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| Cet article fait partie de la série Théâtre |
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Molière lui-même le disait, traduisant ainsi un adage latin célèbre, le but de la comédie est de corriger les mœurs (castigat ridendo mores), ce qui vaut aussi pour la tragédie. Ces deux formes théâtrales ont en effet une portée édifiante.
La comédie se propose de « corriger les vices des hommes en les divertissant » (dixit Molière). Cet auteur, tout en faisant rire les les spectateurs par des passages comiques tirés de la farce, un genre qu'il a longtemps joué, tournait en ridicule les travers humains. Il le dit lui-même : « On veut bien être méchant, mais on ne veut pas être ridicule ». Il s'est ainsi moqué du pédantisme dans Les femmes savantes, des faux dévots et des crédules dans Le Tartuffe, de l'avarice dans L'Avare, des faux savants dans Le Malade imaginaire, etc.
Les auteurs de tragédie, eux aussi, tentent de corriger les vices des hommes, ou plutôt leurs passions de deux manières, d'abord en montrant les dégats que peuvent provoquer les passions : dans les tragédies, les passionnés se font tuer, tuent ou se suicident, deviennent fous (hors de la scène, par respect de la règle des trois unités), ce qui est peu enviable.
Deuxièmement, les dramaturges comptent comptent sur la catharsis, ou purgation des passions : les spectateurs d'une tragédie sont ainsi censés expulser les passions en les vivant par procuration.


