| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
Dans la mythologie grecque, Pâris (en grec ancien Πάρις Paris) est un prince troyen, le second fils du roi
Priam et d'Hécube.
Alors qu'elle le porte, sa mère Hécube rêve qu'elle met au monde un brandon enflammé qui met le feu à la ville. Un devin prédit également qu'il causera la ruine de Troie. À cause du présage, Priam charge un serviteur de tuer l'enfant. Pâris est exposé sur le mont Ida de Troade, mais une ourse vient le nourrir, et le serviteur, frappé par le présage, vient le reprendre pour l'élever en cachette. Selon d'autres traditions, ce sont des bergers qui le trouvent abandonné sur le mont Ida de Troade. Ils l'adoptent et lui donnent le nom de Pâris. Plus tard, à cause de son habileté à protéger les troupeaux, on le surnomme Alexandre (en grec Αλέξανδρος, « protecteur des hommes »).
Devenu jeune homme, Pâris prend pour pour femme Œnone, une nymphe, fille du fleuve Cébren. Il en a un fils, Corythos. Il les abandonnera tous deux pour rejoindre Hélène (voir ci-dessous).
Symbole de beauté, Pâris est choisi par Hermès pour juge de la dispute entre les déesses Athéna, Héra et Aphrodite : chacune revendique pour elle-même la pomme d'or qu'Éris, déesse de la discorde, a destinée « à la plus belle » (« Ἡ καλὴ λαϐέτω hê kalê labetô », c'est la fameuse « pomme de discorde ») lors des noces de Pélée et Thétis sur l'Olympe : ainsi se venge-t-elle de l'affront qui lui a été fait en n'étant pas invitée. Héra promet au jeune homme un royaume, Athéna la sagesse et la valeur guerrière, et Aphrodite, l'amour de la plus belle femme du monde.
Pâris choisit Aphrodite, entraînant ainsi doublement la perte de sa famille et de sa patrie : d'abord, en enlevant Hélène de Sparte, prix promis par la déesse, ensuite, en s'attirant l'inimitié fatale des deux autres déesse, qui se montreront adversaires acharnées des Troyens. Homère fait allusion à l'événement dans quelques vers du chant XXIV de L'Iliade :
Pâris revient à Troie à l'occasion d'un concours organisé par Priam entre les princes troyens, qui a pour récompense un magnifique bœuf du mont Ida. Or, ce bœuf a été pris à Pâris, et il entend bien participer au concours pour le récupérer. Le jeune homme sort vainqueur de toutes les rencontres. Dans la dernière, qui l'oppose à celui qui n'est autre que son frère, Hector, il a un moment l'avantage.
Furieux de laisser un inconnu prendre l'avantage, Hector se reprend et manque de le tuer. Pâris sauve sa vie en se réfugiant sur l'autel de Zeus. Là, Cassandre, frappée par son air de famille, l'interroge, et découvre qu'il s'agit de l'enfant exposé. Priam, oubliant les avertissements du destin, accueille le prince dans sa famille.
Peu après, Pâris part dans une ambassade en Grèce, malgré les avertissements de Cassandre. Le prétexte est de prendre des nouvelles d'Hésione, fille de Priam donnée en mariage à Télamon, roi de Salamine, mais en réalité, Pâris vient chercher son dû, promis par Aphrodite. Arrivé à Sparte, il est reçu par Ménélas. Profitant d'un bref voyage du roi spartiate en Crète, il séduit et enlève Hélène, sa femme. Il en aura quatre fils. Selon les auteurs, Hélène est enlevée de bon gré ou non. Le Troyen n'oublie pas de faire main basse également sur une partie des richesses de son hôte, le tout étant emporté à Troie. Pour venger cet affront, Ménélas demande l'appui de tous les Grecs au nom du Serment de Tyndare, ce qui provoque la guerre de Troie.
Les dieux et les déesses de l'Olympe prennnent chacun le parti d'un des protagonistes de ce conflit : Aphrodite (Vénus) est l'alliée des Troyens (elle est d'ailleurs mère de l'un d'entre eux, le prince Énée) tandis qu'Athéna et Héra, auxquelles Pâris a préféré Aphrodite, sont évidemment du côté des Grecs.
Dans L'Iliade, il y est décrit de manière peu flatteuse comme un homme à femmes avec peu de courage. Contrairement aux autres héros, c'est un archer — l'arc est une arme non noble, portée par les lâches, les traîtres ou encore les bâtards. La première fois qu'il voit Ménélas au combat, il fuit, et n'est sauvé dans son duel contre celui-ci que par Aphrodite, qui le dépose hors de la zone du combat, ce qui n'arrive jamais quand les autres dieux protègent les héros. Son propre frère Hector le traite de « Pâris de malheur », de « bellâtre, coureur de femmes et suborneur ». Néanmoins, Pâris tue trois Grecs dans les combats, et blesse des guerriers tels que Diomède, Machaon, Archiloque ou encore Palamède. C'est lui qui, guidé par Apollon, tue Achille en le frappant d'une flèche au talon.
Pendant la prise de Troie, Pâris est mortellement blessé par une flèche de Philoctète. Ramené sur le mont Ida, il demande à Œnone, sa première femme, de le soigner, mais celle-ci refuse et il meurt.
Pâris est habituellement représenté comme un beau jeune homme, assez efféminé, portant un bonnet phrygien car Pâris est réputé être d'origine phrygienne.
Catégories: Guerre de Troie


