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Histoire > Antiquité > Grèce antique > Athènes antique
L'ostracisme (en grec ancien ἐξοστρακίζω, bannir par ostracisme) est, à Athènes, au Ve siècle av. J.-C., une institution qui permet de bannir pendant 10 ans un citoyen, sans que celui-ci perde ses biens.
On l'attribue traditionnellement à Clisthène. Chaque année, l'ecclésia votait pour savoir si l'on devait procéder à un ostracisme. Si l'accord se faisait sur le principe de l'ostracisme, chaque citoyen qui souhaitait voter, inscrivait sur un tesson (ostrakon) le nom de la personne dont le bannissement hors de l'État lui semblait nécessaire au bien public. Pourvu qu'il y eût un total de 6000 votants, la personne dont le nom apparaissait le plus souvent, était bannie.
Le premier homme ostracisé fut un certain Hipparque (487), suivi en 486 par Mégaclès de la famille des Alcméonides. Parmi d'autres hommes connus pour avoir été ostracisés, on compte Xanthippe, Aristide le Juste, Thémistocle, Cimon et Thucydide. Hyperbolos est la dernière victime connue (v.417). On comprit par la suite que l'ostracisme n'était pas la manière la plus convenable de traiter les hommes politiques.
L'ostracisme a existé dans quelques autres États grecs, peu nombreux. À Syracuse, l'institution s'appelait « pétalisme », car on écrivait les noms sur des feuilles d'olivier (πέταλον [petalon]).
Dans le langage contemporain où il signifie « Attitude d'une personne ou d'une collectivité qui rejette ceux qui lui déplaisent ou ne lui conviennent pas. » c'est considéré comme une forme mineure de xénophobie donc politiquement incorrect.


