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Quintus de Smyrne

Quintus de Smyrne (en grec ancien Κόϊντος Σμυρναῖος Koïntos Smurnaios, en latin Quintus Smyrnæus), écrivain grec du IIIe ou IVe siècle.

Sommaire

Biographie

Nous connaissons très peu de choses de sa vie. Son nom ne nous est connu que par les grammairiens byzantins Eustathe de Thessalonique et Jean Tzétzès, ainsi que par les scholiastes d'Homère, qui l'appellent Κόϊντος Koïntos ou Κόϊντος ὁ Ποιητής Koïntos ho Poiêtês, c'est-à-dire « Quintus le poète ». Le surnom de Calaber (le Calabrais) vient seulement de ce que le poème a été retrouvé en Calabre, dans la ville d'Otrante.

Il prétend être originaire de Smyrne, une ville d'Asie mineure (actuelle Izmir en Turquie) qui est l'une des prétendantes au titre de lieu de naissance d'Homère. Il décrit également dans son œuvre (XII, 306–313) comment il commence à écrire alors qu'il fait paître ses moutons dans les montagnes (les contreforts du Sipyle), « à l'âge où ses joues se couvrent de duvet ».

Néanmoins, les deux indications paraissent douteuses : dans le premier cas, il s'agit de se mettre sous le patronage d'Homère, tandis que le second paraît directement copié du prologue de la Théogonie d'Hésiode.

Œuvre

Il est l'auteur d'un poème en 14 chants intitulé, selon une scholie de L'Iliade, Τὰ μετὰ τὸν Ὅμηρον Ta meta ton Homêron ou Τὰ μεθ᾽ Ὅμηρον Ta meth' Homêron, c'est-à-dire La Suite d'Homère. Il s'agit de reprendre L'Iliade là où l'aède l'a laissée, après la mort d'Hector, et de poursuivre le récit jusqu'au sac de la ville. Ainsi, l'œuvre ne commence pas par le traditionnel prologue, mais entre tout de suite dans le cœur du sujet :

« Depuis qu'Hector pareil aux dieux est tombé sous les coups du Péléide, que le bûcher a dévoré son corps et la terre recouvert ses os, les Troyens se cantonnent dans la ville de Priam... »

Quintus entend pallier non seulement la lacune d'Homère, mais aussi la perte des épopées du Cycle qui traitaient du même sujet (L'Éthiopide d'Arctinos de Milet, La Petite Iliade de Leschès de Pyrrha et Le Sac de Troie), connus uniquement par les résumés en prose du pseudo-Apollodore et de Proclos.

Le poème est dénué de toute originalité : Quintus se contente de réécrire des morceaux déjà existants, puisant dans différentes sources — Cycle, Homère (jeux funéraires d'Achille copiés sur ceux de Patrocle au chant XXIII de L'Iliade), Hésiode et même les poètes latins comme Virgile (L'Énéide) ou Ovide (Les Métamorphoses). Suzanne Saïd le qualifie même de centon.

Composition

Bibliographie




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