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Objet volant non identifié

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Sommaire

Les enquêtes officielles

Les enquêtes américaines

La commission Condon a été créée aux États-Unis en 1966 pour enquêter sur les témoignages signalant des ovnis ; elle réunissait un large panel de scientifiques de renom. Elle a trouvé une explication à plus de 85 % des cas qui lui furent soumis, en ne faisant appel qu'à des phénomènes connus. Quinze ans plus tard, 95 % de ces cas étaient ainsi expliqués. Un comité Robertson lié à l'armée des États-Unis a étudié plus de 13 000 cas et trouvé une explication à plus de 98 % d'entre eux. Les quelques cas restants ne résultent pas nécessairement de phénomènes mystérieux ; ils peuvent résulter simplement d'un manque d'investigation. Les ufologues voient généralement dans le rapport Condon une tentative de manipulation de l'opinion publiquer par le gouvernement américain. Ils considèrent aussi que le pourcentage de cas non-expliqués du rapport va dans le sens de l'hypothèse extraterrestre.

Les enquêtes françaises

Notons par ailleurs que certains gouvernements s'intéressent au problème et répertorient les observations, réalisent des enquêtes, comme par exemple en France la constitution du GEPAN (Groupement d'étude des phénomènes aérospatiaux non identifiés, 1977) remplacé par le SEPRA (Service d'Expertise des Phénomènes de Rentrées Atmosphériques en 1988 devenu Service d'Expertise des Phénomènes Rares Aérospatiaux en 1999) au sein du CNES (Centre national d'études spatiales).Le SEPRA a été récemment dissout.

La notion de témoignage

Précisons que l'utilisation du vocable "objet volant non identifié", au lieu du vocable plus neutre de "phénomène non identifié", renforce l'idée de matérialité et d'objet alors qu'il existe aussi des cas non matériels.

L'estimation des distances

La problématique OVNI est intimement liée à celle de témoignage. La vision humaine, de par la faible distance entre les deux yeux, a une parallaxe faible et donc ne peut estimer correctement la profondeur de champs, et donc les distances, que dans un environnement immédiat. En effet, nous sommes issus du monde animal et l'estimation des distances nous est utile "pour la chasse" et pour la lutte avec des prédateurs. Ainsi de nombreux témoins confondirent-ils des étoiles situées à des années-lumières avec de prétendus "engins d'outre-espace" évoluant à quelques centaines de mètres.

Une rentrée dans l'atmosphère de débris de la fusée russe Proton ,où ceux-ci évoluèrent à très haute altitude et furent distants de quelques dizaines de kilomètres , fut interprété par des témoins au sol comme un gigantesque engin de quelques centaines de mètres de long évoluant à quelques centaines de mètres d'altitude.

Non seulement la distance pose problème mais aussi , lié à cette dernière l'estimation que fait le témoin de la taille d'un éventuel objet.D'autre part , plusieurs objets évoluant de concert (c'est le cas pour une rentrée dans l'atmosphère de débris de satellite) peuvent être interprétés comme étant un seul objet.

L'interaction entre l'enquêteur et le témoin

Certains enquêteurs peu scrupuleux n'hésiteront pas à influencer le témoin (ou le patient) en vue de l'interpréter, le plus souvent pour confirmer une idée qu'ils ont déjà sur le sujet. Cette influence de l'enquêteur sur le témoin est le plus souvent inconsciente, mais peut augmenter de façon non négligeable le degré d'étrangeté d'un cas. Ainsi la question « Dans quelle direction s'est déplacé l'objet ? » présuppose qu'il s'agit d'un objet matériel et va renforcer chez le témoin l'idée de matérialité alors que rien ne présageait une telle chose.

Une grosse erreur pratiquée lors de nombreuses « enquêtes » consiste à interroger les témoins en même temps : le témoignage d'une personne va influencer le groupe dans lequel le témoignage est reçu. Cette erreur est évitée dans les enquêtes policières mais elle ne l'est généralement pas en ufologie. La plupart des enqêteurs étants des bénévoles aux connaissances insuffisantes.

Le côté subjectif du témoignage

Très souvent il arrive au témoin de donner plus de poids à ce qu'il a vu ou cru voir en amplifiant certaines parties de son récit.

