Page d'accueil encyclopedie-enligne.com en page d'accueil
Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées

Pont Rion-Antirion


Le pont Rion-Antirion vu depuis Antirion
Agrandir
Le pont Rion-Antirion vu depuis Antirion

Le Pont Rion-Antirion (en grec, Γεφυρα Ριου-Αντιρριου), aussi appelé Pont Harilaos Trikoupis et déjà surnommé pont de Poséidon ou le pont des français. C'est le plus long pont à haubans du monde avec ses 2 883 mètres, plus long que le Golden Gate (1 970 mètres). Il relie le Péloponnèse à la Grèce continentale, et domine les flots du haut de ses 163,7 m (pile et pylône). Son tablier enjambe le golfe de Corinthe à soixante mètres au-dessus du niveau de la mer.

Ce pont se trouve dans une position stratégique. Il relie le Péloponnèse à la Grèce continentale, et se situe à l'intersection de deux axes autoroutiers importants. Grâce aux ports de Patras et d'Igoumenitsa (au nord-ouest), il facilite les communications entre la Grèce et l'Italie. Et, désormais il suffit de 5 minutes pour passer sur l'autre rive, contre 45 minutes en ferry.

Situation du pont Rion-Antirion
Agrandir
Situation du pont Rion-Antirion

Il a été ouvert à la circulation le jeudi 12 août 2004, et son inauguration le 8 août 2004 a été inscrite dans la célébration des Jeux Olympiques d'été de 2004 à Athènes.

Le premier projet d'un pont à cet endroit, celui du président du Conseil Harilaos Trikoupis, date de 1880, au moment du percement du canal de Corinthe, mais les problèmes techniques avaient conduit à l'abandon du projet. Le golfe de Corinthe est un fossé d'effondrement sensible aux mouvements techtoniques, et la profondeur atteint 65 mètres avec des fonds marins peu résistants, de plus l'endroit est souvent soumis à des vents dépassant les cent kilomètres à l'heure.

Technologie

La base technologique du pont-viaduc de Rion-Antirion est issue du projet d'un pont-viaduc traversant la Manche, concurrent de celui du tunnel sous la Manche. Présenté une première fois, sans succès, en 1987, il remporta l'appel d'offres international, le 3 janvier 1996, avec la société Geyfra (filiale du groupe Vinci), dans le cadre d'un contrat de concession de 42 ans, pour la construction, le financement et l'exploitation de ce pont (ce qui le fait aussi surnommer « le pont des Français » par la population grecque).

Il a été dessiné par l'architecte Berdj Mikaëlianet, auteur de nombreux autres ponts, et construit par le groupe de BTP français Vinci, pour un coût de 771 millions d'euros, couvert par une subvention de l'État grec (43%), un prêt de la Banque européenne d'investissement (47%) et un engagement en capital de Vinci (10%). Sa première pierre a été posée par le premier ministre Kostas Simiris, le 19 juillet 1998.

Il est dimensionné pour résister à des séismes supérieurs à 7 sur l'échelle de Richter, se transformant en gigantesque balançoire en cas de secousse majeure, au choc d'un pétrolier de 180 000 t lancé à 16 noeuds et à des vents de 250 km/h. Il serait selon ses constructeurs «l'endroit le plus sûr en cas de séisme majeur dans la région de Patras». La structure est mixte acier-béton armé sur quatre piles en béton de 90 mètres de large, pesant 150 000 tonnes chacune. La portée principale est de 560 mètres pour une longeur totale de 2 880 mètres, suspendue à 60 mètres au-dessus du niveau de la mer.

La fosse du golfe de Corinthe est remplie de sols meubles (argile, limon, sables fins) et la roche, qui se trouve à plus de 1 000 mètres, est inaccessible. En outre, la profondeur de l'eau atteint 65 mètres. Les fondations de chacun des 4 énormes piliers sont faites sur plus de 200 tubes d'acier creux de 2 mètres de diamètre et de 25 à 30 mètres de long, qui s'enfoncent dans le sol instable constitué de limon, d'argile et de sable. Ils sont recouverts d'un tapis de gravier de 3 mètres d'épaisseur, capable de supporter les embases des pylônes de 90 mètres de diamètre et 13 mètres de hauteur, construites en câle sèche, et remorquées en flottaison avant d'être définitivement immergées lorsque leur construction eu atteint 60 mètres de haut. Cette opération de haute précison technologique a été effectuée par l'entreprise hollandaise Smit, spécialiste du remorquage des plateformes au large.

Le tablier de 27,2 m de large est équipé d'un système de bracons (pièce oblique qui réunit deux autres pièces) fusibles, situé au niveau des piles, qui assure la tenue transversale sous conditions normales et vent extrême. En cas de séisme exceptionnel, ces béquilles métalliques cèdent en libérant le tablier qui se transforme ainsi en une balancelle géante simplement suspendue à ses 368 haubans. Les mouvements d'oscillation sont alors limités par l'intermédiaire d'amortisseurs géants (4 par pylône) qui autorisent une course de 3 m d'amplitude et sont capables de dissiper une énergie atteignant 5 mégajoules, ce qui correspond au dixième de la production d'une centrale de 120 MW.

Chronologie du projet

Liens externes



This site support the Wikimedia Foundation. This Article originally from Wikipedia. All text is available under the terms of the GNU Free Documentation License Page HistoryOriginal ArticleWikipedia