Pont suspendu
La technique de construction des ponts suspendus classiques est très ancienne, c'est en fait celle des ponts en lianes, mais avec des câbles en acier et un port bien plus long. Le principe des ponts
suspendus est de maintenir le poids du tablier par deux câbles porteurs solidement arrimés aux berges.
La maitrise de l'acier a permis la construction des premiers ponts suspendus dès la fin du XIXe siècle, le plus vieux pont suspendu est le Pont de la Caille en
Haute-Savoie (France), on peut aussi citer le Pont de Brooklyn à
New-York (1883).
La structure d'un pont suspendu lui permet d'avoir des portées importantes mais en contrepartie, présente un certain nombre
d'inconvénients :
- Il nécessite la présence de massifs d'ancrage imposants et lourds, indispensables pour retenir les forces considérables qui
s'exercent, ce qui le lie fonctionnellement à la géologie du sol qui va le supporter.
- Le remplacement des câbles devient un travail très dur et fastidieux demandant plusieurs mois ainsi que la fermeture du pont
durant ce délai.
Quelques ponts suspendus
- Pont d'Akashi
Kaikyo (Japon), pont suspendu de 3800 m Structurae .
- Pont du Bosphore
(Turquie) (1988), portée centrale 1000 m.
- Pont de Brooklyn (États-Unis, New-York) (1888), portée centrale
488 m.
- Pont du Golden Gate (États-Unis), pont suspendu de 2737 m
(portée centrale 1280m).
- Pont Grand Belt
(Danemark), en construction, portée centrale 1634 m.
- Pont Humbert
(Grande-Bretagne) (1981), portée centrale 1410 m.
- Pont de Manhattan (États-Unis, New-York) (1909), pont
suspendu de 2090 m (portée centrale 448m).
- Pont de Messine (entre
la Sicile et l'Italie), pont suspendu de 5300 m (en projet).
- Pont de Tancarville (France, Normandie) (1959), à trois
travées d'une longueur totale de 1400 m (portée centrale 960m).
Liens externes
Ponts suspendus sur Structurae

