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| Cet article fait partie de la série Mythologie grecque |
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Chez les Grecs archaïques, Péan ou Péon (en grec ancien Παιάν Paian, Παιήων Paiêôn ou Παιών Paiôn) est d'abord un dieu guérisseur. Le mot devient ensuite une épiclèse d'Apollon, avant de désigner un chant d'action de grâces en l'honneur du dieu.
Homère mentionne Péan dans le chant V de L'Iliade, en tant que guérisseur des dieux. Dioné, mère d'Aphrodite, raconte à cette dernière blessée par Diomède comment Péan soigna Hadès, blessé quant à lui par Héraclès : « Péan sur lui répandit des poudres calmantes, et il put le guérir, parce qu'il n'était pas né mortel » (400–401). De même, Péan soigne Arès blessé par Diomède :
L'expression « fils de Péan » est ensuite employé pour désigner les médecins. Ainsi dans L'Odyssée (II, 231–232), quand l'aède évoque l'Égypte :
Le nom devient ensuite une épiclèse du dieu Apollon, dans son rôle de guérisseur.
Dès Homère, le péan est également un chant solennel et collectif à Apollon, en imploration ou en action de grâce. Ainsi les Grecs prient, après qu'Apollon a envoyé la peste dans le champ achéen :
Quand Achille, au chant XXII, a tué Hector, il ordonne de chanter le péan en célébration :
Par la suite, le péan peut être chanté en l'honneur d'autres dieux, comme Arès. Il est traditionnellement chanté avant une bataille, au départ d'une flotte, après une victoire. Le caractère solennel du chant explique que l'on ait baptisé de son nom un pied tétrasyllabique (voir vers) composé de trois brèves et d'une longue.
Les extraits de L'Iliade proviennent de la traduction de Paul Mazon pour les Belles Lettres ; ceux de L'Odyssée de la traduction de Frédéric Mugler pour Actes Sud, 1995.


