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Le passage de Gois ou Gôa est une curiosité de la nature située dans la baie de Bourgneuf entre l'île de Noirmoutier et Beauvoir sur Mer sur le continent. C'est une chaussée praticable en voiture lors des basse-mer, mais qui se recouvre deux fois par jour à marée haute.
Il existe d'autres sites de ce type, mais ce qui fait que le Gois est unique, c'est son exceptionnelle longueur : 4,5 km.
Les premières traces de ce passage datent du milieu du XVIIIe siècle. À cette époque, quelques rares riverains traversent à pied sur les bancs de sable. La grande mobilité de ceux-ci rend l'exercice périlleux, voire fatal sans guide. Lors des guerres de Vendée, pendant la Révolution, les royalistes se sont réfugiés sur l'île. Un passeur réquisitionné aurait égaré l'armée révolutionnaire, afin qu'elle périsse à la montée des eaux.
Plus tard, des travaux de stabilisations ont été réalisés, afin d'empêcher les bancs de sable de se déplacer. Ce sont eux qui ont permis l'installation de la voirie actuelle. Aujourd'hui, de nombreux refuges permettent aux promeneurs surpris de se réfugier. Malgré de très nombreux panneaux indiquant les horaires de marée, il y a chaque année des incidents, heureusement très exceptionnellement fatal.
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Le passage du gois est une partie de l'ancienne RN 148 qui reliait Noirmoutier à Limoges devenue aujourd'huit la D 948. Cette curiosité quasiment unique au monde existe depuis l'effondrement du plateau qui a donné naissance à la baie Bourgneuf au début de l'ère quaternaire. Il y a plus de mille ans la rencontre de deux courants marins venant du nord et du sud et se heurtant dans la baie a donné naissance à un banc de hauts fonds qui s'est continuellement déplacé avant de se stabiliser il y a environ un siècle à l'emplacement actuel.
Le nom de Gois (Goy en vieux français)remonte à environ 1577 ; on fait référence à ce passage depuis bien plus longtemps alors que Noirmoutier s'appelait l'île d'Her. Le gois est pratiqué surtout par les passages « de pied » et les animaux depuis le XVIIIè siècle et était à l'époque beaucoup plus long car les anciennes digues étaient plus loin de la côte. La traversée du gois représente certains risques si le voyageur ne respecte pas les horaires des marées de basses eaux (il est convenu que l'on peut passer par beau temps et fort coêfficient de 1h30 avant basse mer à 1h30 après basse mer) ; face au nombre croissant d'accidents le gois fut stabilisé, balisé puis empierré dès...1924. Des balises jalons sont plantées tout le long de la chaussée tous les dix mètres ; six balises dites mâts de « perroquets » et trois balises équipées de cages offrent une sécurité relative depuis la fin du XIXe siècle.
Une course, Les Foulées du Gois, est organisée chaque année depuis le 20 juin 1987. Le signal de départ est donné lorsque les premières eaux montantes franchissent la route. Certains concurrents arrivent avec de l'eau aux chevilles, les derniers nagent... Record à battre : Dominique Chauvelier, 12 minutes et 8 secondes en 1990


