Plan Piratox
Le plan Piratox est le plan d'urgence mis en place
en France en cas d'intoxication chimique massive ; le scénario le plus probable est celui d'un attentat avec diffusion d'un
agent chimique toxique, comme l'attentat au gaz sarin du métro de Tokyo (20 mars 1995), ou bien d'un accident industriel.
Le plan s'articule autour de la décontamination :
- mise en place d'un cordon de police pour éviter que les victimes ne
s'égarent ; ceci permet d'une part de les prendre en charge, et d'autre part d'éviter de propager la contamination,
notamment aux urgences des
hôpitaux où les victimes risqueraient d'être amenées ;
- exploration par des équipes formées et équipées de tenues étanches dites NRBC (protection contre les risques nucléaires, radiologiques, bactériologiques,
chimiques) ;
- décontamination précoce des victimes, essentiellement par des douches mises en place à proximité du lieu de
contamination ;
- traitement des victimes au poste médical
avancé après décontamination, selon la chaîne classique du plan rouge, à
l'exception des protections des intervenants.
Les zones de décontamination doivent êtres étanches, et la pression de
l'air doit augmenter lorsque l'on progresse vers la zone suivante (ventilation forcée des
zones) afin que les vapeurs, poudres et gouttelettes contaminantes soient rejettées.
Il est à noter que les urgences vitales ne sont traitées qu'après décontamination. Les victimes sont évacuées vers un seul
hôpital afin de limiter le risque de contamination.
Voir aussi
- Centre d'accueil des contaminés chimiques , diaporama du site Samu-de-france.com (fichier PDF, 82 diapositives,
3,4 Mo)
- Comment se prépare-t-on
au risque NRBC ,
document de la Préfecture de police de Pairs-Brigade des sapeurs-pompiers de Paris (fichier PDF, 3p, 251 Ko)
- Insecticides et gaz de combat : intoxications aux
organophosphorés , un article du Généraliste (fichier PDF, 7p, 448
Ko)
- Décontamination de victimes chimiques : modalités et
limites , , un article
du site Urgence-pratique