Une étude réalisée Paolo Toselli (1983) illustre bien ce type de déformations. Les sujets observe ce qui se révèlera être un ballon sonde. Un des témoins interrogés par Toselli le décrit comme "un avion postal" (sic!), un autre y voit une antenne (alors que le ballon sonde n'a pas d'antenne), un troisième dit qu'il "bouge par sursauts, dans toutes les directions" (alors que le ciel est parfaitement serein), un quatrième dit que l'objet est "verdâtre" et qu'il "change vivement de couleurs", etc. Cet exemple montre comment le témoignage humain peut aisément s'écarter de l'objet réellement perçu, ce qui a été démontré expérimentalement en psychologie (par exemple par les recherches d'Elisabeth Loftus).

Dans les cas belges des années 1989-1990, on a pu observer le compte-rendu de gendarmes témoins de lumières étranges qu'ils attribuèrent au survol d'un aéronef. Ils prétendirent que « les phares étaient aussi éblouissants que ceux d'un stade de football lorsqu'ils observèrent l'engin, étant eux-même situés au bord d'une route à grande circulation ». Cette exagération était sans doute faite pour donner plus d'étrangeté au récit.

Un journal français prouva la tromperie ou exagération de la manière suivante : Comment se fait-il que le prétendu aéronef ayant survolé une route à grande circulation n'a généré aucun autre témoignage que celui des gendarmes ? On se serait attendu à ce que des centaines d'automobilistes s'arrêtent pour observer un phénomène lumineux aussi important et racontent aux journalistes leur mésaventure ou contactent les associations de défenseurs d'extra-terrestres. Eh bien non ! Rien de tout cela. Étrange, n'est-il pas ?

Le principal problème des phénomènes ovni est qu'ils reposent en général sur le témoignage d'une seule personne, parfois de quelques-unes. Or, on sait qu'un témoignage humain reflète nécessairement non pas seulement les faits, mais aussi l'état d'esprit de la personne au moment de l'événement, ses préoccupations, ses connaissances, son expérience, ses a priori... Les perceptions sensorielles ne sont pas enregistrées telles quelles, mais interprétées sur l'instant et soumises à des filtres (phénomène bien connu en communication interpersonnelle).

L'approche scientifique remet en cause la bonne foi du témoin dans les cas de canular, et elle cherche à essayer de comprendre les événements sans a priori dans tous les cas de figure.

Les contagions sociologiques

Dans les années 1970 en Belgique, quelques étudiants envoyèrent au journal local de la ville de Beert une photo sensationnelle représentant un ovni. Après parution, des dizaines de personnes se manifestèrent à la rédaction du journal pour apporter leur témoignage et dire qu'eux aussi avaient vu l'engin et le décrivirent de manière identique à celle présente sur la photo. Après quelques jours, les étudiants révélèrent qu'il s'agissait d'un canular.

Ce cas montre bien qu'un faux cas (ici un canular) génère des témoignages fantaisites qui résultent de cette « psychose de vouloir voir le quelque chose dont on parle ». Et de la même manière, lorsqu'un quidam ameute la presse et parle de « choses étranges » alors qu'il s'agit d'une simple rentrée dans l'atmosphère de satellite, des dizaines d'autres personnes croiront avoir aperçu l'« engin » et renforceront cette contagion sociologique naissante.

Approche scientifique

Le paradoxe des ovnis

Dès que l'on identifie un ovni, il cesse d'être un ovni. Donc il apparaît clairement que le vocable ovni désigne un cas qui n'a pas reçu d'explication par absence ou insuffisance de l'investigation. Ainsi, la littérature soucoupique parle d'ovi (95 à 98 % des cas) voire d'ovse (objets volants supposés extra-terrestres).

À supposer que dans la masse de « témoignages », il y ait un phénomène nouveau (exemple : foudre en boule, plasmas...) : celui-ci faisant l'objet d'une analyse nouvelle, il recevra un nouveau nom et fera partie des disciplines qu'étudie la science. Et ce ne sera plus un ovni.

Cela explique pourquoi l'activité « ufologique » ne possède aucune découverte. Si on décrit une science comme un ensemble de découvertes, l'anti-science ufologique a un nombre d'éléments (cardinal) nul.

