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Empire ottoman


Empire ottoman
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Empire ottoman

L'empire ottoman est l'un des nombreux États fondés par les Turcs. Au faîte de sa puissance, il s'étend sur l'Anatolie, les Balkans, le pourtour de la Mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule arabique et l'Afrique du Nord, à l'exception du Maroc.

Sommaire

Histoire

L'empire est fondé en 1299 par une famille issue de la tribu turque oghouz des Kayi qui, d'Anatolie, est passée dans les Balkans où elle commence ses conquêtes. Du nom de leur ancêtre, Osman (d'où Othman puis Ottoman en français), est tiré Osmanli, nom donné en turc à la dynastie régnante. En 1389, il remporte une victoire décisive dans les Balkans à la bataille de Kosovo Polié (ou du Champ des merles), mettant fin à l'existence des royaumes serbe et albanais. En 1453, commandé par le sultan Mehmet II, il s'empare de Constantinople. L'empire établit ensuite sa suzeraineté sur toute la partie musulmane du monde méditerranéen, Maroc excepté.

Les sultans ottomans voient leur titulature s'enrichir au XVe siècle du vieux titre turc de khan puis de celui de Calife au XVIe siècle c'est-à-dire successeur de Mahomet, et chef de la communauté musulmane (Umma). Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable. Les provinces lointaines de Tunis et d'Alger ne reconnaissent que formellement son pouvoir. L'empire compte aussi d'importantes populations chrétiennes dans les Balkans. Il y recrute d'ailleurs son principal corps militaire, celui des janissaires (altération du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au XIVe siècle par le sultan Orhan.

L'empire connaît son apogée au XVIe siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique dont les armées parviennent jusqu'à Vienne, dont elles font le siège en vain. Une flotte est créée, qui tente de s'imposer en Méditerranée, au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. La flotte ottomane reste certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'empire, mais le commerce en Méditerrannée reste aux mains des européens.

L'empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

L'Empire décline lentement à partir du XVIIIe siècle, ne parvenant pas à suivre la croissance rapide des pays européens. Il avait dès 1683 abandonné le siège de Vienne après une tentative de percée sous les murs de la ville déjouée par un boulanger (qui lancera à cette occasion la célèbre viennoiserie nommée croissant); il est vrai que la levée de ce siège s'était faite alors en échange d'une importante somme d'or reçue des assiégés.

En 1782, la Russie de Catherine II s'empare de la Crimée sans que la Sublime Porte (ainsi qu'on désigne parfois l'empire) ne réagisse, ne pensant pas être de force à s'y opposer. En 1798, les Français prennent pied en Égypte et y restent trois ans tout en se réclamant d'une « amitié » avec la Sublime Porte. Cette attitude en demi-teinte fit l'admiration de Mehmet Ali qu'elle inspirera plus tard dans une action similaire (et qui mentionnera toujours son admiration pour Bonaparte).

Au XIXe siècle, l'empire se désagrège. En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Mehmet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France s'empare de l'Algérie. L'empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que l'Angleterre et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée.

Au tournant du siècle, l'empire finit de perdre les Balkans, son berceau, sauf un petit territoire en Thrace orientale qui contient sa capitale. La Première Guerre mondiale achève son démembrement (non sans qu'ait été commis le génocide arménien), les territoires arabes qu'il contrôle (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la SDN sous protectorat britannique ou français (voir accord Sykes-Picot), le Caucase est perdu.

Le maréchal Mustafa Kemal (Atatürk) abolit l'empire ottoman en 1922 et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie et la Thrace Orientale, la Turquie moderne, état successeur de l'empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace de l'empire.

Les turcophones sont aujourd'hui 150 millions, souverains dans sept États indépendants, (Turquie, République turque de Chypre nord, Kazakhstan, Kirghizistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Azerbaïdjan), autonomes dans six autres (Tchouvachie, Tatarstan, Bachkirie, Touvas, Iakoutie, Sin-kiang).

La dynastie ottomane

Le précurseur

Les sultans ottomans

Les khalifes et sultans ottomans

Le dernier khalife ottoman



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