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| Oradour-sur-Glane | |
|---|---|
| Pays | France |
| Région | Limousin |
| Département | Haute-Vienne |
| Arrondissement | Arrondissement de Rochechouart |
| Canton | Canton de Saint-Junien-Est |
| Code INSEE | 87110 |
| Code postal | 87520 |
| Maire Mandat en cours |
Raymond Frugier 2001-2007 |
| Intercommunalité | Communauté de communes Vienne Glane |
| Longitude | 01° 01' 57" Est |
| Latitude | 45° 55' 58" Nord |
| Altitudes | moyenne : 285 m minimale : 227 m maximale : 312 m |
| Superficie | 3 816 ha = 38,16 km² |
| Population sans doubles comptes |
2 025 (1999) |
| Densité | 53,1 hab./km² |
Oradour-sur-Glane est une commune française, située dans le département de la Haute-Vienne et la région Limousin.
Le nom occitan de la commune est Orador. Les habitants sont appelés Radounauds.
Le bourg actuel, construit après la Seconde Guerre mondiale, est situé à l'écart des ruines du village qui fut le théâtre d'un acte de barbarie le 10 juin 1944.
| Sommaire |
Faisant suite aux débarquement alliés en Normandie et en représailles aux actions de la résistance locale pour gêner les communications de l'occupant, la 2de division SS Das Reich (dont 13 malgré-nous alsaciens) décide de faire un exemple de ce village.
En début d'après-midi les quelques 200 hommes du quatrième régiment de Panzer Grenadier (Der Führer) encercle le village. La population est ensuite rassemblée sur la place du village pour un contrôle de papiers. Les femmes et les enfants sont rassemblés dans l'église, les hommes sont répartis dans des granges pendant que le village est pillé et les témoins assassinés.
Les 642 victimes, dont 150 enfants, sont mitraillées au niveau des jambes puis aspergées de produit inflammable. Les nazis détruisent ensuite tous les bâtiments à la grenade et à l'explosif dans le but d'effacer toutes traces.
Une partie des victimes était originaire de Charly, un village lorrain. Ces personnes furent déplacées dans le Sud-Ouest parce qu'elles étaient francophones.
« Quand on a vu les Allemands arriver, mon père nous a d'abord fait sortir et nous a amenés dans le champ mitoyen. Il a entendu des coups de feu devant la maison et il y est retourné. On ne l'a plus jamais revu. On ne réalisait pas ce qui était en train de se passer. On entendait les tirs, bien sûr, mais qui aurait pu imaginer une chose pareille ? » Quand ils sont sortis du cagibi, le soir, ils ont trouvé trois SS. L'un d'eux leur a fait signe de fuir. « Peut-être parce que mon frère était mongolien, je ne sais pas... On s'est mis à marcher. » Un peu au hasard, un peu hagards.
La division « Brehmer » intervint à l'ouest, coupable notamment du massacre du 9 août 1944 à Saint-Julien de Crempse. La division « Totenkopf » fut sollicitée pour réduire la « poche de Mouleydier ». Le village, stratégiquement situé pour empêcher la remontée des troupes ennemies vers le nord, avec son pont sur la Dordogne permettant d'accéder à l'aérodrome, était entré en insurrection dès le 7 juin 1944. Environ 200 résistants périgourdins y avaient pris dans la zone, sous la direction de Maurice Loupias, dit Bergeret.
« Tous ceux qui étaient pris les armes à la main étaient torturés puis fusillés. » Au total, 19 personnes sont passées par les armes, principalement des Lindois. Trois civils ont été tués par des éclats d'obus ou des balles perdues. Deux cent personnes sont emmenées comme otages à Bergerac. Ils seront échangés avec des collaborateurs arrêtés par la Résistance sauf quatre, d'origine italienne ou espagnole, qui seront déportés dont deux reviendront.
Après la guerre, le général de Gaulle décide de ne jamais reconstruire le village qui deviendra un mémorial à la douleur de la France sous le régime nazi. En 1999, le village fut consacré village martyr.
Sept soldats allemands et les quatorze alsaciens furent jugés lors du procès de Bordeaux du 12 janvier 1953, mais la condamnation fut annulée par le vote d'une loi d'amnistie par le Parlement, afin notamment de ménager l'Alsace, où l'émotion fut vive en raison de la condamnation de malgré-nous.