L'absence de preuves

Un point essentiel du débat entre les ufologues et les sceptiques est l'absence de preuves. Une preuve de visites extraterrestres de la Terre serait soit du matériel biologique extraterrestre examinable par l'ensemble de la communauté scientifique (un extraterrestre vivant et en état de communiquer serait parfait), soit un vaisseau spatial extraterrestre (en état de fonctionner serait l'idéal). Les ufologues n'ont jamais put présenter à la communauté scientifique ni l'un, ni l'autre. Les témoignages ne sont certainements pas des preuves (le témoignage humain est tout sauf fiable). Les photos peuvent être trop aisément truquées.

Les méprises astronomiques et météorologiques

Dans certaines conditions particulières, il arrive que le scintillement d'une étoile prenne des proportions extraordinaires : on décrit ainsi des « étoiles qui dansent ». Les perturbations des hautes couches de l'atmosphère sont responsables de ces phénomènes. Bien connues des astronomes professionnels et amateurs, ces perturbations sont ignorées du grand public, générant ainsi une frousse telle que l'imagination peut s'enclencher. L'approche scientifique a d'ailleurs permis d'élucider de nombreux témoignages, on parle alors d'objet volant identifié ou ovi. On a pu par exemple montrer que dans de nombreux témoignages de bonne foi, notamment à partir des directions et des heures indiquées, l'objet en question était... la Lune ! Les confusions diverses et variées (ballon d'enfant métallisé, sonde météorologique, etc.) sont légion.

Les cas psychiatriques et/ou à contenu onirique

L'épilepsie temporale et la paraphrénie sont deux troubles du comportement qui sont à l'origine de certains cas prétendûment appelés ovni. L'épilepsie temporale génère des visions de boules lumineuses incandescentes et de personnages de petite taille aux yeux globuleux. La paraphrénie se caractérise par un « débordement imaginatif ». L'anti-science ufologique procède rarement à des analyses par électro-encéphalogramme car les partisans de cette anti-science sont « persuadés que le témoin/patient est de bonne foi » et « persuadés que leur interprétation du cas est correcte ».

Un cas célèbre en pseudo-science ufologique est le cas Bidule. Les deux patientes souffraient, l'une d'une épilepsie temporale, l'autre d'une paraphrénie. Le délire imaginatif est assez impressionnant : l'une des patientes dit que « dans la soucoupe volante, il y avait aussi Simon Templar ».

Les faux souvenirs et l'utilisation abusive de l'hypnose

Un autre cas célèbre est celui de Betty et Barney Hill. Le souvenir de l'enlèvement a été récupéré sous hypnose "régressive". Or, les psychologues ont montrés que la technique de l'hypnose "régressive" (aussi utilisé pour retrouver des souvenirs de vies antérieures, de participations forcées à des rituels sataniques, etc.) généraient des faux souvenirs. En fait, l'existence même de souvenirs refoulés est remis en question par les psychologues. En effet, lorsque quelqu'un est traumatisé, son problème (lors d'un Post Traumatic Stress Disorder ou PTSD) est plutôt qu'il ne peut pas s'arrêter de se rappeler l'évènement traumatique. Les personnes ayants subis un viol, ayant été en camp de concentration ou au Vietnam s'en souviennent "trop" bien, d'où leur souffrance psychologique. A l'heure actuel, il n'est pas certiain que certains traumatismes soient "refoulés" en dehors du champ de la conscience, comme le prétende les psychanalystes. S'il n'est pas certains que les souvenirs traumatiques refoulés existent, il est encore plus douteux que l'hypnose prétendument "régressive" permette de les récupérer en mémoire...

Un ufo-théoricien belge a démonté l'affaire et prouvé l'impossibilité de la réalité du cas (et donc qu'il s'agissait d'un rêve). En effet, dans leur récit, le couple Hill était en voiture accompagné de leur chien. À aucun moment, dans le récit qu'ils firent sous hypnose, ils ne signalèrent de réaction de leur chien. Un animal est très sensible à la présence de ce qui pourrait constituer une menace pour ses maîtres. Il est évident que si le cas avait été réel, le chien aurait aboyé et ses maîtres auraient rapporté cet incident au psychiatre. Ce qui a dû se produire est simple : très fatigués, les époux Hill se sont arrêtés sur le bord de la route, où ils se sont endormis. Ils ont fait un rêve et c'est tout.


