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Psychanalyse


La psychanalyse est une discipline fondée par Sigmund Freud et qui recoupe trois niveaux de sens :

Le terme « psychanalyse » fait explicitement référence à l'analyse (chimique) selon le souhait de Freud qui voulait ainsi souligner l'analogie existant entre le chimiste décomposant un élément élaboré pour en retrouver la substance fondamentale et le travail du médecin qui se doit de découvrir à travers le symptôme les motions pulsionnelles sous-jacentes.

Dans un article de 1910 (Über « wilde » Psychoanalyse), Sigmund Freud critique le travail de certains médecins qui pratiquent la « psychanalyse sauvage » sans maîtriser totalement les notions de cette nouvelle discipline et ce, pour le plus grand danger de l'équilibre psychique des patients.

La formation du psychanalyste telle qu'elle est recommandée par les différentes Sociétés de psychanalyse repose généralement sur une analyse didactique (le futur psychanalyste suit lui-même une analyse) à laquelle succèdent habituellement deux psychanalyses contrôlées : tout en conduisant une cure analytique, le psychanalyste en cours de formation prend conseil auprès d'un analyste expérimenté.

Elle a eu notamment en France dans les années 1970 mais encore aujourd'hui une influence considérable, au point d'être présente dans les manuels scolaires et les magazines grand public. Cette situation est fortement critiquée par ceux qui réfutent sa validité. Comme Karl Popper, ils estiment que la psychanalyse n'est pas une science issue de la recherche médicale mais est de l'ordre de la croyance religieuse voire sectaire. Ils font remarquer que Jacques Lacan lui-même a admis que cette pratique n'est pas une thérapie

« Notre pratique est une escroquerie. Bluffer, faire ciller les gens, les éblouir avec des mots qui sont du chiqué, c'est quand même ce qu'on appelle d'habitude du chiqué… Du point de vue éthique, c'est intenable, notre profession... Il s'agit de savoir si Freud est oui ou non un événement historique. Je crois qu'il a raté son coup. C'est comme moi, dans très peu de temps, tout le monde s'en foutra de la psychanalyse. »(Intervention à l'université de Bruxelles le 26 Février 1977, publiée dans le n° 2 de la revue Quarto en 1981)

Cette citation « choisie » doit être mise en perspective, venant d'un psychanalyste dont la vie et l'influence sur la psychanalyse contredisent entièrement cette déclaration.

Cette critique se porte sur les trois piliers de la psychanalyse, en affirmant que :

A l'inverse, toutes ces critiques ne changent pas le fait qu'une démarche psychanalytique conduite par un individu responsable et sérieux peut être une aide réelle pour un sujet ordinaire (i.e. ne relevant pas de la psychiatrie) désirant s'améliorer, dans un cadre marchand et non professionnel (comme le coaching qui se développe actuellement).

Sommaire

Historique de la psychanalyse

L'événement fondateur de la psychanalyse est la participation de Freud aux travaux du neurologue Jean Martin Charcot sur l'hystérie (dysfonctionnement du corps sans origine physiologique), avec notamment l'utilisation de l'hypnose.

Freud lui même pratiqua l'hypnose un certain temps. Avec Breuer, ils delaissèrent la thèse de Janet d'une fragilité constitutionnelle pour s'attaquer à la réalité de l'hystérie : ainsi parurent en 1895 les Etudes sur l'hystérie. Bientôt Freud se démarquait de Breuer, restituant sa place au sexuel. L'hystérie provient d'un trauma sexuel. Cette approche permit bientôt de comprendre également la névrose obsessionnlle, ainsi que la phobie, également nommée hystérie d'angoisse.

Les premiers adeptes de la psychanalyses furent aussi les premiers à faire valoir leurs propres idées. Ainsi Carl Jung, Sandor Ferenczi, et bien d'autres. Sans cesse, mais plus particulièrement vers 1920, la théorie freudienne connait d'importants remaniements. Freud laissera ouverte de nombreuses questions, et différentes approches de la psychanalyse dureront, permettant un débat de valeur.

Concepts de la psychanalyse

La psychanalyse est une interprétation symbolique -qui restitue le sens- de certains comportements humains. Certaines actions sont perçues comme "involontaires", et pourtant ne sont pas des réflexes dont certains proviennent bien d'un ordre du cerveau : ce sont par exemple les lapsus, les actes manqués, ou les symptômes sans cause physique (hystérie, à distinguer des maladies psychosomatiques). Ces apparentes erreurs , ces symptômes, actes manqués, sont des actes réussis, des satisfactions de désir. Ainsi le réve , qui permet au dormeur de se voir réalisant ses souhaits : tout ce qui est fait à un sens.

La psychanalyse modélise l'appareil psychique par des "topiques", qui indiquent des "lieux", non pas au sens propre, mais des parties de l'esprit où prennent place quelquechose. Les concepts métapsychologiques sont bien evidemment nombreux.

Dès 1895 Freud considère une première topique : celle qui distingue le conscient, le préconscient (autrement dit, la mémoire accessible) et l'inconscient, comprenant notament les souvenirs refoulés, innaccessibles.

En 1920 aparait une deuxième topique : Freud distingue le Ca, pôle pulsionnel inconscient de la personnalité, le Moi et le Surmoi. Le Moi doit assurer une adaptation à la réalité, là où le Ca ne se préocupe pas des contraintes extérieures. Mais c'est aussi le Moi le responsable de nombreuses "défenses" pathologiques. Le Surmoi est intériorisation de l'interdit parental - Freud voyait l'émergence du Surmoi comme tardive, mais des psychanalystes comme Mélanie Klein ont pensé le Surmoi comme existant très précocement chez l'enfant. Le Surmoi se fait le pôle de l'auto-agression, l'auto-critique.

Mais le concept qui fait jouer tout cela , qui permet un certain jeu de l'esprit comme le comprendra Lacan, c'est la pulsion. La pulsion est de plusieurs sortes. Retenons qu'elle nait dans le Ca, pur désir sans integration à la personnalité et sans considération pratique, et qu'elle sera intégrée, remaniée, par le Moi. Sous la pression du Surmoi, le Moi refoulera eventuellement cette pulsion, la rendant inconsciente et névrotique. La pulsion est de plusieurs sortes : pulsion d'autoconservation -comme la faim-, pulsion sexuelle - pouvant être sublimée, ou pouvant passer de voir à être vu, etc..- et pulsion de mort, cette tendance à l'auto-anihilation que la première guerre mondiale révéla à Freud.

Qu'est-ce que la névrose ? C'est le refoulement de souvenir , et le refoulement de pulsions ainsi que les symptômes qui en découlent. Le Moi refoule des fantasmes, et la libido liée à ces fantasmes continuera d'agir ; par exemple en provoquant des troubles somatiques dans l'hystérie, ou une phobie dans le cas de l'hystérie d'angoisse, ou encore une obsession, dans la névrose obssessionnelle. Ces fantasmes protègent d'une angoisse de castration - valable pour les deux sexes - qui s'enracine dans le célèbre - et si répandu - complexe d'Oedipe. Très sommairement, l'enfant désire le parent de sexe opposé et jalouse le parent de même sexe, n'osant pas passer à l'action.

Psychanalystes célèbres

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Confession voilée

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