| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
La parapsychologie est le champ d'investigation de certains phénomènes dits paranormaux. On distingue en particulier la parapsychologie expérimentale qui tente d'étudier ces phénomènes dans le cadre du laboratoire. Les parapsychologues distinguent généralement :
L'existence des ces phénomènes ne fait pas l'objet d'un consensus au sein de la communauté scientifique. Le terme de parapsychologue fait référence à un chercheur possédant le plus souvent un diplôme de psychologie bien que des scientifiques de diverses origines (physiciens, médecins, biologistes, etc.) se spécialisent dans ce domaine, il existe cependant des diplômes détats, notamment au Royaume Uni. La quasi totalité des parapsychologues sont membres de la Parapsychological Association (PA) [1] organisme membre de l'AAAS (équivalent de l'Académie des sciences aux États-Unis).
Il existe plusieurs universités possédant des chaires et des laboratoires de parapsychologie. On peut notamment citer la Koestler Parapsychology Unit (KPU) [2] de l'université d'Edimbourg, ou encore le Princeton Engineering Anomalies Research (PEAR)[3] de l'université de Princeton. Actuellement, environ 200 chercheurs travaillent dans le domaine de la parapsychologie de part le monde dont un quart effectue des recherches à plein temps au sein de structures officielles.
Un nombre important de travaux de niveau universitaire, établis dans des conditions scientifiquement contrôlées, étudient les phénomènes décris précédemment. Ils ont mené à des résultats parfois significatifs et parfois non significatifs. Il faut savoir que des résultats significatifs sont attendus en fonction des lois du hasard. Les principaux outils mathématiques utilisés par la parapsychologie sont donc les statistiques et les probabilités. La question est donc de savoir si les résultats significatifs sont en suffisament grand nombre pour qu'ils soient réellement incompatible avec les loi du hasard... Les travaux en parapsychologie sont publiés dans des revues anglo-saxonnes spécialisées, ce qui est notamment à l'origine de la méconnaissance des recherches effectuées sur le sujet. Certains observateurs s'accordent sur le fait que les travaux de parapsychologie ont mis en évidence des effets, d'autres contestent ces analyses. La parapsychologie est en effet confrontée à différents problèmes, que J. E. Alcock (2003) énumère dans son article "Give the Null Hypothesis a Chance".
De plus -et c'est une des raisons principales pour lesquelles la parapsychologie a du mal à se faire accepter- les convictions de l'expérimentateur semblent jouer. On peut citer les expériences de dare-viewing menées par Marilyn Schlitz et Richard Wiseman, qui, bien que suivant exactement le même protocole ont menées à des résultats différents en fonction des convictions respectives des expérimentateurs. C'est ce que l'on nomme l'effet expérimentateur.
De manière générale, les sceptiques critiquent le fait que les parapsychologues multiplient les entités de ce type (effet expérimentateur, effet mouton-chèvre, psi-missing, effet déclin, etc.), car elles rendent l'hypothèse du Psi totalement infalsifiable par leur caractère très souvent ad hoc. Or le test d'une hypothèse scientifique nécessite que l'on précise ce qui la falsifiera. À l'heure actuelle, l'existence du Psi tel qu'il est théorisé par les parapsychologues est malheureusement totalement infalsifiable...
Ainsi, parmi les différents chercheur étudiant ces phénomènes, il existe des positions variables et le plus souvent opposées :
Certains chercheurs pensent que ces résultats ont en particulier pour origine des biais subtils au niveau des protocoles et des concordances hasardeuses, sans toutefois pouvoir dire à quel endroit ces biais interviendraient. Les différents résultats obtenus ne feraient donc pas la preuve de ces phénomènes mais correspondraient simplement à des artefacts.
D'autres chercheurs pensent en revanche que ces expériences ont fait la preuve qu'il existe des « phénomènes psi ». Les
difficultés décrites précédemment nécessiteraient la mise en place de paramètres particuliers pour étudier ces phénomènes.
Ces résultats interrogent les cadres épistémologiques actuels, notamment au niveau des notion de scientificité, de rationalité et de reproductibilité. La grande majorité des scientifiques considérent que ces cadres épistémologiques ont fait leurs preuves et ne doivent pas être changés afin d'accomoder des phénomènes dont l'existence n'est pas certaine, d'autres considérent que ces cadres pourraient être adaptés, de manière à ce que, en définissant de nouvelles "règles", les expériences de parapsychologie puissent atteindre un plus haut degré de reproductibilité.
En France, le principal organisme de recherche sur le sujet est l’Institut Métapsychique international (IMI) [4] , fondation reconnue d’utilité publique dépendant du ministère de l’Intérieur. Créée en 1919, elle a notamment compté parmi ses membres fondateurs, Charles Richet, prix Nobel de physiologie). On peut aussi mentionner le Groupe d'Etudes d'Etudes Experimentales des Phenomènes Parapsychologiques (GEEP) et le laboratoire de zététique d'Henri Broch [5] , qui propose pour sa part une approche zététique de ces phénomènes comme son nom l'indique.
| Sommaire |