Les échos radar fantômes

A propos des radars, il faut savoir qu'en période de crise (guerre froide mais aussi psychose belge 1989-1990), l'énervement est tel qu'il pousse souvent les généraux à vouloir augmenter la sensibilité des radars. L'augmentation de cette sensibilité permet ou permettrait de détecter plus facilement des engins invisibles mais offre le désavantage de détecter aussi des engins roulants (voitures, camions...) et des masses d'air plus denses (bulles de convection) appelées aussi « fantômes » dans le jargon des radaristes.

Un club-ovni bruxellois a été en contact avec l'armée belge et a suggéré d'augmenter la sensibilité des radars en pleine période de crise. Ce que l'armée a fait avec le résultat que l'on sait (détection de fantômes et origine de la psychose belge 1989-1990).

Le même cas s'est produit sur les radars américains du NORAD (détection de missiles ennemis en haute altitude) en pleine guerre froide et a généré la rumeur d'UFO.

Absence de toute détection par des satellites civils ou militaires

Alors que les partisans de la théorie ufologique prétendent souvent qu'il s'agit d'engins (de préférence extra-terrestre), jamais ces prétendues observations ne sont corroborées par des photos satellites. Et, bien sûr, ceux qui ramassent les euros par millions, après avoir publié des ouvrages à sensation, n'imaginent pas un instant de commander auprès de la firme Spot une seule photo qui prouverait leurs dires. Charlatans, vous avez dit ?

Absence de toute détection par des télescopes

Aucun de ces soit-disant engins n'ont été detectés par des télescopes.Imaginons un instant un vaisseau extra-terrestre qui se dirigerait vers la Terre.Dès son entrée dans notre système solaire , sa présence serait immanquablement détectée de la même manière que l'on détecte des météores de petite taille (quelques mètres).Il faut savoir que le réseau des télescopes humains a aussi comme fonction de détecter les météores et de calculer leur trajectoire (en vue de prévoir une éventuelle collision avec la Terre).

Inexistence de "photos d'humanoïdes"

Alors que les partisans de la théorie ufologique prétendent qu'il existe « des millions de cas dont des centaines de milliers avec extra-terrestres », il n'existe que deux photos de ces prétendus extra-terrestres. Les témoins doivent tous oublier leur appareil photo et aujourd'hui leur portable numérique (téléphone portable permettant de prendre des photos).

Une des photos est celle d'un sapeur-pompier en tenue et l'autre est celle d'un comptable traversant la lande (la mauvaise qualité de la photo a ét responsable d'ombrages qui a fait croire à certains qu'il s'agissait d'un extra-terrestre).

La recherche de vie extra-terrestre

Le projet Seti

Une partie des recherches astronomiques est d'ailleurs consacrée à l'étude de l'existence de la vie sur d'autres planètes que la Terre, comme par exemple les recherches de traces de vie fossile sur Mars ou le projet Seti (Search for Extraterrestrial Intelligence). Toutefois, il existe encore certains cas encore inexpliqués et les scientifiques se gardent bien d'exclure toute hypothèse, y compris celle d'un vaisseau spatial extra-terrestre (qui aurait échappé à toutes les observations astronomiques et aux surveillances aéronautiques, mais se serait présentement dévoilé à l'œil nu). Cependant, le principe de la démarche scientifique consiste à douter, donc douter de toutes les hypothèses, de tous les paradigmes tant qu'ils n'ont pas été vérifiés par l'expérience.

La recherche de planètes extra-solaires

Plusieurs planètes extra-solaires ont été découvertes récemment, on parle d'une cinquantaine, mais jusqu'à présent aucune planète tellurique comparable à la Terre. L'analyse spectrale d'éventuelles planètes telluriques pourra montrer si cette planète possède de l'oxygène et donc un système propre à recevoir la vie.




Les paradigmes

Il est important de souligner qu'aucune de ces hypothèses n' a fait l'objet de débat scientifique contradictoire.

Paradigme technique

Certains ovnis pourraient être des engins militaires de technologie encore secrète, issus de programmes d'essais militaires. Les sceptiques expliquent l'affaire Roswell par le crash d'un ballon-sonde Mogull, qui était top-secret à l'époque (il servait à espionner les essais nucléaires russes). Nous savons aujourd'hui que les ballons Skyhook ont générés aussi beaucoup d'observation au début du phénomène ovni, dans les années 1950.

