Partie (musique)
En musique, le mot partie peut tout d'abord revêtir le sens habituel
« d'élément d'un tout ».
- C'est ainsi qu'il peut désigner la pièce d'une œuvre musicale qui en comporte plusieurs.
- On pourra dire, par exemple, « qu'une symphonie classique est
généralement écrite en quatre parties » : dans cet emploi, le mot est synonyme de
« mouvement ».
- Une partie peut également désigner, à l'intérieur d'une pièce musicale cette fois, une subdivision quelconque de
la pièce en question.
- On dira, par exemple, qu'habituellement, « la mélodie d'une chanson, est organisée en deux parties : un couplet alternant avec un
refrain » : dans cet emploi, le mot est plutôt synonyme de « fragment » ou
« d'idée musicale ».
Cependant, dans un sens plus technique, et plus précisément, dans la musique occidentale,
polyphonique ou harmonique, une partie désigne, au sein d'une œuvre musicale, le rôle
destiné à un interprète ou un groupe d'interprètes (qu'il s'agisse de voix ou d'instruments).
- Par exemple, une « partie de violon » est prévue pour être jouée par un violon, ou par un groupe de violons (dans un orchestre, par
exemple) ; de la même façon, une « partie de ténor » est destinée à être chantée par une voix de
ténor, ou par un groupe de ténors (dans un chœur, par exemple), etc.
Appellation des différentes parties
De manière abstraite, c'est-à-dire, sans préjuger de l'instrument ou de la typologie vocale de destination, les différentes
parties d'une œuvre musicale donnée sont numérotées depuis l'aigu vers le grave. La première partie (la plus aiguë,
donc) est appelée partie supérieure. La dernière partie (la plus grave, donc) est appelée
partie inférieure, ou mieux, basse (c'est-à-dire, la partie basse). Partie supérieure
et basse sont regroupées sous l'appellation de parties extrêmes. Dans une œuvre écrite pour au moins trois
parties, la ou les parties situées entre les extrêmes, sont naturellement appelées parties intermédiaires.
- Par exemple, dans un quatuor vocal, constitué, comme son nom l'indique, de quatre parties (à savoir, de l'aigu vers le
grave : soprano, alto, ténor et basse), les parties extrêmes sont : le soprano (partie supérieure) et la
basse (partie basse) ; les parties intermédiaires : l'alto et le ténor.
Partie, partition et portée
Les différentes parties d'une œuvre musicale sont destinées à être exécutées simultanément. En conséquence, on peut
parler de partie seulement dans une pièce musicale organisée et planifiée, donc, écrite, c'est-à-dire, une
œuvre associée à une partition. Dans le domaine de l'improvisation ou celui de la transmission orale de la musique, le
concept de partie est peu pertinent.
- Sur une partition, la réunion par des barres verticales, des différentes parties d'une œuvre musicale, est appelée
un système.
- Les parties séparées affectées aux différents groupes d'interprètes sont habituellement réunies dans une partition spéciale
appelée conducteur et destinée au chef
d'orchestre ou au chef de chœur.
- Sur une partition, chaque partie correspond, à une ou plusieurs portées.
- Par exemple, une partie vocale, une partie de flûte, de violoncelle, de clarinette, etc.
n'a besoin que d'une seule portée. Par contre, certains instruments tels que le piano, le clavecin, la harpe,
etc., en nécessitent deux, une pour chaque main. Citons enfin le cas de l'orgue,
qui s'écrit habituellement sur trois portées (main gauche, main droite et pédalier).
Quelques remarques
- Un groupe d'interprètes s'apprêtant à exécuter une même partie est habituellement appelé
pupitre.
- On parlera par exemple, du pupitre des cors dans un orchestre symphonique, du pupitre des basses, dans une chorale, etc.
- À l'époque de la polyphonie médiévale, les pièces musicales à plusieurs parties étaient toutes destinées à être
chantées (la littérature instrumentale ne se développera vraiment qu'à partir de la Renaissance), en
conséquence de quoi, dans divers emplois, le terme de voix est à peu près synonyme de partie.
- Dans la musique monodique, par exemple,
le chant grégorien,
interprété, rappelons-le, à l'unisson (donc, en l'absence de simultanéités sonores) et a capella (c'est-à-dire, sans accompagnement instrumental), le concept de partie n'a pas
de sens.
Articles connexes

