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Pape



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Sommaire

Préambule

On appelle pape un certain nombre de chefs d'Églises chrétiennes. Parmi celles-ci :

Pour les catholiques, la lignée des papes remonte à l'apôtre Pierre qui aurait été le premier évêque de Rome, jusqu'à sa mort en 64 ou 67. Selon cette tradition, le rôle de dirigeant de l'Église a été énoncé par le Christ : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église... je te donnerai les clefs du Royaume des cieux » (Mt XVI:18-19).

Historiquement, toutefois, l'identité des premiers évêques de Rome et leur statut privilégié parmi les évêques sont sujets à caution. L'idée que les 264 papes de Rome sont successeurs de Saint-Pierre suppose :

Origine du mot

Le mot pape (en grec πάππας, pappas) n’a rien d’un titre officiel, c’est une appellation d’affection respectueuse, celle que l’enfant donne à son père (« papa »). On ignore quand il a été employé pour la première fois à propos d’un responsable religieux, peut-être assez tôt : c’est une manière de dire que ce responsable est le père de ses ouailles. Aujourd’hui encore, les Grecs appellent pappas les simples prêtres de l’Église orthodoxe (ce qu’on traduit en français par « pope »).

La première attestation de ce mot pour désigner un chef religieux de premier plan remonte à 306 à Alexandrie : la population chrétienne de cette ville le décerna comme titre à son évêque Pierre d'Alexandrie. Il n’est pas impossible que cette simple appellation familière soit devenue par la suite traditionnelle à propos du titulaire du siège d'Alexandrie. On ne sait si l’application du même titre à celui du siège de Rome s’est faite parallèlement ou par imitation de ce qui prévalait à Alexandrie.

Origine de la fonction du pape romain

Du point de vue de l’administration civile, l’Empire romain était divisé en provinces, chacune étant dirigée à partir de sa métropole (littéralement « ville-mère », en grec). À la fin du IIIe siècle ou au tout début du IVe siècle, l’évêque de chaque métropole, ou métropolite, a pris de l’ascendant sur les autres évêques de la province.

En 325, le Concile de Nicée entérine cet état de fait : nul évêque ne peut ordonner un prêtre ou un autre évêque sans l’accord de son métropolite. Le même concile affirme aussi, pour trancher le conflit mélitien et en se référant, dit-il, à un usage déjà constitué, que trois métropolites ont des compétences qui dépassent le cadre de leur province, ceux d’Alexandrie, de Rome et d’Antioche. La circonscription qui dépend d’Alexandrie regroupe toutes les provinces d’Égypte et de Libye. Bien que le concile ne précise pas quelles sont les limites des deux autres, on peut supposer qu’Antioche avait la responsabilité de la Syrie, de la Palestine et des provinces limitrophes, et que Rome dominait l’Italie, partiellement ou entièrement (avec, peut-être, une certaine influence en Gaule et en Afrique, comme en avait témoigné le Concile d’Arles en 314).

Pendant le IVe siècle, le siège de Rome resta un peu à l’écart des principaux débats théologiques, pour des raisons linguistiques et géographiques : les principaux conciles eurent lieu en Orient et en grec ; le pape n’y envoya souvent que de simples prêtres ou des évêques mineurs pour le représenter et ceux-ci ne prenaient pas part aux votes. Malgré cette faible implication et l’absence d’autorité sur la chrétienté orientale, Rome avait un certain prestige, puisqu’on lui demanda à plusieurs reprises son arbitrage, lors de la crise arienne, puis à propos des discussions sur la nature du Christ (ce qui ne veut pas dire que ses avis aient été écoutés). Elle servit surtout de soutien, dans les querelles doctrinales, au siège d’Alexandrie et Théodose, à son avènement, proclama pour loi religieuse de tout l’empire, « la foi de l’évêque de Rome et de l’évêque d’Alexandrie ».

Les conciles de Constantinople (381) et de Chalcédoine (451) accordèrent le même statut de « super métropolite » (ce qui devait devenir la dignité de patriarche) aux sièges de Jérusalem et de Constantinople. Le premier échappait au pouvoir d’Antioche et devenait autonome, le second obtint un rang égal à celui de Rome, celui-ci ne gardant qu’une « primauté d’honneur ». Ce système était calqué sur l’administration civile : Constantinople y était capitale à l’égal de Rome, tout en laissant à Rome une première place symbolique. Pendant le même temps, le siège d’Antioche voyait sa circonscription rognée par ses deux voisines (Constantinople et Jérusalem).

Au cours des siècles suivants (Ve siècle - VIIe siècle), le siège de Rome prit de plus en plus d’autonomie et d’influence en Occident. Plusieurs facteurs ont favorisé cette évolution :

Mais Rome ne devint vraiment le siège d'une papauté se revendiquant unique qu'aux alentours de l'an 800 puis étendit sa primauté de juridiction sur l'ensemble du monde romain jusqu'au Grand Schisme de 1054.

Fonction politique (catholiques romains)

Le pape est le souverain des États pontificaux, actuellement l'État de la Cité du Vatican. Il est aussi le chef de l'Église catholique romaine.

Son mode de désignation est électif sur le mode oligarchique par le collège (conclave) de ses électeurs, les cardinaux. Ceux-ci ont eux-mêmes été nommés par un des anciens papes, et sont électeurs jusqu'à l'âge de 80 ans. La fonction est à vie. Un seul pape connu, Célestin V a démissionné pour aller vivre dans un monastère — il y fut probablement poussé par son successeur, Boniface VIII.

Le règne d'un pape se nomme pontificat. L'origine de ce mot tient à l'un des titres des papes : souverain pontife. La filiation de cette expression doit se trouver dans le titre du principal prêtre dans la Rome antique pontifex maximus, porté jusqu'au VIe siècle par l'empereur de Byzance.

Évolution du rôle du pape

Jusqu'en 800

L'histoire de la papauté est inséparable de l'évolution doctrinale de la christologie et de la baisse de puissance des empereurs romains d'Orient.

(Source : Le monde de la Bible, Bayard, numéro hors-série : « Aux origines de la papauté moderne »)

La réforme grégorienne

La lutte du sacerdoce et de l'Empire

(à suivre)

Le concile de Trente

(à suivre)

La crise anti-moderniste et le concile Vatican I

Le concile Vatican II et la collégialité

(à suivre)

Quelques dates

en travail sur : Discuter:Pape/Dates

Insignes pontificaux

Dans l'Église catholique romaine, un certain nombre d'insignes sont réservés au pape :

Dans le domaine liturgique, seul le pape peut célébrer sur l'autel pontifical de la basilique Saint-Pierre. Jusqu'à Paul VI, le pape possédait des ustensiles particuliers :

Listes de papes

Listes des papes, dignitaires religieux chrétiens portant ce titre :

Voir aussi : antipape

Voir aussi



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