| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
| Médecine |
| Mise en garde médicale |
| Wikipédia:Prosélytisme |
| Sciences fondamentales |
| Anatomie - Physiologie |
| Embryologie - Histologie |
| Génétique - Bioéthique |
| Biologie - Bactériologie |
| Histoire de la médecine |
| Pathologie |
| Symptômes - Syndromes |
| Santé - Maladies |
| Domaines d'étude |
| Médecine générale |
| Spécialités médicales |
| Spécialités chirurgicales |
| Spécialités techniques |
| Professions paramédicales |
| Thérapeutique |
| Médicaments |
| Pharmacologie |
| Méta |
| Le projet Médecine |
Du grec polios « gris », myelos « moelle » et ite « inflammation ». La poliomyélite est une maladie infectieuse aiguë, qui s'attaque à la substance grise de la moelle épinière.
| Sommaire |
Elle est causée par un virus, dont l’homme est le seul hôte naturel, qui se transmet par voie féco-orale ou par des postillons émis lors de toux ou d'éternuements. Le poliovirus (genre Entérovirus à ARN) s'attaque généralement au système digestif en provoquant des symptomes proches de ceux de la grippe et il est dans la plupart des cas éliminé par le système immunitaire. Mais il arrive dans environ 1 cas sur 100 que celui-ci s'étende aux cellules nerveuses et provoque des lésions aux cornes antérieures motrices de la moelle épinière. Le virus s'attaque alors aux cellules nerveuses qui commandent les muscles (motoneurones) en laissant intact les neurones adjacents qui commandent les fonctions sensitives, urinaires, sexuelles... Jusqu'à 95% des motoneurones peuvent être touchés, mais après la phase aiguë de la maladie les motoneurones survivants sont capables d'établir de nouvelles connexions et le malade peut perdre jusqu'à 10% de ses motoneurones sans sequelles neurologiques définitives.
Quand l'atteinte est massive, il provoque des paralysies locales, mortelles dans environ 10% des cas, et des atrophies musculaires souvent irréversibles. Il
affecte habituellement les jeunes enfants, et était l'un des plus terribles fléaux de l'enfance. La poliomyélite touchait plus de
600 000 enfants par an dans le monde et en enfermait des milliers dans des poumons d'acier. Ces appareils étaient utilisés pour
créer une pression négative autour du thorax, ce qui entraîne l'air à l'intérieur des poumons et permet une respiration
artificielle.
La poliomyélite n'a pas de traitement, seule la vaccination peut protéger efficacement. Elle est réalisée par injection sous-cutanée ou par ingestion. Pour l'enfant, elle assure une immunité pour 5 ans à condition qu'il y ait eu un rappel après 12 mois. Pour les adultes le rappel peut se faire tous les 10 ans. Le vaccin a été mis au point par le microbiologiste américain Jonas Edward Salk en 1952. Des campagnes massives de vaccination ont alors été mises en place, ce qui a permis de faire baisser rapidement la fréquence de la maladie.
La maladie reste cependant un important problème de santé publique pour de nombreux pays d'Afrique et d'Asie.
Trente à quarante ans après la phase aiguë de la maladie, alors que leur état général était depuis longtemps stabilisé, les malades ressentent une grande fatigue, une faiblesse musculaire progressive et des douleurs articulaires. Parfois ces symptômes s'accompagnent de difficultés respiratoires ou d'atrophie musculaire.
Le syndrome post-polio a été décrit pour la première fois par les neurologues Jean Martin Charcot et Fulgence Raymond en 1875. Il touche environ un survivant sur deux.


