Le 27, Lula est élu président aux élections présidentielles de 2002, c'est le premier président de gauche du Brésil, avec prise de
fonction pour le 1er janvier.
Lors sa prise de fonctions, le 1er janvier2003, Lula déclare dans son discours inaugural : « Le changement, voilà notre mot d'ordre (...) L'esprit
a vaincu la peur, notre société a décidé qu'il était temps d'emprunter une nouvelle voie ».
Vice-président, le sénateur José Alencar Gomes da Silva (PL), entrepreur de la région du Minas Gerais.
Ministre du Développement et de l'industrie, Fernando Fulan, l'ancien PDG du grand groupe alimentaire Sadia.
Président de la Banque centrale, le banquier Henrique Meirelles.
Ministre de la Culture, le célèbre composietur et chanteur Gilberto Gil
(Verts).
Début de l'ambitieuse campagne « Faim zéro », avec comme emblème un plat, un couteau et une fourchette
avec le drapeau brésilien en arrière plan, et comme premières mesures :
L'octroi d'une allocation mensuelle de 50 réals (15 euros) aux plus démunis, ce qui est considéré comme insuffisant pour
manger à sa faim.
Un plan de scolarisation et de vaccination des enfants.
Un plan de suivi médical obligatoire pour les femmes enceintes.
Un plan-test d'installation de l'eau potable.
Le regoupement des différents plans d'aide sociale à la famille au sein d'un nouvel organisme la Bolsa
Familia.
Une centaine des plus grandes entreprises du Brésil collaborent au plan de lutte contre la faim pour un montant de 104
millions $US.
Création du poste de coordonateur fédéral pour l'aide sociale d'urgence, directement rattaché à Lula et dont l'action devrait
concerner 11 millions de familles. Il s'agit de Anna Fonseca, historienne, sociologue et spécialiste de politique publique; son adjoint est Ricardo Henriques,
économiste.
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Dévaluation du 58% du real, la monnaie du Brésil.
Les réformes des retraites et de la sécurité sociale provoquent des remous dans l'extrême gauche du Parti des travailleurs, mais ne débouchent pas sur une rupture, seulement sur des
manifestations dénonçant « la trahison de Lula ».
La principale mesure a été de repousser l'âge de la retraite de 55 à 60 ans et ce qui a permis l'approbation par le FMI d'un nouveau prêt de 15 milliards de $US.
L'autorisation donnée à la culture de soja génétiquement modifié (cette autorisation
serait temporaire pour 2004 et sujette à étude) et le projet de construction d'une troisième centrale nucléaire a poussé le
député et ancien guérillero Fernando Gabeira à annoncer sa rupture avec le Parti des travailleurs.
Les négociations de l'OMC à Cancun, se sont
soldées par un échec, en grande partie à cause de l'opposition de Lula qui désirait des rapports d'égal à égal avec les États-Unis. Cette position lui a permis d'acquérir
une grande popularité dans tous les pays d'Amérique latine où le sentiment que les américains se comportent comme un seigneur
avec ses vassaux est très répandu.
De ce fait les américains ont imposé aux citoyens brésiliens l'obligation de fournir une photo et leurs empreintes digitales,
en réaction, le Brésil a imposé le même traitement aux citoyens américains au nom de la réciprocité.
L'inflation est sous contrôle, mais grâce à des taux d'intérêts élevés.
Les échéances de la dette du pays sont honorées, mais au prix de sombres coupes dans le budget social.
La dette extérieure du pays s'élève à 270 milliards $US, elle est la plus élevée du monde, représente 55,8% du PIB et coûte chaque année 50 milliards au Brésil.
Le FMI a mis à la disposition du Brésil 30 milliards $US, dont 24 sont libérables sur
2003, à condition que la politique d'austérité soit rigoureusement respectée.
La réforme fiscale en cours d'étude ne prévoit aucun impôt supplémentaire pour les riches.
Le délinquance a encore entraîné plus de 40 000 assassinats en 2003.
Le chômage se monte ofiiciellement à 11,7% mais le chiffre réel avoisinerait 20%.
Le 24, premier remaniement ministériel, ouverture au centre-droit (PMDB).
Multiplication des discussions ou accords de libre échange entre le Brésil/Mercosur et l'Inde,
l'UE, Canada.
Annonce d'un revenu minimum pour tous à partir de 2005.
Le sommet des Amériques du 12 et 13 janvier, s'est soldé par un échec, en grande partie à cause de l'opposition de Lula qui a
rejetté les projets étasuniens tant sur le fond que sur la forme.
Un conseiller du chef de la Maison civile est limogé du gouvernement, accusé de trafic d'influence pour avoir négocié en
2002 une commission sur les loteries clandestines pour financer la campagne du Parti des travailleurs (affaire révélée par la presse).
Sur proposition du président français Jacques Chirac, Lula accepte
d'envoyer une force de paix en Haïti de 1100 hommes et de prendre le commandement de
la force multinationale de l'ONU.
Le gouvernement débloque 3 milliards de reals (900 millions d'euros) pour restaurer les routes.
Le gouvernement brésilien lance une campagne de désarmement de la population civile avec un budget de 10 millions de reals,
pour l'acquisition d'environ 80.000 armes.
Le 14, Lula annonce la création que l'économie Brésilienne à créé 830.000 emplois sur les 5 premiers mois de l'année. Il
indique que ce chiffre est en dessous de son espérance et espère une « surprise agréable » à la fin de l'année.
Accélération des programmes sociaux : La BID (Banque interaméricaine de développement) annonce un prêt de 1 milliard de US
dollars sur 2005-2007, pour financer le programme d'aide sociale, la bourse-famille, créé dans le cadre du plan « Faim
zéro », d'éradication de la faim, et pour unifier d'autres aides sociales comme la bourse-école ou la carte
d'alimentation.
Cette aide concerne 4,5 millions de familles qui touche 72 reals par mois (25 US$), et comporte des contreparties comme
l'obligation d'envoyer les enfants à l'école et de les faire vacciner. Sa gestion vient d'être attribuée directement à José Dirceu, chef de cabinet du
président « Lula » à la place du ministre de développement social Patrus Ananias.
Le 4, le président Lula accepte la démission du ministre de la Défense José
Viegas, après la publication d'un communiqué de l'armée, par le général Roberto de Albuquerque, faisant
l'apologie du régime militaire, sans que le ministre soit consulté avant la publication du communiqué. Il est remplacé par
l'actuel vice-président, José
Alencar.