Paradigme extraterrestre

Socle de l'ufologie, le phénomène ne peut être expliqué que par la présence dans notre atmosphère d'êtres extraterrestres. À ce jour, aucune preuve de cette assertion n'a été apporté.

Paradigme folklorique

Nommé également paradigme parapsychologique, il considère que des entités vivraient dans la zone crépusculaire (comme la série télévisée classique de science-fiction The Twilight Zone - La Quatrième Dimension) de la réalité, ou encore dans une réalité parallèle. De temps à autre, ces entités passeraient dans notre réalité, et seraient perçues par les humains réceptifs. Elles seraient perçues à travers le filtre de nos croyances et seraient vues comme des fées, des lutins, ou des démons.

Histoire de la problématique ovni

On a commencé à parler d'ovni lorsqu'en 1947, Kenneth Arnold, pilote privé, déclare avoir vu des « Soucoupes volantes » (flying saucers) le 24 juin. La description donnée est celle d'une forme semi-circulaire. Des années plus tard , l'US Air Force avoua avoir fait l'essai de nouveaux appareils ultra secrets appelés « crêpes volantes ». Mais le mythe était lancé et le feu du mystère en avait déjà contaminé plus d'un.

Antiquité

Certains écrits datant de l'Antiquité (notamment la bible) décrivent de manière symbolique et imagée à l'intention d'une population illettrée et font état de « l'intervention de nuées célestes lors de batailles ». Des pseudo-historiens et d'autres charlatans ont interprété ces descriptions imagées à des fins de lucre alors que s'ils s'étaient donné la peine de lire la recherche historique existante sur le sujet, ils auraient compris que les auteurs ne décrivaient pas des événements réels mais bien donnaient un contexte extraordinaire par l'emphase et la métaphore à ce qu'ils voulaient expliquer. Ainsi ces « chars célestes » ne sont rien d'autre que l'expression de la volonté du narrateur de dire que « le divin est avec lui ». C'est à rapprocher du « God mit uns » contemporain.

Certains charlatans se sont plu à imaginer que certaines sculptures ou peintures rupestres représentent des êtres humanoïdes parfois vêtus de combinaisons dont l'apparence serait proche de nos astronautes (figurines mayas, mexicaines...). C'est une ignorance complète de l'étude historique. Certaines peuplades utilisant des masques ont donc été pris pour des cosmonautes. Beaucoup d'historiens en rient encore.

De 1900 à 1945

Le 30 juin 1908 se produit l'événement de la Toungouska : une explosion se produit en Sibérie, dégageant une chaleur intense et une onde de choc colossale qui est ressentie à plus de 600 kilomètres de distance. Il faudra attendre dix-neuf ans pour qu'une équipe de spécialistes se rende sur les lieux et découvre que tous les arbres de la région sont couchés (suite à l'impact) mais qu'aucune trace de météorite n'a été découverte. L'absence de découverte n'est pas une preuve de son éventuelle inexistence mais cela a enflammé les esprits. Cet événement est en général compris comme l'explosion en altitude basse d'une comète ou d'une météorite.

Suite à l'invention du ballon dirigeable, de nombreuses personnes sont témoins d'observations de ce type d'engins se déplaçant à grande vitesse (information relatée dans la presse de l'époque).

En 1917, à Fatima au Portugal, l'apparition mystérieuse d'une « dame » à certains « témoins » et non à d'autres fait inévitablement penser à des troubles hallucinatoires tels que épilepsie temporale ou paraphrénie, décrivant des entités, déjà observés dans certains cas dits ovni.

En 1938, Orson Welles provoque la panique dans New York suite à une adaptation radiophonique du roman de H.G. Wells la Guerre des mondes.

De nombreuses observations d'objets mystérieux volant à grande vitesse sont identifiées comme des espions par les deux camps durant la Seconde Guerre mondiale. Les autorités se rendant compte que leurs adversaires ne peuvent détenir une technologie aussi avancée, elles prennent des mesures contre ce phénomène. Les militaires anglais enquêteront sur ces boules de feu (qu'ils appelleront Foo Fighter) mais classeront l'affaire en 1944, la science commençant à comprendre le phénomène des « foudres en boule ».

