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Premiers secours > Gestes de
première urgence > Malaise
| Cet article fait partie de la série |
| Premiers secours |
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Avertissement :
rien ne saura remplacer une formation par un organisme agréé. Les premiers secours sont avant tout une démarche et un état d'esprit plus qu'un ensemble de techniques. |
| Avant l'accident |
| Prévention |
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| Éléments de droit |
| En cas d'accident, de malaise |
| Analyser le danger et le supprimer |
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| Secours paramédicaux |
| Voir aussi |
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| Aide médicale urgente |
| Méta |
| Projet premiers secours |
Un malaise est un « mal à l'aise », une sensation pénible ressentie par la victime (consciente), et
qui traduit un mauvais fonctionnement de l'organisme ; il peut être provisoire ou durable, survenir soudainement ou
progressivement. Contrairement aux traumatismes et blessures, on ne peut pas en déterminer la cause. La personne elle-même peut
ne pas être consciente de ce malaise, cela se verra alors par des signes extérieurs. Le malaise peut avoir comme origine une
maladie connue ou ignorée, un accident précédent dont les conséquences ont été négligée, ou une intoxication.
Si l'état initial de la personne n'est pas inquiétant (la personne est consciente), l'affection cachée peut être grave et entraîner une détresse vitale. Il convient donc de prendre impérativement l'avis d'un médecin qui fera un diagnostique (par exemple contacter le médecin du samu en téléphonant au « 15 » en France, composer le « 112 » dans l'Union européenne), déterminera si la malaise est bénin ou grave et décidera de la conduite à tenir.
| Sommaire |
Si le malaise est passé, sans suite, une consultation médicale est fortement conseillée.
La conduite à tenir pour le sauveteur, qui constate le malaise en cours, est la suivante :
Un malaise n'est pas toujours grave (la réponse du médecin peut être « surveillez-la et appelez son médecin traitant si cela ne va pas mieux »), mais ce n'est pas au sauveteur d'en juger.
Un certain nombre de signes et de plaintes particuliers vont permettre au médecin su Samu d'évaluer l'état de la victime. Ces signes et plaintes sont des signaux d'alarme qu'il convient de rechercher pour les transmettre lors de l'appel aux services de secours :
Si la personne émet une ou plusieurs de ces plaintes, ou présente un ou plusieurs de ces signes, il convient de le noter et d'en informer les secours lors de l'appel.
Si la personne a un traitement médical à prendre en cas de malaise, on aide la personne à prendre son traitement : la maladie a déjà été diagnostiquée par un médecin, qui a prescrit ce traitement, et la victime connaît cette prescription. Si elle ne se souvient pas des prescriptions et qu'elle n'a pas son ordonnance sur elle, on demande l'avis du médecin (samu). Notons qu'il ne s'agit pas d'administrer le médicament (rôle propre de l'infirmier), mais d'aider la personne à prendre son traitement, c'est-à-dire qu'on l'aide à chercher son traitement dans ses affaires et qu'éventuellement on lui apporte un verre d'eau.
Certaines personnes vont demander spontanément du sucre. Dans ce cas, on leur donne du sucre (le sucre est un médicament pour ces personnes).
Sinon, on s'abstient de donner quoi que ce soit, ni médicament, ni à boire ni à manger, sans avis médical.
La notion de malaise en premiers secours (et d'une manière générale pour le grand public) est plus large que la notion médicale (malaise vagal, lipothymie et syncope), elle regroupe des maladies et des traumatismes cachés. Parmi les causes communes de malaise, notons les accidents vasculaires cérébraux (attaque cérébrale), les infarctus du myocarde (crise ou attaque cardiaque), les crises d'épilepsie, les crises d'asthme, le diabète, l'hypoglycémie, les allergies, le collapsus cardiovasculaire (ou état de choc), les baisses de tension artérielle (notamment malaise vagal, par exemple suite à une émotion), le stress... Notons que les signes et plaintes seuls ne suffisent pas à déterminer l'origine du malaise, en tant que témoins, sauveteur ou secouriste, on ne peut pas connaître la cause — et on n'en a d'ailleurs pas besoin. La conduite à tenir est donc la même quelle que soit le malaise : interroger, observer, mettre au repos, alerter les urgences médicales.


