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Le putsch d'Alger, également appelé putsch des généraux, est un coup d'État fomenté le 23 avril 1961 par une partie des militaires professionnels de l'armée française en Algérie, conduit par quatre généraux (Raoul Salan, Maurice Challe, Edmond Jouhaud et André Zeller), lorsqu'ils apprirent que le gouvernement négociait en secret l'indépendance de l'Algérie avec le FLN.
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En 1961, un référendum organisé en métropole donne la majorité en faveur de l'autodétermination de l'Algérie. Des négociations secrètes ont été ouvertes entre le gouvernement français et le Gouvernement provisoire de la république algérienne (GPRA) lié au Front de libération nationale. L'armée, qui avait mené, sous la direction de plusieurs gouvernements, sept années de durs combats contre les rebelles et subi de nombreuses pertes, se sentit trahie par le pouvoir parisien et par le général de Gaulle, et s'opposa aux projets d'indépendance de l'Algérie.
Le 21 avril, les généraux Salan, Zeller, Challe et Jouhaud,
secondés par les colonels Argoud, Ortiz, Gardes, Susini, prennent le contrôle d'Alger.
Challe y critique alors la « trahison et les mensonges » du gouvernement envers les Algériens qui lui ont fait
confiance, et annonce que :
« le commandement réserve ses droits pour étendre son action à la métropole et reconstituer un ordre constitutionnel et
républicain gravement compromis par un gouvernement dont l'illégalité éclate aux yeux de la nation ».
De Gaulle prononce alors un discours le surlendemain, et appelle les Français à refuser la tentation du coup
d'État :
« Un pouvoir insurrectionnel s'est établi en Algérie par un pronunciamento militaire. (...) Ce pouvoir a une
apparence : un quarteron de généraux en retraite. Il a une réalité : un groupe d'officiers, partisans, ambitieux et
fanatiques ».
Le 24, Michel Debré appelle la population à se rendre sur les
aéroports « à pied, à cheval et en voiture » pour repousser les putschistes ; la panique du gouvernement
gaulliste lui fait organiser des distributions d'armes aux civils.
Progressivement, les troupes ayant suivi les généraux se rendent, et surtout il se révèle que les appelés du contingent ne suivent pas les militaires professionnels. Un tribunal militaire condamne Challe et Zeller à 15 ans de réclusion. Ils sont amnistiés et réintégrés dans leurs dignités militaires 5 ans plus tard. Salan et Jouhaud s'enfuient, avant d'être condamnés le premier à la prison à perpétuité et le second, qui était pied-noir, à la peine de mort.