De 1947 à nos jours

Les observations et les visions se multiplient.

En 1947 se produit l'événement le plus médiatisé du siècle sur le sujet : l'affaire Roswell. La rumeur prétend qu'un objet se serait écrasé sur le sol et que les débris auraient été récupérés par les autorités américaines. Cette affaire donnera lieu à des démentis du gouvernement, des fausses informations et des tentatives de manipulation de la population. Dans les années 1990, une commission d'enquête révélera qu'il s'agissait du Projet Mogul, un ensemble de ballons-sondes de haute altitude destinés à percevoir les incursions de missiles soviétiques et dont un exemplaire s'est écrasé au Nouveau Mexique. Le télex du FBI de l'époque décrit parfaitement le socle hexagonal du ballon-sonde, que différents témoins ont pris pour une soucoupe volante.

En 1995, un film douteux est dévoilé au public. Celui-ci représente la prétendue autopsie d'un extraterrestre. Il s'avérera qu'il s'agissait d'un film de science-fiction en préparation, que certains individus en quête de répondant financier n'ont pas hésité à commercialiser. Sur TF1, un présentateur vedette s'est même engagé en faveur de l'authenticité du cas. Malheureusement pour lui, la révélation de la supercherie lui a coûté sa place. Certains se sont interrogés sur une possible manipulation, y voyant la main du FBI pour discréditer un « phénomène ». Le principe du rasoir d'Occam peut une nouvelle fois être appliqué ici : l'interprétation la plus simple est le profit d'individus peu scrupuleux en tentant d'abuser de la crédibilité des foules avides de sensationnel.

Après l'explosion médiatique de la science-fiction (après 1938 et la diffusion de la guerre des mondes sur antenne radio) et la diffusion dans les journaux de comics (bd) américains relatant des voyages de visiteurs de l'espace, on entend les premiers récits de rencontres directes d'extraterrestres, dites rencontres du troisième type, d'enlèvements ou d'étranges visiteurs tout de noir vêtus (Men in black). La visite parfois inopinée de fonctionnaires de l'US Air Force à des témoins d'expérimentation de nouveaux engins américains en vue de taire cette information a été perçue par comme une tentative de black-out des autorités en vue de cacher l'incursion d'engins extra-terrestres. Mais l'imaginaire se mêlant au réel, certains « témoins » parlèrent d'« extra-terrestres » demandant au témoin de se taire.

En 1966, début de l'affaire Ummo qui dure jusqu'à nos jours. De nombreux particuliers, dont des scientifiques, prétendent recevoir des courriers d'extraterrestres, les ummites, qui seraient en voyage d'étude sur Terre. Les lettres les plus récentes datent de 2004. Les ufologues qui s'intéressent à cette affaire analyse le contenu des lettres afin de déterminer si elles ont réellement d'origine extraterrestre. Les sceptiques considèrent pour leur part que Luis Jordan Pena est probablement l'initiateur de cette supercherie.

Les papys farceurs et les cercles dans les champs de blés

Deux retraités anglais se sont amusés pendant des années à fabriquer avec une simple planche de bois des cercles dans les champs de blés. Tout le monde s'interrogea. Qui faisait cela et pourquoi ? Bien sûr, les ufomanes se lancèrent dans la bagarre et y virent l'œuvre d'extra-terrestres. Cela fit rire nos deux papys qui continuèrent le jeu de la mystification, trop contents à l'idée d'avoir joué un bon tour. Après un temps ils dévoilèrent la supercherie.

Les ufomanes n'abandonnèrent pas de sitôt et refusèrent d'admettre l'évidence (voir pseudo-science : les pseudo-scientifiques sont de mauvais joueurs). Ils invoquèrent l'argument que deux personnes seules n'auraient pu faire tous les cercles dans les champs de blé. C'était oublier que les deux papys avaient depuis fait des émules et que la blague avait donné à d'autres l'idée de s'amuser à leur tour.

L'ufologie : une pseudo-science

Il n'y a pas de science appelée ufologie dans les universités, même si beaucoup d'ouvrages à sensation, pas tous sérieux, sont publiés sous cette étiquette. ¨Pour les partisans de la théorie ufologique ,l'ufologie serait proche d'autres disciplines au statut épistémologique incertain: la parapsychologie et la cryptozoologie.

