comme Metroid Prime et des titres innovants tels que Pikmin ou Animal Forest.
La GameCube est sortie aux États-Unis et en Europe en 2002 et Panasonic commercialise une version de la GameCube capable de lire les films DVD.
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