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L'Opus Dei est une institution de l'Eglise catholique
fondé par le prêtre espagnol Josémaria
Escriva de Balaguer le 2 octobre 1928.
Le pape Jean-Paul II en fit une
prélature personnelle en 1982 et
canonisa son fondateur en 2002. Saint
Josémaria et son Œuvre ont fait l'objet de controverses y compris à l'intérieur de l'Église catholique.
Le nom officiel complet est Prélature de la Sainte Croix et Opus Dei. L'expression « Opus Dei » signifie « Œuvre de Dieu » en latin
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Selon ses propres dires :
L'organisation indique que ses activités consistent à « offrir une formation de soins spirituelle et pastorale à ses membres, ainsi qu'à bien d'autres ». Ses membres prennent part à des initiatives sociales dans des écoles, des cliniques et des programmes de tutorat internes à une ville.
Extrait d'une présentation de l'Opus Dei, par son service de relations publiques :
L'oeuvre est voulue par Dieu pour rappeler -comme d'autres institutions/personnes- l'appel universel à la sainteté et plus spécifiquement à travers les choses de la vie ordinaire (travail professionnel, famille, vie sociale). L'opus Dei est une prélature personnelle. C'est à dire une sorte de diocèse mais sans limite territoriale et dont la pastorale est limitée à sa mission spécifique : la prédication de l'appel universel à la sainteté par la parole et par l'exemple de personnes appelées par Dieu dans l'Opus Dei. Les personnes qui reçoivent cette vocation et y répondent deviennent fidèles de la prélature. Ces personnes ne font pas de voeux mais s'engagent (donnent leur parole) à s'efforcer de vivre selon l'esprit de l'Opus Dei. La prélature en retour s'engage à leur fournir l'aide spirituelle.
L'Œuvre, basée à Rome, avance en 2004 environ 85 000 membres — dont 98 % de laïcs — répartis dans une soixantaine de pays. Ceux-ci se répartissent en diverses catégories :
L'Opus Dei est souvent décrite comme un mouvement traditionaliste, voire rétrograde, politiquement proche de la droite conservatrice. On lui attribue en Amérique latine une influence considérable et occulte comme instrument de la lutte du Vatican contre la théologie de la libération. L'œuvre est donc fortement impliquée dans les luttes d'influence que se livrent les différentes mouvances de l'église catholique.
Par ailleurs le goût du secret de l'Opus Dei fait que les informations à son sujet sont extrêmement fragmentaires. Ainsi les constitutions de l'œuvre rédigées en 1950, n'ont été publiées qu'en 1986 grâce aux révélations d'anciens adeptes. Pour parer aux informations pouvant donner à penser que l'action de cette institution était loin d'avoir toujours été exemplaire et s'exonérer de l'image de vaste société secrète complotant pour la domination du monde, les responsables de l'Opus Dei ont consenti à un important effort de communication à l'occasion de la béatification de Josémaria Balaguer.
Son goût du secret lui à valu la mauvaise réputation de lobying auprès des instances politiques et d'infiltration au sein d'autres organes de l'Église.
L'un des principes de l'œuvre est celui de l'évangélisation des peuples par l'intermédiaire des classes dirigeantes: « Cuius regio, eius religio » (celui qui gouverne un pays détermine sa religion). Malgré la directive officielle de s'abstenir de toute intervention politique, l'organisation est soupçonnée d'exercer de discrètes influences dans les milieux dirigeants. Et cela y compris avec des régimes dictatoriaux comme ceux de Francisco Franco ou d'Augusto Pinochet.
L'œuvre est également critiquée pour son élitisme. On la dit très active auprès des étudiants des grandes universités où elle tente de recruter les futurs dirigeants.
En Belgique une commission parlementaire à défini l'organisation comme un mouvement sectaire. Selon certains témoignages cette organisation pratiquerait le recrutement de mineurs.
Le fait que l'œuvre soit très liée au pape Jean Paul II dont elle a permis l’élection, suscite aussi des résistances. On estime qu'une centaine de ses membres et sympathisants travaillent dans l'entourage direct du pape.
L'Opus Dei a été critiquée, y compris dans des milieux catholiques romains, pour ses positions ultra-conservatrices en matière de foi. Selon Luc Nefontaine le discours de l'Opus Dei est d'avantage centré sur le droit canon, le dogmatisme et la soumission à l'autorité hiérarchique que dans l'étude des Évangiles.
La plupart des responsabilités de l'organisation sont exercées par des religieux alors qu'il ne représentent que deux pourcent des effectifs.