Classification scientifique des cas

Classification selon l'origine du cas :

Méprise astronomique ; méprise météréologique ; méprise avec des avions civils ou militaires ; illusions, hallucination ; rêve éveillé ; syndrome des faux souvenirs, canular...

Classification pseudo-scientifique des visions et des observations

Classification selon le témoignage

Étant donné qu'au départ, aucune certitude n'existe quant à la nature du cas, de nombreux ufomanes ont « classé » les cas en fonction du témoignage. Comment peut-on classer dans une même catégorie des cas qui se révèleront être une hallucination avec des cas se révélant être des méprises avec des engins terrestres américains ? Cette classification consiste à réassembler la première pour faire croire à l'unicité d'un phénomène au lieu de la multiplicité de cas de nature différente.

On utilise en général la classification d'observation de J. Allen Hynek :

Lumière Nocturne (LN) ou Disque Diurne (DD) : observation visuelle lointaine (plus de 150 m) ; Radar Optique (RO) : observation radar et visuelle simultanément ; Rencontre Rapprochée du 1er Type (RR1) : observation uniquement visuelle d'un ovni à moins de 150 m ; Rencontre Rapprochée du 2e Type (RR2) : observation proche sur le sol terrestre avec modification sur l'environnement ou effet sur le témoin ; Rencontre Rapprochée du 3e Type (RR3) : observation uniquement visuelle proche, mais avec présence d'ufonaute ; Rencontre Rapprochée du 4e Type (RR4) : enlèvement à bord de l'ovni ; Contact : communication, échange d'informations avec des ufoautes ; Crash : découverte d'une soucoupe volante écrasée.

Les erreurs de raisonnement

La classification source de nombreux maux

Classer dans une même catégorie de « phénomènes » des cas qui se révéleront être comme appartenant à des catégories différentes et puis de tirer des conclusions sur le « phénomène » relève de l'erreur scientifique de base qui attirerait une volée de bois vert à tout étudiant.

Nous n'analysons pas dans une même analyse globale les ailes de chauve-souris avec les gésiers de ruminants, faute de quoi nous concluerions à l'existence de vaches ailées.

En mettant dans le même panier des résultats obtenus pour des cas qui se révéleront après enquête être des méprises astronomiques avec des cas qui se révéleront être des hallucinations et puis de tirer des conclusions sur la « vitesse des engins », le « nombre de soucoupes volantes vues de par le monde », l'ufomane crée lui-même de toutes pièces son propre monstre. Il n'y a pas d'analyse globale possible s'il y a mélange de cas appartenant à des catégories foncièrement différentes. Et comme les enquêtes mettent du temps – parfois des années –, et que les ufomanes rechignent à placer les cas étudiés dans les catégories identifiées, l'analyse globale s'est faite en « ufologie » avec des cas de nature différente et donc doit être revue de fond en comble.

Au contraire l'analyse au cas par cas est source d'information mais aussi de frustration pour l'« ufologue » : chaque nouveau cas identifié lui annonce que le nombre de cas à élucider diminue très fortement et donc que l'ovni n'existerait que par absence ou insuffisance de l'investigation.

L'inversion du lien causal

En pseudo-science ufologique, la cause devient l'effet et l'effet devient la cause. Ainsi les cas très rares de guérison spontanée se produisent avec et sans hallucination de type ovni. Tout bon médecin concluera que l'hallucination ovni (voir plus loin contenu symbolique) est la conséquence de la guérison et non l'inverse.

La guérison spontanée est un phénomène encore très mystérieux étudié par la science et la recherche médicale.

Un autre cas d'inversion du lien causal en pseudo-science ufologique concerne l'ancienneté entre science-fiction et soucoupes volantes. Alors que toutes les études montrent que la science-fiction a précédé et orienté les récits de soucoupes volantes, les anti-scientifiques s'acharnent à prétendre l'inverse.

Des enquêtes non terminées, baclées ou falsifiées

En pseudo-science, de telles pratiques sont malheureusement monnaie courante.

