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Pierre de Coubertin (1er janvier 1863 Paris - 2 septembre 1937 Genève), né sous le nom de Pierre de Frédy était un historien et pédagogue français qui ressuscita les jeux olympiques à l'ère moderne.
Né à Paris dans une famille aristocratique, il pensait tout d'abord faire une carrière militaire. Cependant, inspiré par ses visites dans des universités anglaises et américaines, il décida d'améliorer l'éducation. Selon lui, le sport occupait une place fondamentale dans le développement de l'individu : il s'attacha à augmenter la place du sport dans l'éducation de la jeunesse.
Pour promouvoir l'athlétisme, son idée était de créer une grande compétition internationale, qui verrait s'opposer les meilleurs athlètes. Devant l'intérêt grandissant que suscitaient les jeux olympiques antiques à la lumière de récentes découvertes archéologiques sur le mont Olympe, il décida de recréer les jeux.
Les jeux modernes sont clairement perçus par plus de 4 milliards de téléspectateurs comme une immense apologie de la fraternité humaine. Mais au-delà des flonflons et autres manifestations de joie, les jeux olympiques sont-ils réellement ce qu'ils prétendent être? Pour y voir plus clair plongeons dans leurs origines. Les jeux modernes n'existent en fait que depuis 108 ans, Pierre Freddy, Baron de COUBERTIN, leur instigateur aristocrate Français né en 1863, grand admirateur des civilisations grecques, se met en tête, après un passage en Angleterre de restaurer l'antique tradition des jeux olympiques, abolie par l'empereur Théodose en 394 après J.C. Bien que les discours actuels affirment que les valeurs olympiques prônés par Coubertin étaient celles du respect et de la courtoisie entre les peuples, la réalité est en fait bien moins agréable. Gavé d'idées issues d'auteurs tels que le naturaliste Francis Galton qui s'efforça toute sa vie de démontrer l'inégalité des races humaines ou du non moins connu diplomate Français, Joseph comte de Gobineau, l'inspirateur de l'idéologie nazie (Essai sur l'inégalité des races humaines). Coubertin ne cacha pas de son vivant, ses idées ouvertement racistes et misogyne. Néamoins en 1894, après des années d'obstination, il parvint à rassembler autour de lui, les responsables de 12 pays afin de remettre au goût du jour les jeux olympiques antiques. Deux ans plus tard, en 1896, la premiere olympiade a lieu à Athènes. Pour Coubertin, il s'agit de manifester aux yeux du monde la supériorité de l'occident, et surtout de prouver dans le cadre des jeux, la perfection de « l'homme blanc », autant sur le plan physique que spirituel. Pour Coubertin, la beauté des corps répondant à l'antique esthétique des athlètes grecques ne peuvent se retrouver que chez des compétiteurs Européens. Cette supposée perfection Européenne doit donc se manifester clairement par une supériorité en terme de performances, cela au détriment des autres « races » considérées comme inférieures (1). Voici le véritable cadre idéologique de la renaissance des jeux Olympiques modernes : Les femmes interdites d'accès, les Nègres, Indiens et autres « métèques » tolérés dans le rôle de faire valoir. On retiendra d'ailleurs que pour la troisième olympiade de 1904 à St Louis (USA), les compétitions furent organisées séparément, ceci en fonction de la « race » des compétiteurs. Les organisateurs Américains considéraient en effet les Pygmées, Turcs, Syriens et autres Sioux comme des trublions exotiques, indignes d'être comparés à la fine fleur de l'athlétisme WASP. Quant à Coubertin, malgré le succès grandissant des J.O modernes, il ne cesse de tempêter contre le laxisme ethnique des jeux et surtout l'éventuelle participation des femmes aux Olympiades. Pour lui, il s'agit d'un affront majeur à la grandeur et à la pureté originelle de cette compétition. Néanmoins, la pression grandissante des mouvements féministes au cours des années 20 finissent par abattre les règlements désuets et machistes du comité international olympique, si bien qu'en 1928, aux jeux d'Amsterdam, (contre l'avis de Coubertin bien sûr!) les femmes au nombre de 290 font leur entrée triomphale aux épreuves d'athlétisme. Écœuré, Coubertin s'éloigne du comité Olympique international dont il a démissionné de la présidence en 1925, pour se rapprocher de celui de l'Allemagne, qui selon lui, est plus proche de l'idéal Olympique. Les jeux de Berlin, en 1936 sont censés magnifier au yeux des autorités Allemande, la supériorité de la race Germanique. Hitler va jusqu'à faire pression pour que les Noirs et les Juifs ne participent pas au jeux, ce que lui refuse le président du Comité Olympique de l'époque. Cruelle ironie de l'histoire, les jeux n'auront cependant d'yeux que pour un seul homme, un Noir du nom du Jesse Owens, que l'histoire retiendra d'ailleurs comme le premier athlète à remporter quatre médailles durant la même olympiade.
Ulcéré Hitler quitte le stade et Coubertin meurt l'année suivante (n'y voyez cependant pas de liens de cause à effet).
Coubertin est devenu au fil des années un personnage insaisissable, tant ses idées semblent à l'opposé du discours actuel du Comité olympique international. Bien que son nom soit fréquemment évoqué durant la trêve olympique, il ne l'est le plus souvent qu'à titre purement anecdotique ou « folklorique ». On se gardera bien de trop « touiller » dans la vie et les idées du père fondateur, de peur qu'il ne s'échappe d'inavouables miasmes.
Devenu une gigantesque entreprise marketing, les JO modernes, s'évertuent désormais à présenter leur père fondateur, Pierre Freddy, Baron de Coubertin sous l'aspect le plus favorable, mais l'histoire demeure pour qui prend le temps de s'y intéresser...
EC 4/9/04
(1) : On a oublié, par exemple, les propos racistes de Pierre de Coubertin qui disait : « À la race blanche, d'essence supérieure, toutes les autres doivent faire allégeance ».
-« Il y a deux races distinctes : celles au regard franc, aux muscles forts, à la démarche assurée et celle des maladifs, à la mine résignée et humble, à l'air vaincu. Hé bien ! C'est dans les collèges comme dans le monde : les faibles sont écartés, le bénéfice de cette éducation n'est appréciable qu'aux forts. » (In « Education anglaise »).
- « La théorie de l'égalité des droits pour toutes les races humaines, conduit à une ligne politique contraire à tout
progrès colonial. Sans naturellement (sic) s'abaisser, à l'esclavage ou même à une forme adoucie du servage, la race supérieure a
raison à la race inférieure certains privilèges de la vie civilisée. » (In « The review of the reviews » avril
1901).
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