| Liste Articles: [0-A] [A-C] [C-F] [F-J] [J-M] [M-P] [P-S] [S-Z] | Liste Catégories | Une page au hasard | Pages liées | ||||||
rad est aussi le symbole du radian, unité de
mesure d'angle plan.
Le rad (symbole rad) est une ancienne unité d'énergie massique ou de dose de radiation absorbée. On a 1 rad = 10-2 Gy.
RAD (Rapid Application Development), en français Développement accéléré d'application (DAA), est aussi une méthode de conduite de projet permettant de développer rapidement des applications de qualité. Les fondements méthodologiques du DAA peuvent être exprimés à travers dix principes :
Même si l’on veut aller vite, il est nécessaire de déterminer ce que l’on attend du futur système avant de commencer à le construire. Cela permet gagner du temps en évitant les retours en arrière. L’originalité du DAA est de confier la responsabilité et la description de ces attentes aux utilisateurs.
Le DAA reconnaît que les besoins ne sont pas donnés, qu’il ne suffit pas de les recueillir ou d’observer un fonctionnement existant. Les exprimer requiert un travail de distanciation et d’imagination de la part des utilisateurs. La méthode les aide, sans leur demander un apprentissage spécifique. Le DAA permet par ailleurs de gérer la diversité des points de vue, car les besoins exprimés peuvent être multiples et contradictoires.
II est souvent difficile, voire périlleux, d’arrêter l’expression des besoins au terme d’un délai réduit. Le DAA permet d’affiner progressivement les besoins, par une organisation adéquate, suffisamment souple pour prendre en compte des modifications. La méthode prévoit des garde-fous pour éviter le « syndrome de Pénélope » : défaire la nuit ce qui a été fait le jour...
Le DAA propose un renversement dans la définition du périmètre de l’application. Classiquement, le recensement des fonctions du futur système permet de déterminer la charge de réalisation. Le DAA offre une perspective inverse : on limite volontairement la durée du développement et on ajuste le contenu de l’application. Cela conduit les utilisateurs à faire des choix. Ils se centrent sur les fonctions essentielles. D’autres, jugées secondaires, sont réduites, abandonnées ou différées.
Sans décision, l’avancement du projet est fictif. L’expérience montre que les décisions se prennent difficilement dans les projets qui mettent en jeu de nombreux utilisateurs. Ceci pénalise la durée de projet. C’est pourquoi le DAA organise le projet de façon à y intégrer les décideurs. Les modalités de conception et de développement sont adaptées à des décisions rapides.
Pour aller vite, il faut pouvoir partager le travail. Le découpage du domaine se base en grande partie sur la structure de décision de l’entreprise. Chaque élément du domaine relève d’un décideur pertinent qui participe au projet.
Le DAA ne mise pas sur l’invention d’une technique « miracle ». La réussite réside dans l’assemblage de différentes techniques utilisées de façon judicieuse. Le DAA s’appuie sur quatre techniques spécifiques :
Le travail en session participative est un mode de travail collectif, intense et limité dans le temps. Il réunit utilisateurs et informaticiens. Cela permet aux utilisateurs de faire une coupure dans leur activité opérationnelle, pour prendre des décisions à moyen terme. Par ailleurs, cela favorise la constitution d’une équipe et accompagne la recherche de consensus.
Si l’on veut aller vite, tout en conservant le principe du travail en groupe, il est nécessaire d’organiser rigoureusement les travaux préparatoires aux sessions. Toute réunion doit être préparée. La charge de préparation est répartie entre différents acteurs. Cela permet d’engager chaque participant et d’alléger le poids du travail en groupe.
Les outils allègent le travail. L’outil de prototypage s’accompagne en général d’une aide à la conception et d’un référentiel, facilitant la documentation et la réutilisation.


