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La quinine, de formule chimique C20H24N2O2, est un alcaloïde naturel ayant des propriétés antipyrétique, antimalariale et analgésique. Elle était utilisée pour la prévention du paludisme avant d'être supplantée par ses dérivés, quinacrine, chloroquine, et primaquine. La quinine peut toujours être utilisée pour traiter la malaria résistante, et traiter les crampes
nocturnes des jambes. Elle a aussi été utilisée dans un essai pour traiter des personnes infectées par les prions, mais le succès a été limité.
Elle a été découverte au Pérou. La poudre de quina était connue, et ce dès le XVIIIe siècle, pour guérir la fièvre tierce. Des jésuites rapportèrent son usage par les Incas pour soulager la malaria. Ce n’est qu’en 1820 que la substance active fut isolée, sa structure elle ne fut décrite qu’un siècle plus tard. La quinine inhibe la protéase qui dégrade les acides aminés de l’hémoglobine pour former la paroi des mérozoïtes. Elle inhibe aussi la polymérisation de l’hème de l’hémoglobine et donc empêche la reproduction des plasmodiums. Elle inhibe la voie des schizontes et est antipyrétique.
Cependant : elle est toxique pour le système nerveux, on a donc cherché à synthétiser des analogues n’ayant pas ce défaut :
L'utilisation de la quinine en dose excessive peut provoquer le cinchonisme, des problèmes pour le fœtus notamment la surdité et même la mort.
La quinine est un composant aromatique de l'eau tonique. Suivant la tradition le goût aigre de la quinine utilisée contre le paludisme incita les coloniaux britanniques en Inde à la mélanger avec du gin, créant ainsi le cocktail Gin tonique.
Cependant, le gin tonique actuel est très différent de la boisson de cette époque, notamment parce que la dose de quinine employée n'est désormais qu'environ le quart de ce qu'elle était. Aux États-Unis, la dose maximale autorisée est de 83 ppm.


