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Protectorat français en Tunisie


Note : cet article est pour l'instant en grande partie repris de l'article Histoire de la Tunisie. Il est cependant destiné à approfondir le sujet, notamment en ce qui concerne l'apport du protectorat à la Tunisie, le fonctionnement de l'État sous le protectorat, etc.



Cet article fait partie de la
série Histoire de la Tunisie
Carthage
Époque arabe
La Tunisie des Beys
Protectorat français
La Tunisie indépendante


Sommaire

Établissement du Protectorat

Le traité du Bardo

Le 12 mai 1881, le protectorat français fut officialisé par la signature du traité du Bardo. La France ne tarda pas à abuser de ses droits et prérogatives de protecteur pour exploiter le pays comme une colonie, en contraignant le Bey à abandonner la quasi-totalité de ses pouvoirs au Résident Général de France, qui représentait à Tunis les intérêts de la République française protectrice.

Fonctionnement du protectorat

Apports du protectorat

modernisation du pays (ex : réseau ferré, agriculture moderne, industrialisation, etc.)

Gestion du mouvement national tunisien

Origines du mouvement national

Le Mouvement Réformiste Tunisien est né autour de Kheireddine Pacha au milieu du XIXe siècle.

Grâce à Béchir Sfar et malgré l'occupation française, le Mouvement Réformiste s'est mû en mouvement de résistance à l'occupation française et donna naissance en 1906 au Mouvement des Jeunes Tunisiens. Ce mouvement fut durement réprimé par l'occupant français (événements tragiques du Jellaz en novembre 1911 et du Tramway en février 1912), mais le Mouvement des Jeunes Tunisiens renaîtra de ses cendres en 1919 pour donner naissance, au Parti Libéral Constitutionnel Tunisien (Parti du Destour).

Entré en conflit avec le régime du Protectorat, le Destour a, dès la proclamation officielle de sa création le 3 juin 1920, exposé son fameux programme en 8 points.

Actions du Néo-Destour

En 1932, Bourguiba fonde avec d'autres le journal L'Action Tunisienne, qui, outre l'indépendance, prône la laïcité. Cette position originale au sein du Destour conduisit en 1934 plus tard à sa scission en deux branches, l'une islamisante qui conserva le nom Destour, et l'autre moderniste, le Néo-Destour. Ce nouveau parti fut dirigé par un bureau composé du Dr Mahmoud Materi (Président), de M. Habib Bourguiba (Secrétaire Général), et de MM. Tahar Sfar, Bahri Guiga et M'hammed Bourguiba (membres).

Au milieu des années 30, la répression coloniale se fait plus violente et Habib Bourguiba est éloigné avec d'autres militants dans le Sud tunisien où il est assigné à rédidence. En 1936, l'accession au pouvoir du Front Populaire permet la libération des leaders indépendantistes. Ce répit ne dura pas et en 1938, Habib Bourguiba est emprisonné en France pour conspiration contre la sûreté de l'État.

La Deuxième Guerre mondiale

En 1940, le régime de Vichy le livra à l'Italie à la demande de Mussolini, qui espérait l'utiliser pour affaiblir la résistance française en Afrique du Nord. Cependant Bourguiba ne voulut pas cautionner des régimes fascistes et lança le 8 août 1942 un appel pour le soutien aux troupes alliées, position qui lui valut d'être aussitôt arrêté par les nazis, mais qui allait être à l'origine de sa remise en liberté en avril 1944.

Le temps des négociations

Habib Bourguiba et Salah Ben Youssef menèrent des négociations avec le gouvernement français, mais leur échec provoqua en janvier 1952 le début de la révolution armée et un durcissement des positions de chaque camp.

Cette situation difficile fut apaisée par les réformes de Pierre Mendès-France un peu plus d'un mois après son accession au pouvoir en juin 1954. En effet, le 31 juillet 1954, il annonce unilatéralement la reconnaissance de l'autonomie interne de la Tunisie, et la formation d'un gouvernement intérimaire, auquel participèrent trois membres du Néo-Destour. Le traité de l'autonomie interne fut signé le 3 juin 1955 malgré l'opposition de Salah Ben Youssef pour qui ces accords constituaient un pas en arrière. En effet, contrairement à Bourguiba qui prône une indépendance obtenue pacifiquement, « à travers des étapes, avec l'aide de la France et sous son égide », Salah Ben Youssef soutient le panarabisme et souhaite l'indépendance totale et immédiate. Le différend entre les deux leaders du Neo-Destour finit par être tranché en faveur de Bourguiba quelques mois plus tard, évitant ainsi au pays le bain de sang que promettait une guerre frontale avec la France.

Le 20 mars 1956, la France finit par concéder à la Tunisie l'indépendance totale (à l'exception du port stratégique de Bizerte) et moins d'un mois plus tard fut élue l'Assemblée Nationale Constituante, dont Habib Bourguiba fut le premier président.



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