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En mathématiques, on nomme optimisation l'étude des
problèmes qui sont de la forme :
d'un ensemble aux nombre réels
pour
tous les en (« maximisation ») ou tel que
pour tous les en (« minimisation »).Une telle formulation est parfois appelée programme mathématique (terme non directement lié à la programmation informatique, mais usité par exemple pour la programmation linéaire - voir l'historique ci-dessous). Plusieurs problèmes théoriques et pratiques peuvent être étudiés dans cet encadrement général.
Typiquement, est un sous-ensemble donné de l'espace euclidien
, souvent spécifié par un ensemble de
contraintes, des égalités ou des inégalités que les membres de doivent satisfaire. Les éléments de sont appelées les
solutions possibles et la fonction est appelée la fonction objectif. Une
solution possible qui maximise (ou minimise, si c'est le but) la fonction objectif est appelée une fonction optimale
.
En général il y aura plusieurs maximums ou minimums locaux, où un minimum local est défini comme un point tel que pour un donné et tous les
tels que
la formule
tient bon ; c'est-à-dire que sur une balle autour de toutes les valeurs
des fonctions sont plus grandes que la valeur en ce point. Les maximums locaux sont définis semblablement. En général, il est
facile de trouver les maximums locaux, cependant des connaissances additionnelles sur le problème (par exemple la fonction étant
convexe) sont nécessaires pour vérifier que la solution trouvée est un minimum global.
Il n'existe pas de méthode connue assurant quel que soit le type de fonction que l'on trouvera un extremum global.
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Les problèmes d'optimisation sont souvent exprimés avec une notation spéciale. Voici quelques exemples:

On cherche la valeur minimale pour l'expression , où s'étend sur les nombres réels
. La valeur minimale dans ce cas est 1, s'occasionnant à
.

On cherche la valeur maximale pour l'expression , où s'étend sur les réels. Dans ce cas, il n'y a pas de tel maximum puisque l'expression n'est pas bornée, donc la réponse est « l'infini » ou « indéfini ».
![\arg \min_{x \in [-\infty, -1]} x^2 + 1](/Images/5/5c85ede88e0ce0ac951c0e644916917c.png)
On cherche la ou les valeurs de dans l'intervalle
qui minimise l'expression . (La valeur minimale véritable de cette expression n'est pas importante.) Dans ce cas,
la réponse est .
![\arg \max_{x \in [-\infty, 5], y \in \mathbb{R}} x \cos(y)](/Images/2/2079d03a63b9a053ca42221d4842af22.png)
On cherche la ou les paires qui maximisent la valeur de l'expression , avec la contrainte ajoutée que ne peut excéder 5. (À nouveau, la valeur minimale véritable de l'expression n'est pas importante.) Dans ce cas, les solutions sont les paires de la forme et , où s'étend sur tous les entiers.
Les techniques pour résoudre les problèmes mathématiques dépendent de la nature de la fonction objectif de l'ensemble contraint. Les sous-domaines majeurs suivants existent :
Pour les fonctions dérivables deux fois, des problèmes sans contraintes peuvent être résous en trouvant les lieux où le gradient de la fonction est 0 (par exemple les points stationnaires) et en utilisant la matrice hessienne pour classifier le type de point. Si le hessien est défini positif, le point est un minimum local ; s'il est un défini négatif, un maximum local et s'il est indéfini c'est un genre de col.
Devrait-ce qu'une fonction soit convexe sur une région d'intérêt (tel que défini par les contraintes) alors quelque minimum local sera aussi un minimum global. Des techniques numériques robustes et rapides existent pour optimiser des fonctions convexes doublement dérivables. En dehors de ces fonctions, des techniques moins idéales doivent être employées.
Les problèmes à contraintes peuvent souvent être transformés en des problèmes sans contraintes à l'aide du multiplicateur de Lagrange : cette méthode revient en effet à introduire des pénalités croissantes à mesure qu'ion se rapproche des contraintes. Un algorithme dû à Everett permet de réviser de façon cohérente les valeurs des multiplicateurs à chaque itération pour garantir la convergence.
De nombreuses techniques existent pour trouver un bon minimum local dans les problèmes d'optimisation non-linéaires avec plusieurs minimums locaux pauvres, elles sont généralement considérées comme des métaheuristiques.
De plus, les problèmes de la dynamique à corps rigides (surtout la dynamique des corps rigides articulée) ont souvent besoin de techniques de programmation mathématique, puisque vous pouvez voir la dynamique des corps rigides comme tentant de résoudre une équation différentielle ordinaire sur une variété contrainte; les contraintes sont diverses contraintes géométriques non-linéaires telles que « ces deux points doivent toujours coïncider », ou « ce point doit toujours être sur cette courbe ». Aussi, le problème de calculer les forces de contact peut être achevé en résolvant un problème de complémentarité linéaire, qui peut aussi être vu comme un PPQ (problème de programmation quadratique).
Plusieurs problèmes de dessin peuvent aussi être exprimés sous forme de programmes d'optimisation. Cette application est appelée l'optimisation de dessin. Un sous-ensemble récent et croissant de ce domaine s'appelle l'optimisation du dessin multidisciplinaire qui, bien qu'utile en plusieurs problèmes, a été particulièrement appliqué aux problèmes du génie aérospatial.
Un autre domaine qui utilise les techniques de l'optimisation est la recherche opérationnelle.
Historiquement, le premier terme introduit fut celui de programmation linéaire, inventé par George Dantzig dans les années 1940. Le terme programmation dans ce contexte ne réfère pas à la programmation informatique (bien que les ordinateurs soient largement utiisés de nos jours pour résoudre des programmes mathématiques). Il vient de l'usage du mot programme par les forces armées américaines pour établir des horaires de formation et des choix logistiques, que Dantzig étudiait à l'époque. L'emploi du terme « programmation » avait également un intérêt pour débloquer des crédits en une époque où la planification devenait une priorité des gouvernements.