Lors d'un cas d'atterrissage de soucoupe volante en France, l'enquête montra que le portrait-robot du soit-disant extra-terrestre était très particulier et que, visiblement, des éléments absurdes (on pense alors à l'absurdité des rêves) y étaient présents : en effet le casque de l'« humanoïde » était en forme de valise et présentait une poignée sur sa partie la plus élevée. Cet élément symbolique aurait dû pousser l'enquêteur à poursuivre ses investigations dans le domaine psychiatrique. Il n'en fut rien car l'« enquêteur » ne voulait pas détruire sa foi et son paradigme. En science, on aurait fait tous les tests possibles.

Lorsque les témoignages sont diamétralement opposés et que cela gêne l'explication que propose le pseudo-scientifique, celui-ci n'hésite pas souvent à recourir au mensonge par omission ou à la falsification. Ainsi lors des cas belges (1989-1990), le cas dit « du fer à repasser » (en raison de la ressemblance du prétendu engin avec un fer à repasser vu par dessous) présentait deux témoignages fondamentalement différents : alors que l'une des dames voyait passer un simple avion et le décrivait comme tel, son amie, en voiture avec elle, eut l'impression d'être survolée par un « engin venu d'ailleurs ». Cette différence notable apparaît dans le premier rapport interne uniquement accesible aux « ufo-théoriciens ». Dans la revue ufologique de la même association, ces différences sont présentées comme minimes et dans les ouvrages à sensation de cette même association, on parle de « témoignages concordants ». De telles pratiques portent le nom de falsification en science.

Des traductions falsifiées

On peut parfois mettre sur le compte de l'ignorance des traductions incorrectes, mais l'ajout de termes inexistants à une traduction relève bien de la falsification pure et simple. Ainsi, la description d'une rentrée dans l'atmosphère d'un bolide au XVIe siècle donna lieu, dans un ouvrage à sensation qui se prétendait scientifique, à une emphase telle que le lecteur croie qu'au Moyen Âge un témoin avait bien assisté au déplacement d'un engin extra-terrestre. Alors que l'auteur anglais fait preuve de mesure et de précision dans sa traduction, son traducteur français rajoute des termes tels que "cet engin" et d'autres mots renforçant le côté incroyable alors que rien de tel n'existe dans la version originale.



Approche psychologique : le mythe ovni



Les soucoupes lenticulaires et les cigares volants

Freud prétendait que la majorité des symboles ont une signification liée au sexe ou à la sexualité. La description de soucoupes lenticulaires pénétrant des cigares volants fait inévitablement penser à l'acte sexuel. Cette hypothèse fut énoncée par Jung dans "Un mythe moderne" (1961). À la différence qu'une « sexualité normale » prévoit qu'un phallus (cigare) pénètre un vagin qui se dilate (cercle ou lentille) et non l'inverse. . Pour les opposants à la psychanalyse , ceci est un exemple d'explication abusive de tout phénomène par la sexualité. Pour Jung les visions d'ovni seraient une projection d'une sexualité refoulée.

Les Men in black : version moderne de l'Ankou

Les traditions folkloriques du passé relataient la venue d'un carosse tiré par des chevaux noirs pour annoncer la mort future de celui qui observait tel "événement". Cette tradition portait le nom d'Ankou.

Les Men in Black reprennent cette symbolique de l'Ankou et sont donc un "présage de mort", le carrosse (véhicule permettant d'aller "de l'autre côté") étant remplacé par la moderne soucoupe volante qui amène le témoin/patient au ciel (symbole du repos des âmes).

Les bases secrètes d'extra-terrestres sur la face cachée de la Lune

La Lune symbolise le côté féminin, la femme alors que le soleil représente le côté masculin, l'homme. L'extra-terrestre représente des choses totalement inconnues. Qu'il y ait un nid d'extra-terrestres sur la face cachée de la lune représente des tas de choses totalement inconnues (pour l'homme) pour la partie cachée de la femme.

La création du mythe : l'action des récits de science-fiction

Depuis 1938 et la diffusion sur les ondes radio de la Guerre des Mondes d'H. G. Wells lue par Orson Welles, la planète entière fut initiée aux récits de science-fiction par le biais de bandes dessinées (comics) insérées dans de nombreux journaux. De nombreuses études ont montré que les récits de soucoupes volantes s'inspirent directement de la science-fiction.

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