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Parménide (dialogue de Platon)


image:Platon.jpg
Cet article fait partie de la série
Les dialogues de Platon
Premiers dialogues
Second Alcibiade
Hippias mineur
Premier Alcibiade
Euthyphron
Lachès - Charmide
Lysis - Hippias Majeur
Ion
'
Protagoras - Euthydème
Gorgias - Ménexène
Ménon
Apologie de Socrate
Criton - Cratyle
'
Phédon - Le Banquet
La République - Phèdre
Les grands dialogues
Théétète - Parménide
Le Sophiste - Philèbe
Le Politique - Timée
Critias - Les Lois
Authenticité douteuse
Les Rivaux - Théagès
Minos - Clitophon


Parménide (ou : Sur les Formes, genre logique) est un dialogue de Platon qu'il écrivit dans la dernière partie de sa vie.

Personnages du prologue : Céphale, Adimante, Glaucon
Personnages du dialogue : Socrate, Pythodore, Zénon, Parménide, Aristote

Sommaire

Résumé

Ce dialogue se compose de deux parties :

L'influence de ce dialogue fut considérable ; on peut dire qu'il est la source de toute la métaphysique occidentale. Chaque embranchement de l'analyse de l'Un a donné lieu à une philosophie (néo-platonisme, idéalisme de Berkeley, etc.).

Exposé du dialogue

Céphale demande à Adimante d'entendre les propos échangés par Socrate, Zénon et Parménide. C'est Antiphon qui en fait le récit.

Première partie

Zénon et Parménide sont à Athènes ; Socrate, tout jeune homme, désirait les entendre, mais il arrive à la fin. Il demande à Zénon de relire la première hypothèse prononcée : « si les êtres sont multiples, il faut qu'ils soient à la fois semblables et dissemblables. »

Si les choses sont plusieurs

Socrate objecte : si les choses sont plusieurs il s'ensuit qu'elles sont à la fois semblables et dissemblables, c'est impossible. En effet, ni ce qui est semblable ne peut être dissemblable, ni ce qui est dissemblable ne peut être semblable. Par conséquent, il est aussi impossible que les choses soient plusieurs, car si elles étaient plusieurs, elles seraient affectées de ces impossibilités. L'intention de Zénon serait donc d'établir que les choses ne sont pas plusieurs.
En vérité, répond Zénon, mon livre veut secourir la thèse de Parménide : « s'il est un » (si l'un est). Certains en montrent les conséquences absurdes ; je répond en montrant la plus grande absurdité de la thèse : « si les choses sont plusieurs. » Il faut remarquer que l'hypothèse de Parménide historique est en réalité « si l'étant est », et non « si l'un est », ou « s'il est un », suivant les traductions.

Les Formes en soi

Socrate, pour résoudre la difficulté de l'un et du multiple avance l'hypothèse de la Forme en soi : ne peut-il y avoir une Forme de la ressemblance et une Forme de la Dissemblance ? Ainsi, les choses dites multiples peuvent participer à ces deux Formes sans contradiction. Ce qui serait contradictoire, ce serait que le Semblable en soi devienne dissemblable ; en revanche les choses sont unes et multiples en participant à l'Un et à la Pluralité. Dès lors, deux affirmations peuvent être vraies d'un même être sans être contradictoire. En résumé, montrer que les choses sont plusieurs et une, ce n'est pas montrer que l'Un est multiple ou que la Pluralité est une.
Le véritable problème ne se situe donc pas au niveau des choses visibles ; la question serait plutôt de savoir si cette difficulté se rencontre au niveau des objets de la raison.

Réfutation de la participation

Parménide demande alors à Socrate s'il distingue pour chaque chose une Forme en soi. Socrate hésite pour les choses grotesque, comme la boue ou la crasse. Parménide lui répond qu'il est encore jeune :"la philosophie ne t'a pas encore saisie, de cette ferme emprise qui fera que tu ne méprisera plus aucune de ces choses. En raison de ton âge, tu restes fasciné par l'opinion des gens."

Parménide va ensuite montrer l'impossibilité de la théorie de la participation, en soulevant deux séries de difficultés :

Seconde partie : « s'il est un, s'il n'est pas un »

Cette partie consiste à déduire les différentes conséquences qui découlent pour l'Un et pour les choses des hypothèses ; « s'il est un », « s'il n'est pas un. »

  1. L'un n'est pas plusieurs choses, il n'y a donc rien à lui, ni nom, ni définition : il n'est l'objet d'aucune opinion, ni de connaissance par quelque être que ce soit.
  2. S'il est un, il doit participer à l'être
  3. S'il est un, les choses sont semblables et dissemblables à elles-mêmes et aux autres choses ; elles sont identiques et différentes, en mouvement et en repos, etc.
  4. S'il est un, il est tout et il n'est rien par rapport à lui-même et aux autre choses.
  5. S'il n'est pas un,
  6. S'il n'est pas un, il n'a aucune détermination, aucun caractère.
  7. S'il n'est pas un, chaque chose sera une pluralité illimité, elles paraitront semblables et dissemblables, etc.
  8. S'il n'est pas un, il n'y a rien.

En conclusion : « soit que l'un existe, soit qu'il n'existe pas, lui et les autres choses, relativement à eux-mêmes et les uns aux autres, sont absolument tout et ne le sont pas, paraissent et ne le paraissent pas. »



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