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L'opération Husky est le nom de code donné par les alliés à l'invasion de la Sicile en juillet 1943.
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La victoire en novembre 1942 d’El Alamein des troupes du général Bernard Montgomery contre l’Afrikakorps du maréchal Erwin Rommel représente le premier enrayement de la machine de guerre allemande : en obligeant les forces de l’Axe à se replier, les alliés peuvent s’engager dans l’opération Torch destinée à prendre définitivement pied sur le théâtre Méditerranéen.
Le 13 mai 1943, la campagne de Tunisie est terminée : les alliés sont maîtres de l’Afrique du Nord et peuvent donc entreprendre de nouvelles opérations : l’objectif que les alliés ont à présent dans le collimateur est la Sicile.
Ce choix ce justifie principalement par deux arguments :
Du point de vue du commandement, le débarquement en Sicile était considéré comme une opération hasardeuse et risquée en raison de deux paramètres majeurs
De ce fait, les alliés s'attendent à rencontrer une forte résistance. En effet, l'île est défendue par la VIe Armée italienne du général Alfredo Guzzoni, qui compte plus de 200 000 hommes, et par deux divisions allemandes motorisées, les 15e et 90e Divisions panzer de grenadiers commandées par le général Hans Hube.
Le plan allié, sous le commandement du général d’armée Sir Harold Alexander se décompose en trois principaux mouvements :
Pour permettre et appuyer les deux forces de débarquement, deux groupes navales sont mis sur pied :
Au final, l’importance des troupes concernée par le débarquement de Sicile (160 000 hommes) sera supérieur à celle de Normandie
en 1944 (150 000 hommes).
La météo exécrable impacte en 1er lieu les troupes aéroportées : le vent, combiné à la DCA ennemie, provoque de grosses difficultés de navigation pour les avions de transport et de remorquage qui peinent à atteindre leurs cibles.
Les 3 400 parachutistes de la 82e airborne se retrouvent dispersés en petits groupes, autour d’une zone de 80 kilomètres de diamètre. Même constat d'échec pour les planeurs britanniques dont 70 sur les 144 de départ s'écraseront balayés par le vent ou touchés par la DCA (47 d’entre eux échoueront en mer).
Toutefois, cet effet de dispersion provoque la confusion chez l’ennemi : les informations sur la présence et les mouvements des troupes alliées semblent contradictoires et complexes à décrypter par les Italiens : les hommes du colonel James Gavin réussiront, dans l’ensemble, à se rendre maître des points vitaux identifiés par le haut commandement.
A l’instar du débarquement en Normandie, la météo aura joué un rôle majeur : bien que toutes les troupes stationnées en Sicile aient reçu un message d'alerte, les Italiens présents sur les côtes n'ont pas voulu croire qu'un débarquement aurait lieu par un temps aussi mauvais.
Le 10 juillet 1943, à l'aube, une armada de navires couvre la mer jusqu'à l'horizon : le débarquement peut commencer
La VIIe Armée américaine du général Patton, prend les plages du golfe de Gela. La VIIIe Armée britannique du général Montgomery, quant à elle, débarque ses troupes plus à l'Est le long du golfe de Noto, entre les villes de Pachino et Syracuse.
Les défenses des plages sont rapidement balayées avec très peu de pertes : les divisions de défense côtière et de campagnes italiennes se désagrégent rapidement face aux alliés et se rendent même en masse. Très bonne surprise pour les alliés fut la relative faiblesse de la Luftwaffe malgré la disponibilité de 800 appareils et de pilotes expérimentés.
Pendant les 5 semaines que dure l'invasion de la Sicile, une partie des troupes américaines va longer la côte en direction de l'ouest pour ensuite remonter vers Palerme. Les autres unités de Patton s'avanceront vers le centre de l'île pour ensuite se diriger vers l'est jusqu'à Messine.
En ce qui concerne les divisions britanniques, elle doivent monter vers le nord pour prendre les régions montagneuses du centre de l'île ainsi que libérer la côte Est jusqu'au détroit de Messine.
..... En cours de rédaction .....


