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| Image | ||||
| Année d'émission | 1847 | |||
| Année de retrait | ||||
| Valeur faciale | 1 penny et 2 pence |
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| Dimension | ||||
| Pays | Île Maurice | |||
| Description | reine Victoria | |||
| Couleur | Orange et bleu |
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| Impression | ||||
| Dentelure | Non dentelé | |||
| Tirage | 1 000 | |||
Les deux timbres-poste Post Office sont les premiers timbres émis pour le service postal de l'île Maurice, alors colonie britannique. Ils ont été émis en 1847.
| Sommaire |
En 1847, le maître de poste J. Stewart Browning décida d'appliquer une partie de la réforme postale qui fut mise en œuvre au Royaume-Uni en 1840. Le gouverneur Sir William Maynard Gomm le soutint.
Le graveur J. O. Barnard fut choisi ; né en 1816 à Portsmouth, il avait émigré à Maurice en 1838. Il se qualifiait alors de « peintre miniaturiste et graveur ». Il prépare un projet et reçoit une première commande pour 500 exemplaires de chacun des deux timbres. Il fut payé 10 livres 10 shillings pour une valeur faciale totale de 6 livres 5 shillings ; cette première émission fut donc déficitaire.
Le timbre reprend le graphisme du Penny Black britannique : la reine Victoria est représenté de profil. Elle est entourée de plusieurs mentions : « MAURITIUS - POST OFFICE » et la faciale de 1 penny ou 2 pence.
Le 1 penny a été émis en orange et le 2 pence en bleu.
La mention « POST OFFICE » fut abondamment commentée quelques années plus tard. Certains philatélites affirmèrent que c'était une erreur car la mention habituelle était « POST PAID » (port payé). Cette dernière servit dans les émissions suivantes. Il est plus vraisemblable que Barnard a simplement signalé l'usage postal de ses timbres et repris la mention figurant sur les cachets avant 1847.
Le stock de Post Office fut écoulé rapidement, mais aucune réimpression n'eut lieu. Les postiers revinrent donc au système antérieur de paiement en numéraire de l'affranchissement.
En 1853, le timbre a été retiré avec la mention « POST PAID ».
Ces timbres sont parmi les timbres les plus rares et célèbres de la philatélie : il n'en est connu que 27 exemplaires (en 1984). 6 timbres neufs et 21 oblitérés, dont certains sur lettre. Une de ces lettres est l'une des invitations au bal de la femme du gouverneur Gomm.
Les plaques originales gravées par Barnard ont été vendus en Angleterre en 1912, et ont fait partie de la collection de plusieurs riches philatélistes.
L'histoire de ces timbres est marquée de deux anecdotes qui ont contribué à sa célébrité.
Tout d'abord, en 1847, la création de ces timbres et le soutien du gouverneur Gomm à ce projet aurait été lié à un grand bal que préparait l'épouse de celui-ci. Elle aurait apprécié d'envoyer ses invitations affranchis de ces nouvelles vignettes. Une de ces enveloppes existe encore.
Pendant la courte période d'usage de ces timbres, à Bordeaux, deux gamins récupèrent avec quelques sous un paquet d'enveloppes jetées par une banque d'armateur. Ils les revendirent à une madame Desbois, papetière et bonbonière, qui s'intéressa aux timbres mauriciens. Elle se rendit à la banque pour chercher dans les archives avec l'aide de la femme du propriétaire, madame Brochard. Elles sauvèrent ainsi quinze enveloppes de la destruction.
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