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Parler de psychologie en relation avec le jeu d'échecs recouvre de nombreux aspects très différents. Parle-t-on du calcul et de la mémoire, des processus de prise de décision ou des tentatives de mettre son adversaire dans une situation désagréable?
Jouer aux échecs est une activité qui fait appel à la mémoire et au calcul. C'est à ces aspects-là qu'Alfred Binet, un disciple de Charcot, s'est intéressé dans son ouvrage publié en 1894 chez Hachette, la Psychologie des grands calculateurs et joueurs d'échecs .
"Réflexion et Choix aux échecs" par Adriaan de Groot, maître international du jeu d'échecs et professeur de psychologie, un mémoire de doctorat publié en hollandais en 1946, est l'ouvrage qui approfondit et discute les travaux de Binet. Il compare la facon de penser de différents types de joueurs, des Grands Maîtres et des joueurs plus faible et fait notamment remarquer que les joueurs plus forts ne calculent pas forcément plus mais mieux.
Dans « Penser comme un grand-maître » (1971), Kotov essaye d'expliquer au joueur quelles questions il
devrait se poser avant de jouer un coup. Malgré tout l'intéret du livre, on peut douter que Kotov ait lui-même pensé de cette
manière aussi systématique.
Cependant, une partie d'échecs n'est pas pur calcul, sauf pour les ordinateurs. Même une partie par correspondance contient des éléments de lutte psychologique. Bobby Fischer affirmait:"je ne crois pas à la psychologie, je ne crois qu'aux bons coups". Mais une partie d'échecs se gagne aussi grâce à un sens de l'à-propos; rechercher les points faibles d'un adversaire en analysant son style, chercher à le surprendre, lui poser des problêmes qu'il aura du mal à résoudre sont des aspects dont il faut tenir compte, à côté de la pure stratégie et de la tactique.
Voir aussi : - stratégie échiquéenne,
tactique échiquéenne


