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La peine de mort (ou peine capitale) est une sentence appliquée par le pouvoir judiciaire consistant à retirer légalement la vie à une
personne, ayant commis ou étant suspectée d'avoir commis un crime qui est
considéré par le pouvoir comme devant être puni de la mort.
Elle a été appliquée dans presque toutes les civilisations à travers l'histoire. De nos jours, presque toutes les démocraties, comme la France ou l'Allemagne, ont aboli la peine de mort. L'abolition date du 30 septembre 1981 en France. Une majorité des États fédérés des États-Unis, surtout dans le sud, ont repris cette pratique après une brève interruption dans les années 1970. Les États-Unis sont l'une des rares démocraties avec le Japon à continuer à l'appliquer. La peine capitale reste toujours très présente dans tous les pays non démocratiques.
Le Convention européenne des droits de l'homme recommande son interdiction.
La peine de mort se distingue de l'élimination d'individus jugés indésirables (handicapés physiques ou mentaux,...), ayant parfois été pratiquée ou suggérée sous le nom d'euthanasie. En effet, la peine de mort se conçoit comme un châtiment, tandis que l'euthanasie n'implique pas une telle notion.
Par ailleurs, le fait pour un policier ou tout autre personne de tuer en état de légitime défense un suspect ou un criminel ne constitue pas une application de la peine de mort. Il en est de même pour les morts causées par les opérations militaires, sauf dans des cas particuliers (procès militaires).
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La peine de mort est un sujet très controversé. Dans certains pays où elle a été abolie, certains partis ou groupes politiques demandent son rétablissement, dans le but de mieux lutter contre la criminalité : en France, c'est le cas du parti d'extrême droite Front national, mais aussi de rares députés de la droite parlementaire (UMP), qui déposent des propositions de loi à cet effet.
La peine de mort aux États-Unis d'Amérique ne dépend pas seulement de la loi fédérale, mais surtout de celles de chaque État. La loi fédérale ne l'interdit pas. Certains d'entre eux ont oscillé au cours des époques entre abolition et rétablissement (la Cour suprême de l'État de New York a par exemple déclaré en juin 2004 la procédure en matière de peine de mort incompatible avec la constitution de l'État). L'acceptation de la peine de mort par 38 des 50 États, est un des sujets de controverse culturelle entre ce pays et d'autres pays ou groupes politiques, notamment en Europe occidentale.
Les partisans de la peine de mort le sont pour différentes raisons parfois laissées implicites. Citons notamment :
Les régimes non démocratiques voient aussi la peine capitale comme moyen commode de se débarrasser définitivement d'opposants politiques.
En 1976, quelque temps après l'assassinat du petit Philippe Bertrand par Patrick Henry, le chanteur Michel Sardou rendit publique une chanson nommée Je suis pour où il décrivait un père affirmant sa détermination à tuer l'assassin de son enfant. Cette chanson ayant suscité quelques remous chez les opposants à la peine de mort, le chanteur affirma, par la suite, que lui-même n'était pas nécessairement favorable à la peine de mort, et qu'il regrettait de ne pas plutôt avoir nommé sa chanson : Le talion.
Beaucoup de personnes à travers l'histoire ont milité pour l'abolition de la peine de mort, en particulier Beccaria et Victor Hugo (« Que dit la loi ? Tu ne tueras pas ! Comment le dit-elle ? En tuant ! »). Ils l'ont fait en général pour des causes humanistes, donnant priorité à la vie humaine, fût-ce celle du criminel, sur les questions d'ordre public.
Les arguments des abolitionnistes sont :
Dans certains cas, l'objection à la peine de mort est en fait sous-tendue par des objections plus larges au fonctionnement de la justice criminelle :
Enfin, les seules grandes démocraties appliquant la peine de mort de nos jours seraient l'Inde, les États-Unis et le Japon. La critique de la peine de mort est parfois liée à une critique de ces sociétés.
Aujourd'hui de nombreuses associations ou organisations internationales luttent contre la peine de mort dans le monde. On peut citer notamment Amnesty International ou encore Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT).
Suivant les pays, les abolitionnistes attaquent la peine de mort différemment. Alors qu'en Europe c'est principalement pour des raisons morales que la peine capitale a été abolie, aux États-Unis, les abolitionnistes préfèrent attaquer la peine de mort sur son principal point faible, les erreurs judiciaires. La raison en est qu'une large majorité de la population américaine ne voit pas d'inconvénient moral à la peine de mort.
En 2003, Amnesty International a recensé 1 146 déclaration officielles d'exécutions dans 28 pays. La Chine(726), l'Iran(108), les États-Unis(65) et le Viêt-Nam(64) représentent 84 % de ces déclaration. Le nombre réel d'exécutions est probablement bien supérieur : Amnesty International estime que 63 pays ont appliqué la peine de mort cette même année, et rien que pour la Chine le chiffre de 10 000 exécutions a été avancé par un député chinois en mars 2004.
Voici une liste non exhaustive de quelques pays appliquant la peine de mort (triés par chef d'accusation) :
Les méthodes d'exécution ont varié au cours du temps et incluent :
La plupart de ces méthodes d'exécutions ne sont plus aujourd'hui utilisées. Celles employées aujourd'hui sont considérées comme plus humaines (destinées à faire souffrir le moins possible le condamné), exception faite de la lapidation. Celles utilisées aujourd'hui sont :


